vendredi, décembre 9, 2022
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Conférence internationale de Genève : Appel urgent au Secrétaire général de l’ONU, à la Haut commissaire aux droits de l’homme et aux USA

Suite à la reconnaissance par le HCR des droits des Achrafiens comme demandeurs d’asile, des observateurs de l’ONU doivent s’installer à Achraf jusqu’à leur réimplantation dans des pays tiers

Maryam Radjavi : l’installation d’observateurs de l’ONU, la reconnaissance du statut de réfugiés à tous les Achrafiens et contraindre l’Irak à annuler son ultimatum de la fin de l’année, sont trois mesures nécessaires pour la protection d’Achraf

CNRI – Dans une conférence internationale organisée à Genève le 22 septembre par le Comité suisse pour la défense d’Achraf, d’éminents dignitaires et personnalités d’Europe et des Etats-Unis ont exprimé leur inquiétude pour les habitants d’Achraf alors que l’ultimatum de fermer le camp en décembre 2011 approche. Les participants se sont dit préoccupés par les intentions malveillantes des régimes iranien et irakien et ont appelé le Secrétaire général de l’ONU, le HCR et le Haut commissariat aux droits de l’homme, ainsi que les USA à prendre des mesures immédiates pour empêcher la répétition de massacres à Achraf, ainsi qu’à contraindre le gouvernement irakien à annuler son ultimatum jusqu’au transfert de tous les habitants vers des pays tiers.

Cette conférence se tient après le communiqué du 13 septembre du HCR dans lequel il annonce que les Achrafiens sont des demandeurs d’asile et qu’ils ont droit, en vertu du droit international, à une protection et au bien-être. Le 21 septembre, dans une autre conférence à l’ONU des membres de premier plan du Parlement européens, des défenseurs des droits de l’homme et des ONG ont souligné qu’il fallait que des observateurs de l’ONU s’installent à Achraf pour garantir la protection des Achrafiens jusqu’à la fin du travail du HCR et le transfert de tous les habitants du camp vers des pays tiers.

La conférence a souligné que le régime iranien tentait de toutes ses forces à préparer le terrain à une nouvelle attaque d’Achraf. C’est pourquoi il est urgent de faire des efforts pour sauvegarder les habitants et empêcher une nouvelle crise humanitaire.

L’insensibilité des organisations internationales concernées, des Etats-Unis et de l’Europe vis-à-vis de cette crise, a permis au régime des mollahs et à ses affidés en Irak  de commettre leurs crimes ces deux dernières années. L’assaut de juillet 2009 et le massacre d’avril 2011 ont fait 47 morts et 1071 blessés.  Les participants à la conférence ont particulièrement critiqué les USA pour n’avoir pas tenu leur promesse de protection donnée à chaque Achrafien en échange de leurs armes. Les participants ont rappelé que les USA portent la pleine responsabilité en cas d’un autre massacre et bain de sang à Achraf.  Ils ont aussi appelé le président américain et la secrétaire d’Etat à retirer l’OMPI de la liste terroriste comme un premier pas pour garantir la sécurité des résidents d’Achraf.

Ont pris la parole à cette conférence Maryam Radjavi, Présidente élue de la résistance iranienne, Rudi Giuliani, ancien maire de New York et candidat à la présidentielle de 2008, Edward Rendell, ancien gouverneur de Pennsylvanie (2002 – 2011) et ancien président du parti démocrate (2000), Michael Mukasey, ancien ministre de la justice des Etats-Unis  (2007 – 2009), John Bruton, ancien premier ministre irlandais  (1997 – 2004) et chef de la commission de l’Union européenne aux USA (2004 – 2005), le général américain James Conway, commandant du corps des Marines (2006 – 2010), Louis Freeh directeur du FBI (1993 – 2001), Gunter Verheugen, commissaire européen (1999- 2009) et ancien vice-ministre allemand des Affaires étrangères, Mitchell Rice, chef de la stratégie du développement au Département d’Etat américain (2003 – 2005), et plusieurs parlementaires de pays d’Europe comme Jean-Charles Rielle, Eric Voruz, Eric Barthassat (Suisse), Giorgio Bornacin (Italie), Matthew Offord (Grande-Bretagne) et Rémy Pagani, membre du Conseil administratif de Genève. C’est Me Nils de Dardel, co-président du Comité suisse pour la défense d’Achraf, qui a ouvert la conférence et Eric Sottas, ancien secrétaire général de l’OMCT qui en était le modérateur.

Dans son discours, Mme Radjavi a déclaré que : Le régime des mollahs est plongé dans une quadruple crise : La société iranienne profondément mécontente et prête à exploser. Le printemps arabe et l’effondrement du front régional du régime, la faillite économique et les luttes croissantes entre les factions du régime. Malgré ces réalités et le soulèvement héroïque du peuple iranien, le régime est toujours au pouvoir pour deux raisons : son appareil de répression unique et le soutien intentionnel et sans équivoque des gouvernements occidentaux.

En taxant l’OMPI de terroriste et en tolérant les actions du régime iranien et de ses affidés, ces gouvernements participent activement à la répression du peuple iranien et agissent comme un facteur majeur contre un changement de régime en Iran.

Maryam Radjavi a ajouté : En ce qui concerne Achraf, ces conditions rendent les obligations de l’ONU encore plus sérieuses. D’autant plus qu’après la reconnaissance d’une partie des droits des habitants du camp par le HCR, le Secrétaire général et la Haut commissaire des droits de l’homme doivent prendre l’initiative de la protection des Achrafiens. Une mission qui recevra coup sûr le soutien de très nombreux pays et d’autres parties sur le plan international. Si les Etats-Unis, a-t-elle ajouté, refusent d’assurer la protection de l’équipe de l’ONU à Achraf, la Résistance iranienne est prête à assumer les frais de cette protection.

Mme Radjavi a énumérer trois mesures essentielles : 1- Le Secrétaire général, la MANUI et la Haut commissaire des droits de l’homme doivent installer des observateurs de l’ONU à Achraf, pour placer le camp sous la surveillance permanente de l’ONU. 2 –Le HCR doit reconnaître au plus le statut complet de réfugié à l’ensemble des Achrafiens. 3- Les USA doivent participer à assurer et garantir les droits et la protection stipulés dans le communiqué du 13 septembre du HCR et contraindre l’Irak à mettre de côté son ultimatum pour fermer le camp.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 22 septembre 2011

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