vendredi, décembre 9, 2022
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Un geste fort des USA en faveur de la liberté en Iran serait de reconnaitre la résistance organisée – Louis Freeh

CNRI – « Madame Radjavi, que sans votre leadership, sans votre persévérance, sans votre dévouement, nous pouvions très bien aujourd’hui être en train de regarder les images d’un massacre de centaines de personnes au camp d’Achraf », a déclaré Louis Freeh, ancien directeur du FBI.

A l’invitation du Comité français pour un Iran démocratique, une vingtaine de personnalités américaines et européennes de premier plan ont rejoint la présidente élue de la résistance iranienne Maryam Radjavi, pour soutenir sa proposition d’organiser une conférence présidée par le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, en présence des représentants des USA, de l’U et des Achrafiens pour sauvegarder une solution pacifique à la crise d’ Achraf.

Voici les moments forts de l’intervention de Louis Freeh :

Présidente Radjavi, mes éminents collègues dans ce panel, et surtout les résidents du camp d’Achraf.

Nous aimons toujours à vous rappeler et à nous engager auprès de vous, comme nous l’avons fait par le passé, que votre combat ici s’est désormais nettement plus agrandi avec une visibilité beaucoup plus importante, avec un espoir plus grand de sûreté et de secours qu’auparavant. Et je pense que nous devons en donner le crédit à votre Présidente, Madame Radjavi.

Je pense, Madame Radjavi, que sans votre leadership, sans votre persévérance, sans votre dévouement, nous pouvions très bien aujourd’hui être en train de regarder les images d’un massacre de centaines de personnes au camp d’Achraf, au lieu de quoi nous tentons d’agir de manière à faire fonctionner une sorte de plan de secours et de salut pour eux. Et je pense, Madame Radjavi, qu’il faut vous rendre hommage, vous remercier et vous saluer pour cela.
 
C’était une expérience vraiment extraordinaire pour certains d’entre nous le 12 décembre 2011, lorsque nous nous sommes retrouvés à protester en face de la Maison Blanche. De la part d’anciens secrétaire à la Sécurité du territoire, d’anciens gouverneurs, d’ancien directeur du FBI, c’est une expérience assez étrange.

Tandis que je me trouvais là, j’ai reçu un SMS du chef du détachement des Services secrets qui disait « Je crois comprendre que vous êtes dehors en train de manifester », et j’ai répondu « Oui, effectivement. Et si possible, nous aimerions venir à l’intérieur et parler au président ».

En ce qui concerne le président, il rencontrait ce jour-là le premier ministre Maliki. De très hauts responsables au Département d’État nous ont dit qu’il avait soulevé la question du camp d’Achraf, que la secrétaire Clinton avait soulevé la question du camp d’Achraf. Elle a déclaré officiellement qu’elle est personnellement impliquée dans ce dossier. Elle a nommé un ambassadeur le mois dernier pour s’occuper de cette question. Des choses vraiment extraordinaires se sont produites dans un laps de temps très court qui ont éloigné un génocide dont nous aurions pu, autrement, être témoins au camp d’Achraf.

Ce qui était également bizarre au sujet de ce rassemblement que nous avons eu devant la Maison Blanche le 12 décembre c’est que Madame Radjavi s’est adressée à nous via satellite. Nous sommes toujours très heureux d’entendre ses propos et son leadership, mais elle n’était pas là. Elle n’est pas autorisée à venir aux États-Unis en raison de cette continuité persistante, illégale et injustifiée de désignation de l’OMPI comme organisation terroriste. Ironie du sort, ce jour-là à la Maison Blanche il y avait un individu nommé Hadi Amiri. Hadi Amiri est le secrétaire au Transport, le ministre au Transport de l’Irak, qui est également très dangereux puisque nous allons devoir transférer les Achrafiens du camp d’Achraf, je l’espère en sécurité, vers le camp Liberty. Mais il a un passé très intéressant.

