mardi, décembre 6, 2022
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Un responsable de l’ONU favorisant les méthodes de Goebbels de Téhéran

Par Anthony Clarke

(UPI) – 31 janvier 2012 – « Si vous dîtes un mensonge assez énorme et continuez de le répéter, les gens en viendront finalement à le croire. » Malheureusement, ces propos du chef de la propagande nazie Joseph Goebbels il y a plus de 70 ans sonnent toujours justes et constituent la tactique cruciale des despotes.
Le cas en question est la tentative des mollahs en Iran de persuader la communauté internationale qu’un grand nombre parmi les opposants iraniens au camp d’Achraf en Irak retournerait volontiers en Iran s’ils en avaient l’occasion – alors que la vérité est qu’ils risqueraient une mort certaine s’ils agissaient ainsi.
L’affirmation serait risible si elle n’était pas attribuée à un haut responsable de l’ONU – et qui ne l’a pas démentie. En réalité, son silence sur cette affaire a enhardi Téhéran pour grossir encore plus le mensonge en gonflant les chiffres.

La situation du camp d’Achraf avait atteint un point critique en décembre dernier, lorsque la marionnette de Téhéran, le premier ministre irakien Nouri al-Maliki avait imposé le délai du 31 décembre aux résidents d’Achraf pour quitter le camp et être dispersés à travers l’Irak ou être renvoyés en Iran.
En vérité, ces opposants, membres des Moudjahidine du Peuple d’Iran, veulent quitter l’Irak et ont demandé à l’organisme pour les réfugiés de l’ONU de les classer comme « demandeurs d’asile » et de leur permettre de poser une demande d’asile pour des cieux plus cléments ailleurs. Mais le gouvernement de Maliki refuse de donner la permission aux Nations Unies de les interviewer.
Avec la montée des pressions de la part des Nations Unies ainsi que de la Secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, l’Irak a cédé et accepté de laisser les opposants être transférés dans une ancienne base de l’armée américaine, appelée camp Liberty, près de Bagdad, avec leur sûreté garantie par les Nations Unies ainsi que les États-Unis, jusqu’à ce qu’ils soient évalués pour leur transfert.
Mais le diable se cache toujours dans les détails et les détails étaient épouvantables.
Ils ont démontré que Maliki projetait de transformer le camp Liberty en une prison entourée d’un haut mur de béton. Le camp a été pillé et vandalisé et manque des infrastructures les plus rudimentaires pour une vie décente. Sa surface a été réduite de 40 km² à 4 km² puis 0,5 km².
Et, selon des sources sûres provenant de l’intérieur de l’Iran, le gouvernement de Maliki, en coordination avec le régime iranien, projette d’arrêter pas moins de 258 résidents durant le transfert.
En outre, une équipe de l’ONU s’est rendue au camp d’Achraf la semaine dernière et a confirmé aux résidents que dans le camp Liberty, ils n’auront pas de liberté de circulation, même pour des traitements médicaux vitaux à l’hôpital.
L’équipe de l’ONU a également confirmé qu’il n’y a pas d’eau potable dans le camp et que les résidents doivent l’acheter en passant un contrat avec les prestataires ; de même, il n’y a pas de bâtiment dans le camp approprié pour les personnes âgées ou handicapées ni de lieu de loisirs ni autres structures élémentaires dont ils ont besoin.
Bien que les Nations Unies n’aient pas donné de certificat au lieu, l’équipe de l’ONU a indiqué qu’avec quelques modifications, l’homologation du camp est probable. La position de l’ONU est tout simplement inacceptable ; l’homologation d’un tel lieu serait scandaleuse.
Il est peut-être davantage scandaleux que les Nations Unies et le Représentant spécial pour le Secrétaire général en Irak Martin Kobler n’aient pas protesté contre l’Irak revenant sur ses engagements.
Cela a encouragé les médias des mollahs à citer Hassan Danaïfar, leur ambassadeur en Irak et un commandant supérieur des célèbres Gardiens Révolutionnaires, déclarant qu’il avait rencontré Kobler, lequel lui aurait dit :
« Dans les rencontres que le représentant de l’ONU a eues avec les membres de ce groupuscule dans le camp d’Achraf, la majorité des membres … ont déclaré être prêts à rentrer en Iran, mais les commandants terroristes de ce groupuscule ne les laissent pas sortir du camp et les ont en quelque sorte pris en otage …
« Les Nations Unies et son représentant en Irak ont souligné a plusieurs reprises dans leurs rencontres avec nous que du point de vue de l’ONU, les Monafeghine [les Moudjahidine du Peuple d’Iran] sont un groupuscule terroriste et qu’ils ne les soutiendraient jamais.
« Au moins 750 résidents d’Achraf veulent retourner sous le pouvoir des mollahs. »
Comme il n’y avait aucun démenti de la part de Kobler, les médias iraniens ont augmenté ce chiffre à 1260. et pourquoi pas tous les 3400 ? Ah, oui ! L’énorme mensonge. En vérité, l’ambassadeur de l’ONU n’a rencontré les résidents d’Achraf que quinze minutes en tout. Comment a-t-il pu déterminer que 750 parmi les résidents veulent retourner auprès de leurs bourreaux ? Ce sont là les mêmes personnes qui ont tous demandé l’asile pas plus tard qu’en septembre dernier, après avoir vécu pendant de nombreuses années au camp d’Achraf.
S’ils avaient voulu retourner en Iran, ils l’auraient pu faire à n’importe quel moment. Prétendre qu’ils veulent rentrer est une insulte contre eux, contre leur intégrité et leur principe de ne pas se soumettre à la théocratie au pouvoir en Iran.
L’énorme mensonge ne fonctionne que s’il n’est pas défié par la vérité. L’ambassadeur Kobler ou ses patrons aux Nations Unies doivent faire une réfutation rapidement.

Anthony Clarke, Lord Clarke of Hampstead est l’ancien président du Parti Travailliste de la Grande-Bretagne et un membre éminent du Comité parlementaire britannique pour un Iran libre.

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