mardi, décembre 6, 2022
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A l’occasion de la Journée mondiale des femmes, des milliers de défenseurs et militants des droits humains participent à une conférence à Paris

 • Des milliers des femmes défenseurs de l’égalité déclarent leur soutien aux femmes en révolte dans le monde arabe et aux femmes membres de la Résistance iranienne dans les camps d’Achraf et Liberty en Irak

Lors d’une conférence sans précédente tenue à Paris, les femmes venues des continents différents ont appelé à soutenir les femmes en révolte dans le monde arabe en lutte contre la dictature et le fondamentalisme ainsi que les femmes membres de la Résistance iranienne dans les camps d’Achraf et Liberty en Irak qui sont faces aux menaces sérieuses. Cette conférence a eu lieu alors qu’un deuxième groupe de 400 résidents d’Achraf se sont déplacés au Camp Liberty en Irak.

Mme Maryam Radjavi, la principale intervenante de ce rassemblement, a salué le soulèvement héroïque du peuple syrien déclarant notamment : « Les femmes, les hommes et les enfants syriens se battent les mains nues contre le front du mal. L’axe principal de cette alliance démoniaque, la dictature du guide suprême des mollahs craint profondément l’extension des révolutions dans la région et plus particulièrement la libération du peuple syrien, car elle aboutirait à l’effondrement du front régional du régime du guide suprême, ainsi qu’au bouleversement de l’équilibre des forces au sein du régime au détriment de Khamenei, préparant un terrain propice à l’explosion de soulèvements à Téhéran et dans d’autres villes, créant une brèche qui se prolongera jusqu’au nid d’araignées de Khamenei lui-même ».

Lors de cette conférence, organisée à l’initiative de la « Fédération mondiale des femmes contre le fondamentalisme et pour l’égalité » (WAFE) et soutenue par des dizaines d’organisations et d’associations de défense des droits des femmes à travers le monde, des dizaines de personnalités et défenseurs des droits des femmes sont intervenues : Tasha de Vasconcelos, l’ambassadrice de l’Union européenne pour les causes humanitaires, Bariza Khiari, vice-présidente du sénat français, le député Martine Painvile, Rita Zusmuth, l’ancienne présidente du Bundestag, Linda Chavez, l’ancienne directrice des communications à la Maison Blanche, Ingrid Bettancourt, ancienne candidate à la présidence de Colombie, Anne-Marie Lizin, présidente d’honneur du sénat belge, ainsi que des représentants des parlements des pays divers comme Nariman al-Rou’san (la Jordanie), Elizabetha Zamparotti (l’Italie), Baroness Flinn (Grande Bretagne),Alice Damvel (Belgique), Edith Bauer, parlementaire européenne, Sarah Chandler, présidente du comité des droits de l’homme de l’ordre des avocats du Royaume-Uni et du Pays de Galle, Anissa Boumedienne, islamologue et ancienne première dame de l’Algérie, Ruth Wedgewood, juriste (Etats-Unis), Aude de Thuin, fondatrice et présidente du Forum économique et sociale des femmes en France, la philosophe Cynthia Fleury , Raymonde Folco, ancienne parlementaire (Canada) et Sara Philips, activiste des droits des femmes (Etats-Unis).

Des membres des dizaines de délégations des activistes des droits des femmes venues de l’Egypte, la Tunisie, l’Afghanistan, la Palestine, l’Irak, la Libye, le Yémen, la Jordanie, le Maroc, l’Algérie et la Syrie ont proposé leurs témoignages et leurs vécus du rôle des femmes dans le mouvement du « Printemps arabe » et la marche des peuples de l’Asie et de l’Afrique du nord vers la démocratie et la liberté.

 Evoquant les tentatives du régime iranien pour faire dévier et détourner les révolutions dans la région à son profit, Maryam Radjavi a souligné : « Se trouvant dans une impasse totale à l’intérieur du pays, les mollahs au pouvoir en Iran ont besoin de prendre également en otage le sort et le devenir du Printemps arabe pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi nombreux sont ceux qui, inquiets, demandent si ces révolutions vont finir aussi par l’arrivée des fondamentalistes au pouvoir comme en Iran après sa révolution, il y a 33 ans, et surtout si les femmes qui ont participé à ces soulèvements avec tant d’enthousiasme, n’en seront-elles les grands perdants ? Mais pas du tout. Car il y une solution à la portée de main qui va diriger et contribuer à la marche des sociétés vers le progrès et un développement réel. Cette solution et cette réponse réside dans l’acceptation de leurs responsabilités par les femmes et leur participation active à la direction des affaires des pays. »

Par ailleurs, Mme Radjavi a affirmé lors de son intervention : « Pour donner une chance à la solution pacifique et neutraliser les complots ourdis par le régime iranien, un deuxième groupe des résidents d’Achraf se sont déplacés au Camp Liberty avec un maximum de flexibilité et du sens de responsabilité. Il est désormais, grand temps que les Etats-Unis et Nations Unies garantissent les assurances minimales et assurent que les résidents jouissent pleinement de leurs droits dans le Camp Liberty. Autrement, si le gouvernement irakien refuse de signer et endosser ces garanties, cela reviendrait à barrer la route au transfert de futurs convois d’Achraf vers Liberty ».