Et comme je l’ai dit, je ne suis plus un enquêteur ; je ne dispose plus des moyens que j’avais au FBI, mais j’ai internet. Et si vous allez sur internet, vous pouvez trouver une photo de M. Amiri, l’actuel ministre [irakien] du Transport. C’est une photo datant d’octobre où il embrasse la bague du guide suprême, le chef du régime terroriste [en Iran]. Et il a également une histoire très intéressante. Il était commandant de la brigade du corps des gardiens de la révolution. Les gardiens de la révolution, comme vous le savez, sont responsables, entre autres, du meurtre de 19 soldats américains dans les Tours Khobar en juin 1996, une opération du Hezbollah menée avec le financement, sous le contrôle et la planification des gardiens de la révolution qui est l’organe terroriste externe du gouvernement.

J’ai dit, lorsque je me trouvais à l’extérieur de la Maison Blanche : « Vous savez, quelques agents du FBI seraient très intéressés de parler au ministre Amiri, peut-être pour lui montrer quelques photos d’identité judiciaire et lui poser quelques questions. » Mais le fait qu’il soit à la Maison Blanche avec le Président et que Madame Radjavi soit sur écran via satellite parce qu’elle ne peut pas venir aux États-Unis met en perspective l’échec et la carence politiques qui perdurent aux États-Unis.

Ainsi, nous avons effectivement quelques bonnes nouvelles par rapport à ce qui s’est passé ces quelques dernières semaines. Le plan pour disséminer les résidents du camp d’Achraf à travers l’Irak a pris fin. Le délai a été modifié. Un nouvel ambassadeur a été nommé par la secrétaire d’État. Un protocole d’accord a été signé le jour de Noël, bien qu’il s’agisse, comme l’a mentionné le ministre de la Justice Mukasey, d’un document juridiquement très déficient en termes de protection de ces personnes, mais les détails n’ont pas été approfondis.

La mise en application du plan convenu pour transférer les Achrafiens au camp Liberty et ensuite les transférer vers des cieux plus sûrs hors de l’Irak. Tout le monde semble s’accorder sur ce principe désormais, ce qui est un développement extraordinaire, un développement qui a été accéléré par le geste volontaire très prompt et je pense surprenant de Madame Radjavi de transférer immédiatement 400 personnes au camp Liberty.

Mais, vous savez, il y a une expression en anglais qui dit :« Le diable est dans les détails », et les détails ici sont assez insuffisants. Nous avons discuté à un très haut niveau avec le Département d’État, certains d’entre nous chaque semaine, et même deux fois par semaine. Et il est clair, à partir de ces conversations, qu’il n’y a pas de plan, qu’il y a une idée et un objectif, mais pas de plan. Par exemple, nous avons demandé pourquoi l’ONU ne pourrait pas interviewer demandeurs d’asile au camp d’Achraf. Et nous avons obtenu l’incroyable et grotesque réponse que l’ONU ne mènera pas les entretiens là-bas parce qu’ils pensent qu’il y a une atmosphère d’intimidation.

Eh bien, si on regarde ce qu’ils font au camp Liberty, je ne peux concevoir une atmosphère plus intimidante, avec la police à l’intérieur, les observateurs de l’ONU à l’extérieur, aucun observateurs américains, une petite installation minuscule sans infrastructure. Lorsque l’ambassadeur Kobler a signé ce Protocole d’Accord le 25 décembre dernier, ne savait-il pas qu’il n’y avait pas d’infrastructure au camp Liberty ? Qu’il n’y avait pas de plomberie ; qu’il n’y avait pas d’électricité ; qu’il n’y avait aucune base pour transférer qui que ce soit là, même si vous étiez en train de créer une prison. Il y était hier, apparemment pour inspecter les installations. Heureusement, comme nous l’avions demandé, le représentant américain était là-bas avec lui.

Mais la conclusion est qu’il n’y a pas de plan, qu’il n’y avait pas de détails. Toutes les choses que les autres intervenants ont dites et diront soulignent simplement le fait qu’il n’y a pas eu de réflexion ; il n’y a pas eu d’activité en rapport avec l’exécution de ce plan, ce qui signifie que la sécurité de ces 3400 hommes et femmes est toujours extrêmement en danger. Le délai peut avoir bougé mais la capacité opérationnelle de les mettre désormais dans une position où ils seront contrôlés de manière sûre et honnête n’existe tout simplement pas et c’est ce que nous devons obtenir.

