lundi, janvier 30, 2023
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: AchrafAchraf : Conférence transatlantique à la veille du conseil des ministres européens

Achraf : Conférence transatlantique à la veille du conseil des ministres européens

• Dénonciation des plans communs du régime iranien et du gouvernement irakien pour le déplacement et le massacre des Achrafiens
• Appel à l’UE pour empêcher une catastrophe humanitaire
• Un déplacement en Irak sans la protection officielle des forces américaines u des casques bleus de l’ONU, aboutira à un massacre et les Achrafiens n’ont d’autre choix que de résister
• Maryam Radjavi à l’UE : Vous avez les moyens d’une solution pacifique pour Achraf et d’empêcher une catastrophe. En cas contraire vous serez tenus pour responsables d’un nouveau bain de sang.

CNRI – Dans une conférence de presse le 30 novembre, des personnalités internationales ont abordé le programme du gouvernement irakien pour le camp d’Achraf et ses habitants et la nécessité d’une intervention internationale urgente pour empêcher une catastrophe. Elles ont mis en garde l’Union européenne. Cette conférence de presse s’est tenue à la veille d’un conseil des ministres européens pour examiner la question d’Achraf et les nouvelles sanctions contre le régime iranien.

 

La conférence sous la houlette de Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak a donné la parole à : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen, Howard Dean, président du parti démocrate américain (2005-2009), le général Hugh Shelton, chef de l’état-major des armées américaines (1997-2001), John Bruton, premier ministre irlandais (1994-19997)  et ambassadeur de l’UE aux Etats-Unis (2004-2009), Rita Sussmuth, ancienne présidente du Bundestag, Gunter Verheugen, commissaire européen (1999-2010), Patrick Kennedy, Congressman américain (1995-2011), Dirk Claes, sénateur belge et président du Comité belge parlementaire pour un Iran démocratique et José Bové, eurodéputé français.

La conférence a mis en garde contre une nouvelle catastrophe à Achraf du fait du gouvernement irakien qui, sous la pression du régime des mollahs, insiste sur la date butoir de la fin 2011 pour fermer Achraf et fait obstacle au début des travaux du HCR.

Le président de la conférence a déclaré :
« Il ne fait aucun doute que le déplacement des Achrafiens entre dans le cadre d’une politique dictée par l’Iran. Alors que le gouvernement irakien cherche à prétendre que les Achrafiens bénéficieront de sécurité et de protection dans les nouveaux emplacements où ils seront envoyés en Irak et tomberont sous le contrôle de l’Onu, il conspire en parallèle sous les directives de la Force Qods pour les massacrer.

« Selon ce plan, le gouvernement irakien va transférer et disperser les Achrafiens dans divers points, les assigner à résidence et sous blocus. Ils vont êtres séparés et divisés. Les femmes seront séparées des hommes et les jeunes des vieux pour exercer davantage de pressions et d’influence pour les faire retourner en Iran. Les conditions seront fournies pour livrer les autorités de l’OMPI et la direction du camp à l’Iran, ou bien pour que l’Irak arrange des circonstances permettant leur enlèvement par les gardiens de la révolution.

« Le plan préliminaire pour ce déplacement prévoit l’entrée massive à Achraf de soldats irakiens et d’agents de la police irakiennes avec les forces anti-terroristes du service du Premier ministre et des bataillons spéciaux sous commandement du Premier ministre Maliki, pour encercler les habitants et les diviser en sections, assurer le contrôle total du camp, arrêter les habitants et les transférer vers les lieux désignés à cet effet.

« Un de ces lieux est la prison Al-Mothanna à Bagdad. Le monde a été choqué par les crimes du gouvernement irakien dans cette prison qui ont été largement dénoncés en avril 2010 ; un lieu où les autorités irakiennes torturent les prisonniers par des chocs électriques, des viols et des tabassages violents. »

 La conférence a rendu hommage à la coopération et la flexibilité des Achrafiens et la direction du camp et pour le fait que malgré une présence de 25 années dans ce camp, ils sont prêts à abandonner leurs droits internationaux manifestes, dans le but de trouver une solution à cette crise. Elle a exprimé sa préoccupation quant au fait que jusqu’à présent ni les USA, ni l’ONU n’ont donné de garantie sur la sécurité des Achrafiens en cas de déplacement et qu’ils n’ont pas accepté de responsabilité dans ce domaine et s’appuient uniquement sur les promesses vides du gouvernement irakien.

