Massacre à Achraf – N°33
Huit jours après le massacre et les exécutions collectives à Achraf, la Résistance iranienne appelle le gouvernement américain, l’ONU et les instances de défense des droits humains à intervenir pour obtenir la libération et le retour des sept Achrafiens pris en otages par les forces irakiennes. L’attaque meurtrière du 1er septembre, sur ordre de Khamenei et de Ghassem Soleimani chef de la force terroriste Qods, a été menée avec la participation des forces irakiennes aux ordres de Maliki. Comme cela a été dit dans les communiqués précédents du CNRI, le chef de la police de la province avait pris ses quartiers à Achraf la veille de l’attaque et jusqu’à quelques heures après la fin de l’attaque, il était toujours présent. Il a supervisé directement toutes les étapes de l’attaque qui a commencé à 5h du matin pour se terminer vers midi. Les forces de SWAT et 60 hommes de la division dite « dorée » (connue sous le nom de la sale division) aux ordres du premier ministre irakien sont arrivés de Bagdad pour participer au grand massacre d’Achraf.
La veille de l’attaque (31 aout) s’est tenue une réunion de coordination finale entre le chef de la police de Diyala, le chef des opérations de Diyala, le commandant de la 5e division installée à Diyala, le chef de la police fédérale et de la force SWAT à Diyala et le directeur de la police de Khalis, ainsi que le commandant des forces terrestres de l’armée irakienne qui a participé par téléphone.
Il ne fait aucun doute que la responsabilité des exécutions collectives des 52 Moudjahidine du peuple et la responsabilité de la santé et de la liberté des 7 otages retombe sur le gouvernement et le premier ministre d’Irak qui est le commandant en chef des forces armées et qui s’occupe personnellement du dossier d’Achraf.
Tous les otages sont des personnes protégées en vertu de la 4e convention de Genève et le gouvernement américain en 2004 leur a donné une carte à cet effet. Chaque otage a signé un accord avec les USA qui s’engagent à prendre la responsabilité de les protéger jusqu’au règlement final de leur situation. Ils sont restés à Achraf sur la base d’un accord quadripartite, entre les USA, l’ONU l’Irak et les Achrafiens, pour garder les biens. Dans cet accord, les USA se sont engagés à soutenir la sécurité et la santé des Achrafiens. De plus, le conseiller du Secrétaire d’Etat américain chargé du dossier d’Achraf a déclaré le 3 octobre 2012 que le séjour des 100 Achrafiens dans le camp n’était pas limité dans le temps.
En ce qui concerne l’ONU, selon les divers communiqués du HCR, les 7 otages comme les autres habitants d’Achraf et de Liberty, sont des demandeurs d’asile et relèvent de la compétence du HCR. Outre l’accord quadripartite, le représentant spécial du Secrétaire général dans une lettre le 6 septembre adressée aux Achrafiens, confirme que 100 Achrafiens restent à Achraf jusqu’au règlement total de la question des biens et écrit que le gouvernement irakien assurera la protection de ces personnes et de leurs biens.
Vu que ces otages, au sujet desquels il n’y a aucune information, sont sans le moindre doute victimes de torture et de déportation aux mains du fascisme religieux, la Résistance iranienne appelle toutes les instances internationales de défense des droits humains et les organes concernés de l’ONU comme le groupe de travail de détention arbitraire et celui des disparitions forcées, et le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, pour que le gouvernement américain, le Conseil de sécurité et le Secrétaire général de l’ONU agissent de toute urgence pour obtenir la libération de ces otages.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 septembre 2013

