CNRI – Un parlementaire allemand de premier plan du parti au pouvoir a écrit aux autorités de son pays et à l’ONU pour demander des mesures immédiates dans le but de mettre fin au blocus inhumain du camp d’Achraf en Irak, qui abrite des membres de l’opposition iranienne. Leo Dautzenberg, porte-parole parlementaire pour la politique financière des démocrates chrétiens allemands a adressé une lettre au ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle.
M. Dautzenberg, qui est aussi au bureau du parti au pouvoir au Parlement, a envoyé des lettres séparées au Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Irak, Ad Melkert, au commissaire des droits de l’homme du gouvernement fédéral allemand, Markus Löning, et à l’ambassadeur de Berlin à Bagdad.
M. Dautzenberg a dit à son ministre des Affaires étrangères qu’à « la suite de la rencontre récente du Premier ministre irakien Nouri Maliki avec [le guide suprême des mollahs] Khamenei et [le président des mollahs] Ahmadinejad en Iran, les unités irakiennes armées ont intensifié le blocus du camp d’Achraf, où vivent 3.400 membres de l’opposition les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ). «
« La responsabilité de ce blocus est attribué à un comité notoire et certains groupes armés qui reçoivent directement leurs ordres du bureau du Premier ministre irakien. »
M. Dautzenberg a expressément rappelé les malades atteints de cancer à Achraf, qui se voient refuser l’accès aux soins médicaux appropriés par les forces irakiennes.
« Par exemple, pour la cinquième fois ces sept derniers mois, Mme Elham Fardipour, qui est diagnostiquée avec un cancer, n’a pas été autorisée à être transférée dans un hôpital de Bagdad pour y suivre une chimiothérapie vitale. »
Le parlementaire allemand a également mentionné un autre patient, M. Mehdi Fathi, diagnostiqué avec un cancer du rein, a subi une intervention chirurgicale six mois après son diagnostic. Le cancer s’est propagé dans tout le corps à la suite du retard.
Les médecins irakiens et les chirurgiens prêts à traiter les patients ont été soit interdits d’entrer dans le camp d’Achraf ou menacés par des commandants irakiens pour qu’ils ne soignent pas les patients, les privant des soins médicaux urgents dont ils ont besoin, a-t-il dit.
Le régime iranien n’a cessé de demander de rendre la vie insupportable aux résidents d’Achraf, a déclaré Dautzenberg. L’Union européenne ne peut rester indifférente à la situation, a-t-il ajouté.
Il a exhorté le ministre allemand des Affaires étrangères à prendre des mesures urgentes pour assurer les soins appropriés aux malades d’Achraf et de mettre fin au siège inhumain contre le camp avec le soutien de l’UE.

