mercredi, septembre 28, 2022
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Iran -Attaque mortelle au Camp Liberty : 23 morts, $10 millions de dégâts, de grandes parties du camp détruites

Iran -Attaque mortelle au Camp Liberty : 23 morts, $10 millions de dégâts, de grandes parties du camp détruites

Attaque mortelle au Camp Liberty ;

23 morts, $10 millions de dégâts, de grandes parties du camp détruites

La Résistance Iranienne avait averti les États-Unis et l’UE des dizaines de fois de l’imminence d’un nouveau massacre

Jeudi 29 octobre à 19h40, le Camp Liberty a été la cible d’une pluie de 80 roquettes de différents types, entraînant la mort de 23 résidents.

À cause de cette attaque criminelle, l’électricité et tous les moyens de communication du camp ont été coupés, de grandes parties du camp et un grand nombre d’habitations ont pris feu. Les explosions étaient si puissantes que beaucoup d’habitations ont été anéanties et un certain nombre de murs blindés T-Walls sont tombés ou ont été démolis. Les explosions ont créé des cratères de 4, 5, 6 ou 7 mètres de large à divers endroits du camp.

357 baraquements d’habitation, 10 réfectoires, 275 unités de climatisation, plusieurs réservoirs d’eau, de combustible et d’eaux usées, le réseau de distribution des eaux, des générateurs et le réseau électrique, des véhicules, des meubles et des appareils ménagers ont été soit complètement détruits, soit rendus inutilisables. L’étendue des dommages est estimée à 10 millions de dollars.

Vendredi matin, 30 octobre, une délégation des Nations Unies a rendu une visite d’une heure à peine au camp ; ils ne sont allés que dans une des parties détruites et se sont rendus auprès des martyrs. Ils ont pris des photos et des vidéos.

La Résistance Iranienne et les représentants des résidents, ainsi que beaucoup de parlementaires et d’éminentes personnalités internationales, avaient averti à maintes reprises ces deux derniers mois les États-Unis et les Nations Unies de l’intention du régime iranien d’organiser un nouveau massacre. Malgré cela, aucune mesure préventive n’a été mise en place.

Le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), dans sa déclaration du 7 septembre 2015 à propos de l’envoi de mercenaires des Renseignements iraniens au Camp Liberty, avait signalé : « Il est impossible qu’ils aient passé les multiples postes de contrôle sur la route de Liberty sans une coordination préalable et la participation active des institutions de sécurité irakiennes. Cette action met manifestement en danger la sécurité des membres de l’OMPI au Camp Liberty, trahit les machinations du régime iranien et de ses mercenaires en Irak pour torturer psychologiquement les membres de l’OMPI, et ouvre la voie à des massacres futurs. »

Le 10 septembre, le représentant des résidents a écrit aux officiels des États-Unis et de l’ONU : « Ce matin, une fois encore, une vingtaine d’agents du ministère des renseignements iranien ont pénétré dans le camp sous des noms de proches et avec l’aide des forces de sécurité irakiennes supervisées par Faleh Fayyaz. Ils provoquent, interpellent et menacent les résidents… C’est une indication manifeste des intentions du régime iranien pour perpétrer un nouveau massacre à Liberty. »

Un communiqué du CNRI le 17 septembre affirmait : « Un groupe constitué d’agents de la force Qods et du Vevak s’est rendu en Irak pour rassembler des informations sur le Camp Liberty, telles que les déplacements des résidents à l’hôpital ou pour vider les eaux usées, la façon dont les aliments sont achetés et transférés au camp… En coordination avec l’ambassade du régime, ils se sont rendus à l’aéroport accompagnés des agents de renseignements sous les ordres de Faleh Fayyad, dont Sadeq Mohammed Khadim et Ahmed Khozeir, dans le but de récupérer des informations… De plus, ce groupe a également rencontré des mercenaires du régime en Irak, qui ces dernières années ont participé activement à des conspirations contre Achraf et Liberty, et obtenu toutes leurs informations sur l’OMPI et les résidents de Liberty. » Le CNRI a enjoint les États-Unis et l’ONU à protéger le camp et à garantir la sécurité des résidents.

