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Exécution de 11 prisonniers, dont deux femmes le 18 mai en Iran

Exécution de 11 prisonniers, dont deux femmes le 18 mai en Iran

Le samedi 18 mai, les bourreaux d’Ali Khamenei ont pendu onze prisonniers, dont deux femmes. Dans sa crainte d’un soulèvement et de son renversement, Khamenei repousse toutes les limites de la sauvagerie et de la cruauté.

Fatemeh Abdollahi, a été exécutée à la prison de Nichapour et Parvine Moussavi, à la prison d’Oroumieh. Cela porte à six le nombre de femmes exécutées ces 18 derniers jours.

Le 16 mai, les détenues de la prison centrale d’Oroumieh ont protesté et se sont heurtées aux gardiens de prison pour empêcher le transfert de Parvine Moussavi à l’isolement en vue de son exécution.

Ce 18 mai, cinq autres prisonniers – Youssef Saïdi, Ramine Lavandpour, Parviz Ghassemi, Mansour Nasseri et un prisonnier nommé Jebeli ont été pendus à Oroumieh ; Asghar Hajizadeh, Kaveh Bashangar et un autre prisonnier ont été pendus à la prison de Salmas ; et Ramine Saadat, 20 ans, qui avait moins de 18 ans au moment des faits, a été exécuté à Miandoab.

Le 16 mai, un prisonnier nommé Nasser a été exécuté à Tabriz et le 15 mai, Jafar Aslani à Qazvine.

Le 17 mai, le média officiel « Aparat – Harf-e No » a cité le « directeur du groupe de sociologie de l’association iranienne de sociologie « , déclarant qu’en Iran, « le taux d’exécution est dix fois supérieur à celui du régime d’apartheid en Afrique du Sud. Des années 1950 à la dernière décennie du XXe siècle, 46 années d’apartheid (…) ont donné lieu à 2 500 exécutions. En quelques années, nous en avons eu 25 000, soit dix fois plus. »

Ignorer la vague d’exécutions et continuer à commercer et négocier avec le régime iranien, c’est bafouer les valeurs démocratiques et les droits humains. La Résistance iranienne appelle une fois de plus le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, son Haut-Commissaire, son Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’homme en Iran, ainsi que l’Union européenne et ses États membres, à prendre des mesures pour sauver les condamnés à mort, en particulier les prisonniers politiques et les femmes. La poursuite des relations politiques et économiques avec ce régime doit être subordonnée à l’arrêt des exécutions et des assassinats, et les dirigeants du régime doivent être traduits en justice.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 18 mai 2024