Sans aucun rapport avec la souveraineté irakienne, la décision de fermer Achraf et de réprimer l’opposition iranienne a été dictée au pouvoir irakien par le régime des mollahs
CNRI – La conférence contre le terrorisme du financier central du terrorisme à Téhéran, est une mise en scène grotesque en pleine condamnations et sanctions internationales pour se laver les mains tachées de sang du massacre des habitants d’Achraf avec l’aide de leurs agents en Irak.
Samedi 25 juin, une semaine après le plus grand rassemblement jamais organisé de l’opposition iranienne près de Paris le 18 juin, la dictature religieuse et terroriste au pouvoir en Iran, poussée par la peur, réagit de manière ridicule avec une soi-disant conférence contre le terrorisme à Téhéran. Cette conférence a été boycottée par les pays arabes, aucun dirigeant ou responsable arabe n’y ayant participé.
Khamenei et Ahmadinejad, chefs de la banque centrale du terrorisme international, ont répondu au plan du Parlement européen et au soutien aux droits et à la protection des habitants d’Achraf par les parlementaires de 41 pays du monde, notamment les majorités de 30 parlements. Ils ont accusé les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et les gouvernements occidentaux de soutenir l’OMPI et le soulèvement populaire contre la dictature. Ils ont annoncé de façon grotesque et pathétique qu’ils étaient prêts à lutter contre le terrorisme aux côtés des autres gouvernements.
Redoutant vivement que les soulèvements en Libye et surtout en Syrie ne débordent en Iran, Ahmadinejad a déclaré : « Je regrette d’annoncer que les individus et les groupes à l’origine de ces événements (les soulèvements) sont clairement soutenus par des gouvernements européens et des politiciens américains. »
C’est dans cette mise en scène, que le président irakien Talebani a lancé pour plaire à Khamenei et Ahmadinejad : « Nous avons décidé que le camp d’Achraf sera fermé à la fin de l’année en cours (…) un comité tripartite avec l’Irak, la République islamique d’Iran et la Croix-Rouge a été formé pour trouver les moyens d’action nécessaires dans ce domaine et nous sommes déterminés à empêcher toute sorte de violation contre nos voisins. » Il a émis le vœu qu’avec l’annonce d’amnistie faite par le régime, les Achrafiens pourraient retourner en Iran.
Ghassem Soleimani, commandant de la force terroriste Qods, qui recevait Talebani, a été inscrit le 24 juin sur la liste des sanctions de l’Union européenne pour sa participation au massacre de la population en Syrie, avec le commandant des pasdaran et le commandant du renseignement des pasdarans. Des compagnies aériennes et maritimes du régime iranien ont aussi été visées par les sanctions américaines pour avoir transporté des armes et des explosifs vers divers pays de la région.
Cette conférence se déroule alors que d’un côté le peuple irakien et le peuple syrien dans leur soulèvement brûlent les portraits d’Ahmadinejad et de Khamenei avec ceux de Maliki et de Bachar al-Assad et demandent l’éviction du régime des mollahs de leurs pays respectifs. D’un autre côté, les opérations terroristes et criminelles du régime iranien et de la force terroriste Qods en Irak ont pris de nouvelles dimensions, que le secrétaire américain à la Défense et le porte-parole de l’armée américaine en Irak ont pointées du doigt.
Comme l’a dit Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, la semaine dernière dans l’immense rassemblement d’Iraniens, les déclarations du 25 juin de Khamenei, d’Ahmadinejad et de Talebani contre les habitants d’Achraf, montrent clairement que « l’attaque contre Achraf n’a aucun rapport avec la souveraineté nationale irakienne. Cette tuerie a été planifiée dans le bureau de Khamenei pour défendre le régime du guide suprême. C’était une attaque contre le bastion de la liberté du peuple iranien. »
Les ultimatums dictés par le régime iranien pour fermer Achraf d’ici la fin de l’année 2011, sont des efforts vains pour échapper aux conséquences intérieures, régionales et internationales du crime contre l’humanité commis à Achraf le 8 avril et éclipser l’appel de la communauté internationale à ouvrir une enquête « complète, transparente et indépendante » à ce propos. Ce grand crime a entrainé la mort de 36 Achrafiens, en a blessés 345 et écrasé 22 habitants sans défense du camp sous des blindés. Le pouvoir irakien a interdit la visite d’Achraf par des délégations du Parlement européen et du Congrès américain pour dissimuler et couvrir ce crime.
La formation du comité commun avec le régime des mollahs et le CICR sur Achraf, dont Talebani a répété l’annonce, est comme le dit le communiqué 115 du 21 juin du secrétariat du CNRI « vigoureusement condamnable, inacceptable et un signe manifeste de la complicité avec la dictature au pouvoir en Iran pour tuer les membres de l’opposition et massacrer les habitants d’Achraf. La Croix-Rouge ne doit pas perdre sa crédibilité en participant à ce plan répressif qui transgresse les conventions et les lois internationales. »
« Toute autorisation d’ingérence accordée au régime des mollahs dans la question d’Achraf et de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran, dont jusqu’à présent 120.000 membres et sympathisants ont été exécutés par ce même régime, est une ligne rouge à ne par franchir tracée par le peuple iranien, sa résistance et particulièrement par les Achrafiens. Le gouvernement américain et l’ONU ont une responsabilité dans ce domaine et doivent empêcher l’immixtion du régime iranien dans ce dossier. »
La semaine dernière, Mme Radjavi a déclaré : « L’ONU doit assumer la protection d’Achraf et il faut installer des observateurs de l’ONU dans le camp. Nous demandons aux Etats-Unis et à l’Union européenne d’assurer uniquement la protection de ces observateurs. C’est la demande minimum et la plus nécessaire pour la protection des Achrafiens. Les Etats-Unis ont une responsabilité pour avoir transféré la protection d’Achraf à un gouvernement dont l’intention de réprimer les Achrafiens était déjà confirmée. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 juin 2011

