CNRI – Simultanément avec le soulèvement du peuple iranien pour la liberté, les résidents du camp d’Achraf, membres de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), dont la persévérance de sept ans a servi d'exemple au peuple iranien pour résister avec ténacité à la dictature religieuse au pouvoir en Iran, ont informé les responsables irakiens et américains que, comme d'autres exilés iraniens et volontaires, ils sont prêts à retourner dans leur patrie sous les conditions suivantes :
1. Dans une lettre officielle adressée à l'ONU, au Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et aux gouvernements américain et irakien, le régime iranien s’engage à ce que si les résidents d'Achraf, dont les noms figurent sur une liste à la disposition des autorités américaines et irakiennes, retournent en Iran, ils ne soient pas arrêtés, torturés, exécutés, ni soumis à des poursuites, et qu'ils jouissent de la liberté d'expression.
2. Le CICR et les Nations Unies doivent s'engager à suivre de près la mise en œuvre de l'engagement du régime à l'intérieur de l'Iran, et être accessibles à tous les volontaires qui retourneront en Iran d'Achraf par groupes successifs. Le second groupe et les suivants retourneront en Iran après un intervalle de temps suffisant pour tester le régime sur son engagement vis-à-vis du premier groupe.
3. Le gouvernement irakien doit immédiatement permettre aux avocats des résidents d'Achraf qui n'ont pas eu accès à leurs clients ces sept derniers mois d’aller les voir à Achraf. Le gouvernement doit donner des assurances écrites que les résidents d'Achraf peuvent vendre leurs biens immobiliers, et peuvent emmener leurs affaires personnelles avec eux.
4. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés doit reconnaître comme réfugiés ceux qui ne sont pas prêts à rentrer en Iran et prendre les dispositions pour leur transfert vers des pays tiers.
5. La lettre du régime iranien doit être vérifiée et approuvée par les quatre instances susmentionnées et adressée aux résidents d'Achraf.
Si le régime iranien acceptait ces conditions, les membres de l’OMPI et leurs sympathisants à travers le monde retourneraient en Iran sous la supervision et l'enregistrement de l’ONU et du CICR.
Toutefois, si le régime iranien n'accepte pas ces conditions et refuse de fournir une telle lettre, cela indiquera encore plus clairement que les précédentes promesses de ce régime de ne pas nuire aux résidents d'Achraf et aux autres membres et sympathisants de l’OMPI s'ils retournent en Iran ne sont que des stratagèmes politiques et de propagande équivalant à du chantage. Dans ce cas, le gouvernement irakien doit respecter et mettre en œuvre la résolution du 24 avril 2009 du Parlement européen.
Jusqu'à présent, le gouvernement irakien a insisté sur le fait que les résidents d'Achraf devaient quitter l'Irak et partir en Iran ou vers un autre pays tiers. La proposition de retour en Iran des volontaires neutralise complètement les pressions du régime iranien sur le gouvernement irakien à propos des résidents d'Achraf. Cela comporte implicitement que les résidents d'Achraf abandonnent l’idée que le gouvernement irakien reconnaisse leur statut juridique. Néanmoins, il n'existe pas de base pour leur déplacement à l'intérieur de l'Irak ni pour l’entrée de la police irakienne à Achraf.
J’appelle la communauté internationale, en particulier les États-Unis, à demander au gouvernement irakien de mettre en œuvre la résolution du Parlement européen et de mettre fin au blocus d’Achraf jusqu'à ce que le régime iranien accepte ces conditions. Autrement, les États-Unis doivent assumer la responsabilité de la protection des résidents d'Achraf. L'actuelle situation d'Achraf est le résultat de la guerre, des bombardements, et du désarmement de ses résidents par les forces américaines. Un accord a été signé entre tous les résidents d'Achraf et les forces américaines régissant leur statut jusqu’au règlement final. J’appelle les États-Unis à honorer cet accord.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 juillet 2009

