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Achraf : Les Nations Unies sont appelées à condamner les déclarations de l’ambassadeur des mollahs à Bagdad sur la présence des agents du régime iranien au Camp Liberty

 

Achraf : violation des obligations

L’ambassadeur du régime des mollahs, Hassan Danaïfar, membre des Pasdarans et l’un des chefs de la force terroriste Qods a déclaré lundi 30 janvier que des agents du fascisme religieux au pouvoir en Iran seraient installés dans le Camp Liberty.

Cité par l’agence de presse Mehr, liée au ministère du Renseignement du régime de Téhéran, il a notamment déclaré : «Ils devraient être transférés du Camp d’Achraf au le Camp Liberty qui servira de base provisoire pour qu’ils soient interviewés par le Haut Commissariat aux réfugiés afin d’arriver à une décision. Les représentants consulaires des pays différents, européens, mais aussi les nôtres y seront installés. Il est exclu que ce camp soit une base pour ces gens ».

Comme l’a réitéré et réaffirmé à plusieurs reprises, la Résistance iranienne considère toute ingérence du régime des mollahs sur le sort et l’avenir des résidents d’Achraf comme une ligne rouge infranchissable qui ne sera jamais acceptée par ces derniers. Les propos de l’ambassadeur des mollahs montrent une fois de plus les tentatives du régime iranien pour torpiller et mettre en échec une solution pacifique pour la crise du Camp d’Achraf, contre lesquelles la Résistance iranienne avait déjà émis des mises en garde.

Ainsi il convient que les Nations Unies, et plus particulièrement le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Irak, condamnent, sans tarder, les déclarations de l’ambassadeur du régime iranien à Bagdad tout en affirmant que les Nations Unies et ses instances concernées comme la MANUI et le HCR rejetteraient toute ingérence directe ou indirecte du régime iranien dans les affaires du Camp Liberty et la détermination du sort des résidents d’Achraf.

Dans une lettre datée du 26 janvier 2012 au Secrétaire général des Nations-Unies, le Comité international des juristes pour la défense d’Achraf qui compte 8500 juristes à travers l’Europe et les Etats-Unis écrivait : «  Toute ingérence de la part d’un régime auquel les résidents d’Achraf s’opposent en raison de leurs opinions politiques, opposition pour laquelle ils ont été accusés de « moharebeh » [lutte contre Dieu] et condamnés à mort est totalement illégal et contre tout principe du droit international ». Ce comité ajoute : « C’est un principe reconnu qu’aucune des autorités des Nation Unies ne peuvent faire intervenir le gouvernement d’un pays dans les affaires concernant un demandeur d’asile qui a fui la répression dans ce même pays ».

Dans une inversion risible des rôles, le Pasdar Danaïfar a aussi prétendu, dans ses déclarations, que le gouvernement irakien voulait « voir ce dossier clos sans accroc, mais il y a des signes sérieux que les chefs des Moudjahidine cherchent l’affrontement».

Ainsi, il prépare le terrain pour les mesures répressives à venir contre les résidents d’Achraf et leur massacre éventuel par les forces irakiennes sur ordre du régime iranien.

Il a également fait état d’une prochaine visite de Maliki à Téhéran et d’une hausse de 7 milliards de dollars des exportations de l’Iran vers l’Irak, qui n’a d’autre signification qu’une tentative de contourner les sanctions internationales par l’intermédiaire du gouvernement irakien, et ajouté que d’ici à la fin de l’année persane en cours (le 20 mars 2012), 9 ministres feront le voyage des deux côtés de la frontière, un record historique.

Le Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
30 janvier 2012