vendredi, décembre 2, 2022
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Attaques de Bruxelles: une prise de conscience pour l’Occident

Attaques de Bruxelles: une prise de conscience pour l'Occident

Le président du Comité des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a averti dans une tribune dans le Washington Times mercredi dernier, que les récents attentats terroristes à Bruxelles devaient servir de prise de conscience pour l’Occident et les pousser à adopter une stratégie efficace dans la lutte contre l’extrémisme islamique.

Ci-dessous le texte intégral de la tribune de Mohammad Mohadessine dans le Washington Times :

 

Les attaques de Bruxelles exigent une nouvelle stratégie

Les attaques impitoyables contre l’aéroport et la station de métro à Bruxelles, qui ont tué au moins 31 personnes et en ont blessé des centaines, constituent des crimes contre l’humanité à tous égards. Encore une fois, ils posent la question à laquelle la communauté internationale a déjà été confrontée après le 11 septembre 2001 : Comment répondre au terrorisme mené au nom de l’Islam ?

La bonne réponse serait effectivement mettre fin à la croissance de l’extrémisme islamique violent. La mauvaise réponse conduirait à toujours plus de menaces.

Dans mon livre de 1993, « Fondamentalisme islamique : la nouvelle menace mondiale« , j’affirme que, bien que les racines théoriques de ce phénomène diabolique remontent aux premières décennies de l’Islam, ce n’est qu’après l’instauration de la théocratie en Iran que le fondamentalisme islamique est devenu le menace mondiale qu’il est aujourd’hui. Alors que les différences entre les fondamentalistes chiites et sunnites sont minimes, ils ont un objectif majeur commun : la création d’un « gouvernement islamique » appliquant la « loi de la charia ».

J’ai également soutenu dans ce livre que seul l’islam démocratique posait un ultime défi aux interprétations fondamentalistes.

À l’époque, mon livre a été considéré comme une exagération rédigée par un adversaire du régime iranien. Après les attaques terroristes du 11 septembre, le monde a été directement témoin de la brutalité du fondamentalisme, mais les Etats-Unis ont néanmoins gaffé avant, ils ont fait une erreur stratégique majeure en envahissant l’Irak.

Comme de telles erreurs ont été commises, l’Iran a réussi à dominer l’Irak. Cette circonstance a été exploitée par Téhéran pour se projeter comme puissance croissante au Moyen-Orient. Parce que Téhéran est le cœur de l’intégrisme. Téhéran a jeté les bases de l’émergence et de la propagation de Daech en tant que contrepartie sunnite au fondamentalisme chiite de l’Iran.

Quinze ans après, l’Europe fait face à ce qui pourrait être son propre 11 septembre. Et Téhéran est une fois de plus prêt à saisir l’occasion, sans le poids de ses sanctions, avec les coffres déjà pleins de dizaines de milliards de dollars d’argent neuf.

La solution à l’intégrisme islamique n’est pas l’engagement avec son mécène en Iran ; c’est exactement le contraire. Et cela doit inclure un soutien sans faille à l’éviction du président syrien Bachar al-Assad en Syrie. Après tout, la brutalité de M. Assad et le sectarisme iranien sont les principaux contributeurs au paysage social qui a permis à Daech d’attirer plus de sunnites à son idéologie extrémiste. Retirez ces conditions, et l’idéologie et les tactiques de Daech s’effondreront rapidement.

L’année dernière, le président français François Hollande a déclaré que si les Etats-Unis n’avait pas fait marche arrière le 11 août 2013 dans la punition de M. Assad pour ses attaques chimiques, l’attaque terroriste Charlie Hebdo n’aurait probablement jamais eu lieu. Peut-être que les attaques du 13 novembre dernier à Paris ne seraient pas arrivé non plus. Et maintenant le sang d’innocents a coulé à Bruxelles.

M. Hollande était sur place. L’Occident (et notamment les Etats-Unis) devrait concentrer ses efforts sur l’éviction de M. Assad au lieu de regarder au mauvais endroit pour trouver de l’aide contre des menaces, comme celle de Daech. Les efforts de lutte contre Daech seront vains sans le renversement de M. Assad.

Le chef suprême du régime iranien Ali Khamenei, ses marionnettes irakiennes et Bachar al-Assad, ont créé un terrain fertile pour la propagation de Daech, en tuant selon certains rapports 470 000 personnes en Syrie et en marginalisant et en aliénant les sunnites en Irak.

Sous la surveillance de Washington, Bagdad et Damas sont devenus des champs de la mort pour la Force Qods iranien et ses milices criminelles. Sans une alternative viable, les sunnites ont été contraints de choisir entre ces criminels et Daech. Le remplacement Assad et de ses partisans iraniens par un gouvernement modéré et inclusif donnerait à la population sunnite une véritable alternative.

Il ne faut pas oublier que comme outil clef de M. Assad, les mollahs iraniens, affaiblis et plus vulnérables après les fausses élections législatives, ont dû concéder le cessez-le-feu en Syrie. Une approche ferme des Etats-Unis et de ses alliés européens peut renforcer le cessez-le-feu fragile en Syrie, en ouvrant ainsi la voie à suivre pour les négociations de Genève. Dans le cas contraire, le cessez-le-feu sera l’occasion pour Téhéran de provoquer un autre massacre d’innocents en Syrie.

Il n’y a pas de doute que le renvoi de M. Assad puisse marquer le début d’une stratégie qui pourrait finalement conduire à la paix pour tous les peuples de Syrie, d’Irak et d’Iran. Cela éliminerait également une menace sérieuse pour l’Europe.

Les Etats-Unis et l’Europe sont confrontés à une décision historique. Les victimes des attentats horribles de Bruxelles ne seront pas morts en vain si ces gouvernements choisissent de poursuivre une véritable solution aux crises syrienne et irakienne. Toute autre voie d’action sera jugé sévèrement par l’histoire.

• Mohammad Mohadessine est président du comité des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne.

 

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