Les résidents ont souligné avec droit qu’ils n’accepteraient de déplacement en Irak que si leur protection dans le nouvel emplacement est assurée par les forces américaines ou les casques bleus de l’ONU.  Ils soulignent avec logique qu’en l’absence de telles assurances, Achraf sera l’endroit le plus sûr tant qu’ils resteront en Irak.

Les participants à la conférence ont mis en avant que si l’Irak souhaite encore déplacer les habitants de force, il ne restera à ces derniers d’autres choix que de résister. Si quelqu’un veut qu’ils capitulent et veut prendre pour cible et leur vie et leur honneur politique, ce sera en vain.  Dans les conditions où ils ont fait preuve de toutes les flexibilités, c’est à nous désormais de soutenir leur résistance.

Mme Radjavi dans son intervention a déclaré :
Le gouvernement irakien cherche à faire passer le déplacement forcé pour un plan pacifique et à obtenir l’aval ou du moins la non opposition de la communauté internationale, notamment de l’UE. Mais la souveraineté nationale ne doit pas être utilisée pour couvrir des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre et la violation du principe de Responsabilité de Protéger. Sinon les camps de la mort d’Hitler et les crimes de l’ancien dictateur libyen et du dictateur syrien, seraient aussi interprétés comme leur droit à la souveraineté nationale. Se cacher derrière la « souveraineté nationale » pour justifier l’indifférence face aux crimes commis par le gouvernement irakien contre le camp d’Achraf est totalement inacceptable. 

Tout accord avec le gouvernement irakien concernant les Achrafiens, sans la présence de leurs représentants est inacceptable. Passer des accords en coulisse et imposer l’idée d’un déplacement vont contre les points avancés par le Secrétaire général de l’ONU dans le paragraphe 66 de son rapport du 7 juillet au Conseil de sécurité de l’ONU : tout arrangement doit être acceptable aux yeux du gouvernement irakien et des habitants du camp.

Abordant les sanctions de l’UE contre le projet d’armes atomiques du régime iranien, Mme Radjavi a déclaré :
Des sanctions sont nécessaires, mais elles ne peuvent à elles seules être une solution pour empêcher le régime iranien de se doter de l’arme atomique. La seule manière d’empêcher les mollahs de s’équiper de la bombe atomique et la seule manière d’assurer la paix et la sécurité internationales est un changement de régime et l’instauration d’un Iran démocratique et non nucléaire.  Le régime iranien veut bloquer la voie à un changement de régime par un massacre à Achraf et la destruction de son opposition légitime. 

Permettez-moi de résumer ici la solution offerte par la Résistance iranienne et ses demandes pour le camp d’Achraf, qui fait en réalité partie de la solution pour l’Iran aussi :

1- Tout déplacement forcé en Irak doit être écarté. Il faut annuler la date butoir illégale et répressive du 31 décembre 2011 afin que le HCR puisse effectuer son travail et que tous les Achrafiens puissent être transférer dans des pays tiers.
2 – Considérant l’opposition du gouvernement irakien à la confirmation du statut de réfugiés par le HCR des habitants d’Achraf, la seule façon d’ôter tout prétexte à un massacre des habitants sans défense c’est que le HCR détermine un statut de réfugié collectif. Cela lui donnera assez de temps pour examiner les demandes individuelles. 
3 – La sécurité des Achrafiens par les casques bleus de l’ONU et l’installation d’une équipe d’observateurs de l’ONU dans le camp doivent être garanties par le Conseil de sécurité jusqu’au transfert du dernier habitant dans un pays tiers.
4 – Que la communauté internationale et spécialement les Etats membres de l’Union européenne acceptent des Achrafiens, quel qu’en soit le nombre, spécialement les malades et les blessés, de manière urgente.
5 – Il faut imposer des sanctions générales, spécialement pétrolières, gazières et commerciales au régime iranien.
 
Maryam Radjavi s’est adressée aux dirigeants européens et à Catherine Ashton :
Vous avez le pouvoir et les moyens d’empêcher une catastrophe assurée. La baronne Ashton a les moyens de mener une solution pacifique pour Achraf. Je préviens que si une action immédiate n’est pas prise, les Etats-Unis et leurs dirigeants seront tenus pour responsables d’un nouveau bain de sang à Achraf. 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 novembre 2011

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe