mercredi, février 8, 2023
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Achraf: Des réalités choquantes et honteuses, sur la prétendue préparation du camp Liberty, pour 5500 personnes selon les normes humanitaires internationales

Dans le communiqué de presse de la MANUI du 31 janvier à Bagdad annonçant la préparation du camp Liberty pour accueillir 5500 personnes conformément aux normes humanitaires internationales il était prétendu que : «L’ONU certifie que le nouveau camp pour les exilés iraniens répond aux normes internationales » (Centre d’information de l’ONU).
Ces affirmations sont absolument incorrectes et cela ne sert qu’à contourner les obligations du gouvernement irakien aux normes humanitaire et des droits de l’homme et de justifier les intentions néfastes de la dictature religieuse en Iran pour anéantir sa principale force d’opposition.

1-Le protocole d’accord signé entre le 25 décembre 2011 par M. Martin Kobler, Représentant spécial de Secrétaire général des Nations Unies pour l’Iraq et le Gouvernement irakien a clairement précisé: «le gouvernement irakien s’assure que «les lieux de transit vont répondre aux normes humanitaire ainsi que celles des droits de l’homme », or personne n’a à ce jour certifié ces normes à propos du camp Liberty.
Dans la communiqué de 31 janvier de l’UNAMI, qui prétend que le camp est approuvé conformément au Protocol d’accord, les normes « des droits de l’homme » sont totalement oublié et le rapport technique n’est qu’un évaluation qui précise simplement s’il y a suffisamment de robinets, des toilettes et des douches dans le camp ou pas? Dans ce rapport il est d’ailleurs précisé que même ces moyens ne fonctionnent pas dans 6 ou 7 section du camp Liberty et il y a même des doutes sur le fonctionnement de tous ces moyen dans la section dite prête.

2- Alors que les résidents d’Achraf et leurs représentants ont constamment demandé à M. Kobler de garantir les assurances minimales dans la cadre des normes humanitaires et des droits de l’homme, ironiquement, un «expert de l’abri» a été employée pour évaluer techniquement le camp Liberty sur des questions comme le nombre des robinets, douches et toilettes afin d’approuver le camp seulement pour ces moyens.
Le 26 janvier, le HCR a écrit aux avocats des résidents d’Achraf :« Le HCR, pour sa part, a envoyé un expert des abris afin de donner des conseils au gouvernement irakien … « .

3-Ensuite le 30 Janvier, nous prenons soudainement connaissance d’une « évaluation technique » pour un « lieu de transit temporaire», signé par Mme Claire Bourgeois, la représentante du HCR. Le lendemain, M. Kobler annonce que Camp Liberty est prêt pour accueillir 5500 personnes selon les normes humanitaires internationales et ajoute: « Je suis reconnaissant au HCR et l’équipe des droits de l’homme pour leur expertise »
Il semble que la mission de « l’expert des abris » recruté par le HCR n’était pas de fournir des consultations au gouvernement irakien, mais de préparer un rapport pour M. Kobler et c’est pourquoi avant d’être publié, son rapport a été remis à Monsieur Kobler pour corrections. Tandis que c’est un rapport purement technique et professionnel.

4-Mais il y a des points à remarquer dans cette « évaluation technique »:
– Il n’y a pas d’eau potable au camp Liberty; l’eau, en bouteille doit être achetée par les résidents. L’eau pour le lavage et le sanitaire devrait être fournie par les résidents eux-mêmes.
– Le Camp Liberty possède aussi un dispensaire qui peut accueillir des personnels et des matériels. (Ce qui signifie seulement des bungalows, dépourvu de personnel et de matériel qui pourrait être transformé en un dispensaire!)
– Les Infrastructures pour les personnes handicapées, y compris les pentes, les escaliers et les installations sanitaires n’existent pas et doivent être construits par les habitants!
– La salle à manger est disponible avec des sièges pour plus de 700 personnes (et non 5500 personnes)
– Il est prévu que l’équipement pour le dispensaire seront apportés par les résidents (en un mot cela signifie tout simplement que l’on va répéter l’expérience d’Achraf où les résidents ont  placé leurs propre équipements médicaux à la disposition des forces irakiennes qui ont transformé le soit disant hôpital « Nouvel Irak » à un centre de torture dans lequel 12 personnes sont décédées en raison des restrictions médicales).
– Selon l’évaluation finale, le 28 Janvier, le camp Liberty était prêt à  héberger immédiatement seulement 800 personnes.
– Le camp a été divisé en sept sections, dont six ne sont pas encore prête. L’évaluation est plutôt basée sur l’existence des infrastructures (réservoirs d’eau, évacuation des vendages, générateurs d’électricités, etc.) et non sur leur fonctionnement.
– l’évaluation technique n’a pas abordé le bon fonctionnement de l’équipement de cuisine, le nombre et la capacité des évacuations des vidanges et les réservoirs d’eau et les générateurs d’électricités.
A propos de fonctionnement des climatiseurs et des chauffages il est indiqué:
Cependant, dans la seule unité qui procède des climatiseurs et des chauffages on ne peut pas forcement conclure qu’ils sont en état de fonctionnement.
– 117 mille mètres carrés d’espace ouvert mentionné dans le communiqué de presse de la MANUI « offrant de nombreuses possibilités pour l’exercice et de loisirs » n’est rien d’autre qu’un terrain désert les résidents doivent eux-mêmes transformer un jour en piste du sport ou parc de loisirs. En réalité il n’existe aucun lieu de loisir ou d’éducation  dans le camp.
Il est bon de noter que que selon le comte rendu de l’évaluation technique, le travail d’évaluation s’est effectué avec l’aide et l’accompagnement d’officier irakiens qui ont participé au massacres du juillet 2009 et d’avril 2011 et qui ont joué durant ces trois dernières années les rôles majeurs dans le blocus contre les habitants d’Achraf.