Elle a ajouté : « la résistance et la persévérance des Moudjahidine d’Achraf fait écho d’un désir ardent de la société iranienne pour la liberté et le renversement du régime du guide suprême. Ils se sont soulevés pour construire une société démocratique, instaurer une république basée sur la séparation de la religion et de l’Etat et le respect des droits de l’homme, abolir la peine capitale et les lois de la charia des mollahs, assurer l’égalité homme-femme et la participation active et égale des femmes à la direction politique, assurer toute les libertés individuelles et publiques dont la liberté de choisir ses vêtements, le droit au mariage et au divorce et la garde des enfants et l’interdiction de toute les formes de la violence et de l’exploitation. Fortes de 150 ans de lutte pour la liberté et l’égalité, les femmes iraniennes vont bouleverser totalement la situation humiliante dans laquelle elles se trouvent en raison de trois décennies du pouvoir des mollahs et bâtiront une société libre et démocratique sur les ruines du régime misogyne des mollahs.

Tout en déclarant son soutien aux femmes d’Achraf et de Liberty, Tasha de Vasconcelos, l’ambassadrice de l’Union européenne pour les affaires humanitaires, a condamné la violation des droits fondamentaux des résidents du Camp Liberty. Elle a exprimé son souhait de visiter le camp en concluant : « Je soutiens de tout cœur Mme Radjavi dans sa lutte ».

Ingrid Betancourt, ancienne candidate à l’élection présidentielle en Colombie a rendu hommage aux femmes d’Achraf et a déclaré : « Le Camp d’Achraf a été le pionnier du Printemps arabe. Les femmes d’Achraf représentent notre espoir et celui de toutes les femmes dans les pays arabes ». Evoquant la campagne de désinformation contre Achraf, elle a souligné la nécessité de mettre fin aux mensonges et combattre la calomnie car « cela est une méthode de détourner l’attention du sort et des vies de 3400 êtres humains ».

Se référant aux développements actuels au Camp Liberty, Rita Süssmuth, ancienne présidente du Bundestag et membre du cabinet a notamment déclaré : « Les négociations pour le transfert d’un deuxième groupe d’Achrafiens ont pris fin et une fois encore, les ces derniers et Mme. Radjavi ont fait preuve de la plus grande flexibilité et nous espérons que les conditions de vie pour le prochain groupe de 400 s’amélioreront ».

Linda Chavez, ancienne directrice des relations publiques à la Maison Blanche, a qualifié la situation des femmes iraniennes de « désespérée ». Elle a également évoqué la responsabilité des Etats-Unis vis-à-vis de la sécurité des résidents d’Achraf et a critiqué l’administration américaine pour le maintien de l’étiquette ‘terroriste’ en déclarant : « Si les Etats-Unis veulent envoyer un signal, ils ne devraient pas stigmatiser Maryam Radjavi mais plutôt pointer leur doigt vers les vrais terroristes à Téhéran ».

Bariza Khiari, vice-présidente du sénat français a souligné : « je soutiens les femmes précurseurs à Achraf et Liberty et demande aux Nations Unies et particulièrement aux Etats-Unis qui sont responsables de la protection de ces résidents pour qu’ils respectent leurs engagements. Je demande également au gouvernement français de s’assurer que les droits humains de ces femmes et hommes soient respectés parce qu’ils n’ont fait rien de mal, ils veulent simplement un Iran démocratique et laïc ».

Nariman al-Rossan, membre du parlement jordanien, a déclaré : « Ce que les femmes d’Achraf ont accompli est un grand acquis pour toutes les femmes et c’est pourquoi nous devons féliciter Maryam Radjavi pour avoir développé cette génération de femmes. Les femmes d’Achraf se reconnaissent dans l’école de pensée de Mme. Radjavi, à savoir, une croyance profonde dans l’égalité, la démocratie et dans la devise : « Nous pouvons et nous devons ».

Secrétariat du Conseil national de la Résistance
Le 10 mars 2012        

 

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