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AIEA: des modifications constantes à Parchine sapent les vérifications de l’agence en Iran

AIEA: des modifications constantes à Parchine sapent les vérifications de l'agence en Iran

En interdisant des inspections exhaustives du site Parchine, le régime iranien cherche à empêcher la divulgation d’activités militaires précédentes et laisser la voie ouverte à d’autres visées illicites. 

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a déclaré dans son récent rapport au Conseil des gouverneurs de cette agence : « À un endroit particulier sur le site de Parchine, l’agence a continué à observer, grâce à l’imagerie par satellite, la présence de véhicules, d’équipements et de probables matériaux de construction. Une petite extension d’un bâtiment existant a également été construite ». Selon l’AIEA, « les activités à cet endroit depuis février 2012 sont susceptibles de saper les capacités de l’agence à mener une vérification efficace ».

Le rapport ajoute que «l’agence a des préoccupations concernant l’existence possible en Iran d’activités non divulguée liées au nucléaire, impliquant des organisations connexes, y compris des activités militaires liées au développement d’une charge nucléaire pour missile. L’Iran doit coopérer pleinement avec l’agence sur toutes les questions en suspens, en particulier celles qui donnent lieu à des préoccupations concernant les possibles dimensions militaires du programme nucléaire iranien, notamment en permettant un accès sans délai à tous les sites, équipements, personnes et documents demandés par l’agence ». 

Le rapport conclu : « L’Agence n’est pas en mesure de fournir des assurances crédibles quant à l’absence de matières et d’activités nucléaires non déclarées en Iran, et donc de conclure que toutes les matières nucléaires en Iran sont utilisées à des fins pacifiques. » 

Contrarié par la divulgation d’activités illicites à Parchine, Reza Najafi, représentant du régime auprès de l’AIEA, a déclaré : « Ce qui est encore plus ridicule, c’est qu’on prétend qu’une petite annexe a été ajoutée à un bâtiment près de l’emplacement revendiqué par l’AIEA, en quoi cela regarde l’agence ?» , « nous n’avons pas besoin de la permission de l’agence pour la construction de sites », a-t-il ajouté avec ineptie. Il a prétendu que les « allégations sans fondement sur les possibles dimensions militaires du programme nucléaire ne sont que des détails techniques et inutiles et montrent l’inanité de cette section du rapport ». (Agence de presse Fars, affiliée aux Pasdaran, 27 août 2015). 

Le récent rapport de l’AIEA montre la crainte du régime de voir révéler ses activités illicites à Parchine qu’il cherche à dissimuler en faisant obstacle à des inspections complètes, pour laisser la voie ouverte à de futures activités clandestines. L’attitude du régime iranien illustre également que les mollahs ne comprennent que le langage de la force et n’utilisent les négociations que pour tromper la communauté internationale, comme ils l’ont fait ces deux dernières décennies. 

La Résistance iranienne qui a révélé pour la première fois le rôle de Parchine comme l’un des sites majeurs de l’organe responsable de la fabrication de l’arme nucléaire, baptisé précédemment « Centre pour la préparation et la technologie moderne de la défense », a révélé en novembre 2014 que Saïd Borji, l’un des principaux directeurs de cet organe, a été en contact direct avec le scientifique ukrainien Vyacheslav Danilenko qui a dirigé la construction d’une chambre à explosion à Parchine. Borji a été à la tête du « Centre de recherche pour explosion et impact » (METFAZ), l’un des organes impliqués dans la fabrication de l’arme nucléaire. Il a mis en œuvre le savoir-faire transmis par Danilenko. 

Associated Press a récemment révélé le contenu des « arrangements séparés-II » entre le régime iranien et l’Agence internationale de l’énergie atomique sur l’inspection de Parchine. Ce document a été signé par le général des pasdaran Ali Hosseini-Tash, membre du Conseil suprême de la sécurité nationale et sous-secrétaire aux affaires stratégiques du régime. La Résistance a mis en évidence que durant les deux dernières décennies, en particulier lorsque la chambre à explosion a été construite et les essais d’impact et d’explosion ont été menés à Parchine, Ali Hosseini-Tash figurait parmi les plus hauts responsables du projet de militarisation du nucléaire.

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 29 août 2015

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