La seule raison pour laquelle nous nous trouvons là où nous sommes aujourd’hui avec ce mince progrès qui a été fait est cette persistance et cette communauté internationale. Et je dois dire que mes collègues aux États-Unis ont tout simplement été féroces. J’étais en contact téléphoniques avec plusieurs membres du panel ici, ils ont été absolument féroces et agressifs comme il le faut pour s’assurer de ce qui devait être fait pour protéger ces personnes. Nous obtenions des réponses qui n’avaient aucun sens. Nous obtenions des non-réponses. De temps en temps, nous obtenions une indication que quelque chose pourrait être fait et nous avions de petits signes, des très petits signes de progrès dans ce domaine.

Par conséquent, nos objectifs ici sont très simples et réellement n’ont pas changé depuis l’année dernière. Nous avons besoin de protéger les résidents du camp d’Achraf et de faire du camp Liberty un point de transit sûr et rapide pour eux avant de se rendre vers d’autres lieux hors d’Irak.

Nous devons retirer l’OMPI de la liste.

C’est la situation la plus grotesque que j’ai vue en 25 ans de services dans les domaines d’enquêtes, juridique et gouvernemental. Il n’existe pas de base factuelle pour maintenir ce groupe sur la liste des organisations terroristes étrangères. Nous n’avons reçu – aucun de mes collègues ici, des généraux, d’anciens directeurs au FBI, des secrétaires d’État à la Sécurité du territoire, des ministres de la Justice – aucun de nous n’a reçu un appel ni un signal de la part de quiconque parmi nos anciens collègues disant que cette organisation en est une, dont nous devrions nous méfier parce que c’est une organisation terroriste. Rien, zéro. Il n’y a pas même eu une fuite à Washington, et vous savez combien les fonctionnaires de notre gouvernement sont prompts dans certains cas pour divulguer des choses. Il n’y a pas même eu une fuite qu’il y a tel document, qu’il y a tel mémorandum préparé, qu’il y a quelque indicateur qui met cette organisation à l’endroit grotesque où le Département d’État l’a mise.

Il l’y a mise en 1997 pour satisfaire l’Iran. L’Iran a déclaré : « Si vous mettez cette organisation sur la liste, nous aurons de meilleures relations. » C’était totalement ridicule. Les relations ont empirées. Comme le gouverneur Ridge l’a dit, lorsqu’il était secrétaire d’État à la Sécurité du territoire, j’étais moi-même directeur du FBI, nous n’avions pas même assigné de personne à l’OMPI parce que nous savions pourquoi elle avait été mise sur la liste. Elle avait été mise sur la liste pour satisfaire l’Iran, et cette politique ainsi que la complaisance et l’arrangement ont continué et continuent encore.

Un des gestes les plus forts que les États-Unis d’Amérique peuvent accomplir, non seulement pour soutenir la liberté en Iran mais également pour envoyer un message clair au régime de Téhéran que son entreprise de terreur touche à sa fin, serait de reconnaître la seule résistance organisée, la seule entreprise organisationnelle des droits de l’homme crédible pour la liberté en Iran, de la retirer de la liste et de la retirer de la liste immédiatement.

Ainsi, une de nos conversations avec un très haut responsable gouvernemental s’est déroulée de la manière suivante. Nous avons dit : « Écoutez, nous ne sommes plus des responsables gouvernementaux désormais. Nous ne demandons pas à avoir accès à toutes les informations que vous avez, mais tout ce que nous savons, tout ce que nous avons entendu ordonne que cette organisation soit retirée de la liste. » Et nous avons dit que « si la décision avait déjà été prise au sein de l’administration, je pense qu’une décision a d’ores et déjà été prise, soit de continuer à les garder sur la liste soit de les en retirer, accélérez simplement cette décision. Vous savez, ne gaspillez pas les seize prochains mois. Nous avons déjà eu seize mois d’écoulés depuis que la cour d’appel a trouvé que le secrétaire d’État avait violé les droits de l’OMPI d’un processus dû, et seize mois de non-réponse. » Si le gouvernement a pris cette décision – nous pensons qu’ils ont pris cette décision parce qu’il n’y a pas de base pour garder la désignation – ils doivent l’annoncer ; ils doivent la mettre en avant ; ils doivent la rendre publique rapidement. Cela serait un immense pas pour nous rendre où nous devons aller.

 

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