Le 21 septembre, vingt-six membres du Congrès des États-Unis ont écrit au Secrétaire d’État à propos du risque probable d’une attaque contre le Camp Liberty : « Pour calmer cette dangereuse situation humanitaire, nous vous demandons respectueusement de pousser le gouvernement irakien à autoriser l’OMPI à faire entrer dans le camp les casques et autres équipements de protection qu’ils possèdent déjà. Il nous semble inquiétant qu’un an après l’entrée en fonction du Premier Ministre Haider Al-Abadi, Faleh al-Fayyad, qui selon certaines sources a supervisé les précédentes attaques contre les résidents membres de l’OMPI et a été le Conseiller à la Sécurité Nationale du Premier Ministre d’alors Nouri Al-Maliki, ait conservé la supervision du Camp Liberty. Tout le personnel de sécurité impliqué dans les précédentes attaques contre les résidents doit être remplacé et le dossier du Camp Liberty doit être remis aux agences et aux individus du gouvernement irakien qui ne sont pas sous le contrôle ou l’influence du régime iranien. »

Le 29 septembre, le conseiller juridique des résidents a écrit au Représentant Spécial du secrétaire général Nations Unies (RSSG), Ján Kubiš, et à un certain nombre d’officiels américains : «Aujourd’hui, les forces irakiennes, sur ordre du comité répressif, lors d’une action suspecte et provocatrice, ont réalisé des vidéos et des photographies en divers endroits à l’intérieur du camp.

Deux agents des renseignements du nom de Ghasem et Mohammed, habillés en civil de façon à dissimuler leur identité ainsi que le fait qu’ils réalisaient des vidéos et prenaient des photos, se sont rendus à plusieurs postes de police autour du camp et parfois sur les toits de véhicules, puis ont commencé à filmer et photographier l’intérieur du camp à partir de ces positions. Ghasem des forces irakiennes avait recours aux mêmes pratiques au camp Achraf sous les ordres du Commandant Ahmad Khozeir, et le Commandant Ahmad remettait les vidéos et les photos à l’ambassade iranienne… Cela rappelle les pratiques du Commandant Ahmad Khozeir et du Capitaine Heydar Azab au Camp Achraf avant le massacre des résidents du camp le 1er septembre 2013.

Les résidents sont inquiets des actions du comité répressif et ont fait connaître leurs préoccupations à l’UNAMI à de nombreuses reprises, mais malheureusement aucune mesure sérieuse n’a été prise pour la sécurité des résidents pour s’assurer que les événements du Camp Achraf ne se répètent pas à Liberty. Quelques photos des forces irakiennes réalisant des vidéos et des images de l’intérieur du camp sont en pièce jointe. »

Il a de nouveau écrit au RSSG et aux mêmes officiels le 4 octobre : « Une fois encore aujourd’hui, les forces irakiennes, sur ordre du comité répressif, lors d’une action suspecte et provocatrice, ont réalisé des vidéos et des photographies de l’intérieur du camp. Le Commandant Heydar Azab du comité répressif accompagné de deux agents des forces irakiennes du nom de Alla et Moaied, ont escaladé les murs blindés d’enceinte du camp pour faire des films et des photos de l’intérieur du camp (les photos sont jointes). C’est un grand sujet de préoccupation pour les résidents et un rappel des actions exécutées avant le massacre des résidents du Camp Achraf le 1er septembre 2013. »

Le 5 octobre 2015, le représentant des résident a écrit aux officiels américains : « Je suis très déçu que vous ne preniez pas sérieusement en compte nos inquiétudes et celles des résidents à propos des dangers de l’envoi d’éléments et agents du régime iranien se faisant passer pour des proches des résidents dans le périmètre du Camp Liberty… Pour chaque bain de sang dont nous avons été témoins à Achraf et Liberty, nous avions toujours donné l’alerte contre les complots et conspirations fomentés par le fascisme religieux au pouvoir en Iran et ses éléments en Irak.