5 – L’évaluation technique de la zone approuvée concerne un camp de réfugiés normal, dont les habitants ont la liberté de mouvement pour aller à l’extérieur du camp et l’utilisation des services publics civils tels que les parcs, les stades de sport, les lieux de culte, les cinémas et les bibliothèques publiques. Cette évaluation ne peut être valable pour les résidents d’Achraf, qui – selon les déclarations de M. Kobler – n’auront pas la liberté d’aller en dehors du camp et toutes leurs activités vitales seront limitées au territoire limité de ce camp.

6 – Il est maintenant clair, pourquoi la demande des résidents d’Achraf pour la visite de  ce camp Liberty, par quelques uns, a été refusée.

7 – Les hauts murs en béton élevés autour du camp, équipées de caméras cachées et d’autres visibles, et les deux postes de police, ajouté par des postes d’observation de police à l’intérieur du camp, ne laissent rien à envier d’une  prison.

8 – Personne n’est autorisé à quitter le camp Liberty et l’accès des résidents à l’emplacement même du HCR et des observateurs de l’ONU, près du camp n’est pas possible. Si quelqu’un veut aller à l’emplacement du HCR ou les observateurs de l’ONU en dehors du camp, il est obligé de circuler dans des véhicules militaires irakiens, surveillé par des hommes en armes.

9 – La signature des contrats avec des entreprises et des entrepreneurs pour les nécessités quotidiennes du camp, y compris l’eau potable inexistant dans le camp, n’est autorisée que si les entreprises et les entrepreneurs ne figurent pas sur la liste noire du gouvernement irakien. Le transport des ordures en dehors du camp doivent être effectués par ces entrepreneurs. Les résidents sont responsables du rejet d’eaux usées et des véhicules spéciaux doivent être fournis par eux et à leurs frais, mais les pilotes doivent être de la police irakienne.

10. Le gouvernement irakien va enregistrer les adresses des habitants selon les noms des rues en gravier et de la numérotation des bungalows et chambres, comme dans les sections et les cellules d’une prison.  Toutes visites de l’ONU ou des ambassades doivent être signalées à l’avance au gouvernement irakien.

11. Le déplacement du premier groupe d’habitant d’Achraf vers Liberty, dont l’ambassade du régime iranien et la Force terroriste Qods connaissent en détails toutes les modalités, se fera par des bus irakiens. Les agents du régime ont planifié de lapider les résidents lors du passage des bus au carrefour Qossayrin. Ceci est le scénario similaire réalisé à Achraf même en octobre, novembre et décembre de l’année 2010 et en janvier 2011.

12. Un autre problème non résolu dans ce transfert des résidents d’Achraf à Liberty concerne la sécurité et le sort des 200 résidents handicapés et des blessés, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) possède les noms. Le représentant de l’OMS a rencontré un certain nombre de ces patients sur leurs lits et les fauteuils roulants le 19 janvier. Alors que les séances d’information présenté au Conseil de sécurité de l’ONU ont souligné que pour transférer les résidents d’Achraf, le gouvernement irakien a besoin de plus de temps pour devoir améliorer les normes humanitaires de Liberty de manière acceptable, et que  l’OMS et le HCR doivent donner leurs approbations, ces organismes n’ont pourtant pas encore annoncé une telle approbation.
   
Les faits honteux mentionnés ci-dessus soulèvent deux questions fondamentales auxquelles la MANUI et le Représentant spécial Martin Kobler doivent fournir des réponses claires pour:

Premièrement – Quel est le statut légal des résidents d’Achraf et de ceux qui vont à Liberty, de quelles lois et règlements dépendent-ils? Sont-ils des demandeurs d’asile ou des prisonniers? et comme l’ambassadeur des mollahs a rapporté – citant M. Kobler – sont-ils considérés comme des «terroristes» et, selon M. Maliki sont-ils dépourvu de toute désignation légale?

Deuxièmement – les résidents d’Achraf ont-ils réellement le droit de choisir et de se déplacer volontairement ? Ou comme leur a bien signifié M. Kobler, lors de sa rencontre avec les représentants d’Achraf, le 28 janvier ; s’ils ne se déplacent pas vers le camp Liberty dans les conditions évoquées, ils devraient s’attendre à de nouvelles attaques… 

Avec sa vive protestation, la  Résistance iranienne attire l’attention du Secrétaire général de l’ONU, le Haut Commissaire pour les réfugiés, la Haute Commissaire pour les droits de l’homme, la Secrétaire d’Etat américaine et la Haute Représentante de l’UE sur le scénario dangereuse qui se joue avec l’annonce faite sur la conformité du camp Liberty pour accueillir 5500 personnes. La Résistance iranienne exhorte en particulier le Haut Commissaire António Guterres à intervenir d’urgence et du moins, réaffirmer le statut de réfugié des patients, des handicapés et des blessés d’Achraf dans le plus bref délai.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 2 février 2012