lundi, février 6, 2023
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Commémoration de la mort de Khomeiny : une vitrine de l’isolation du régime et de ses divisions

 Khamenei menace de mort les chefs du clan adverse

La commémoration de la mort de Khomeiny qui s’est déroulée aujourd’hui en Iran en présence du guide suprême des mollahs Ali Khamenei, a fait l’étalage de l’isolation du régime des mollahs, de ses divisions internes et de sa désintégration.

Cette cérémonie, supervisée personnellement par Khamenei, se voulait une démonstration de force du régime, mais a reflété le rejet général dont il fait l’objet.

Les pasdaran, la milice du Bassidj et d’autres organes officiels et de répression ont voulu attiser le climat de peur pour occulter les protestations prévues des 10 au 20 juin. Mais le nombre de participants était bien plus bas que prévu. Bien que le public fût composé de pasdarans et de Bassidji, plusieurs participants ont lancé des slogans contre Khamenei lors de son sermon du vendredi. Les forces de sécurité sont aussitôt intervenues avec violence et ont procédé à des arrestations.

Dans son sermon, auquel assistait aussi Rafsandjani, Khamenei a vivement menacé de fermeté et d’exécution les ténors de la faction rivale. Evoquant deux chefs de file musulmans de l’époque du Prophète Mohammad, Talha bin Ubaidullah et Zubayr ibn al-Awwam, il a déclaré que « Talha et Zubayr ne comptaient pas parmi les petits. Zubayr a eu une brillante carrière, comme peu de disciples de Mohammad en ont connue. Mais l’Imam Ali a mobilisé une armée à Médine avant d’aller à Koufa et à Bassora pour combattre Talha et Zubayr. Alors ce passé s’est évaporé et a pris fin. »

Khamenei a aussi implicitement évoqué Sadeq Ghotbzadeh, l’un des confidents de Khomeiny à Paris, en disant : « L’imam disait souvent que l’on doit porter un jugement sur les individus en fonction de leur situation présente, et non passée. Certaines personnes étaient dans le même avion que l’Imam à son retour en Iran. Ils ont ensuite été exécutés en Iran pour trahison. »

Incapable de cacher sa colère face à l’insurrection de l’Achoura (27 décembre) et sa crainte de la poursuite et du développement du soulèvement, Khamenei a accusé la faction rivale de garder le silence vis-à-vis de l’insurrection. « Il était très important, a-t-il dit, qu’ils réalisent ce fiasco pour l’Achoura. Et puis, certains ont soutenu ceux qui s’opposent à l’Imam et à sa voie, ou leur rendent hommage ou gardent le silence. Et en même temps, ils disent qu’ils sont les partisans de l’Imam. C’est impossible, inacceptable et le peuple l’a bien compris. »

Avant le discours de Khamenei, ses partisans et les Bassidji ont scandé des slogans contre la faction rivale et en faveur de Khamenei, empêchant le petit-fils de Khomeiny, Hassan, de prendre la parole.

Les forces répressives avaient coupé les communications téléphoniques autour de la tombe de Khomeiny et empêchaient les gens d’amener leurs téléphones portables ou des caméras dans le secteur.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 juin 2010