Si ces alertes avaient été sérieusement prises en compte, ces massacres auraient pu être empêchés ou au moins leur ampleur limitée… Actuellement, nous détectons constamment des signaux, que nous avons partagés avec vous, et qui sont objets d’inquiétude. » Et il a souligné : « Ces actions ont lieu alors que le dossier Liberty et l’équipe de supervision reste sous contrôle du conseiller à la sécurité nationale de Maliki Falih al-Fayyad et d’agents qui, mandataires de l’Iran, ont joué un rôle direct dans le massacre des résidents, et ont été responsable du siège qui leur a été imposé pendant sept ans. »

Le 6 octobre, trente-deux éminentes personnalités américaines de deux différents partis et de quatre administrations ont écrit au Sous-Secrétaire d’État Anthony Blinken : « Indiquez clairement au gouvernement irakien que la présence d’activités de la Vevak au Camp Liberty est inacceptable et représente une violation des promesses faites par le gouvernement irakien, le gouvernement des États-Unis, et les Nations Unies. »

Et ils ont ajouté : « La sécurité des résidents et leur protection sont vitales. À cette fin, il doit être signalé au gouvernement irakien que la communauté internationale compte sur une action concrète de sa part sur ce problème, telle que remplacer les responsables du Camp Liberty à la place de Faleh Fayyad et des agents du renseignement, tous impliqués dans les précédents massacres des résidents. »

Précédemment, plusieurs lettres avaient également été envoyées à ce propos à des officiels des États-Unis et de l’ONU. Par exemple, le 26 juin, le représentant des résidents avait envoyé une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies et au Haut-Commissaire pour les réfugiés, ainsi qu’à un certain nombre d’officiels américains et de l’ONU, qui se se référait aux rapports obtenus de l’intérieur du pays : « La force terroriste Qods (FQ) a demandé au « think tank des pasdarans » à Bagdad, qui est un centre d’espionnage et de renseignements, de compléter ses informations sur les dernières conditions au Camp Liberty… De façon similaire, Danaifar, l’ambassadeur du régime, a demandé à Faleh Fayyad et à Sadeq Mohammed Kadhim, les superviseurs du camp, de faire connaître à l’ambassade du régime les dernières données à leur disposition sur le camp et les activités des résidents. »

La lettre ajoutait : « Selon un autre rapport, le général de brigade des pasdarans Iraj Masjedi, haut conseiller du Commandant des FQ Qasem Soleimai, a fait savoir à Faleh Fayyad que certains commandants des FQ insistaient pour qu’une attaque similaire à celle du 1er septembre 2013 contre Achraf soit menée contre le Camp Liberty. »

Le député européen Gérard Deprez a écrit à la Haute Représentante de l’Union Européenne Mme Mogherini le 13 juillet : « Nous recevons des nouvelles très inquiétantes du Camp Liberty ces dernières semaines. Ce qui aggrave nos préoccupations, c’est que le régime iranien, après la signature d’un accord nucléaire, pourrait accroître ses complots contre ses opposants. Ces rapports ont soulevé d’immenses préoccupations pour moi et mes collègues au Parlement Européen. Le mois dernier, j’ai signé avec 220 parlementaires européens une déclaration faisant part de ces préoccupations. En outre, quelque 60 collègues vous ont adressé une lettre urgente le 9 juillet. »

Tout ceci n’est qu’une partie des nombreux avertissements qui signifient clairement que l’attaque du 29 octobre et le massacre des résidents du Camp Liberty auraient pu être évitées. Étant données les circonstances, pour repousser un futur carnage, la Résistance Iranienne appelle une fois de plus à ce que soient prises des dispositions et assurées la sûreté et la sécurité du Camp Liberty par les États-Unis et l’ONU. Elle insiste également sur le fait que les agents du régime iranien ne doivent pas être autorisés à proximité du camp et que le dossier du camp doit être transféré à des personnes qui n’ont aucun lien avec le fascisme religieux qui règne en Iran.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance Iranienne
Le 31 octobre 2015

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