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Un changement en Iran est la seule solution pour résoudre la crise au Moyen-Orient et mettre fin au terrorisme

Un changement en Iran est la seule solution pour résoudre la crise au Moyen-Orient et mettre fin au terrorisme

American Thinker

Le 27 décembre 2015
Par Shahriar Kia
Après les attentats de Paris le 13 novembre suivi de la fusillade en Californie, les sociétés démocratiques se précipitent avec inquiétude pour imposer des mesures rigoureuses et de nouvelles lois antiterroristes pour lever un bouclier contre les terroristes et les extrémistes. Bien que ces actions, qui visent à prévenir de telles catastrophes en Europe et aux États-Unis, soient nécessaires, elles ne sont, en réalité, pas à la hauteur.

Le pas le plus important pour mettre fin aux attaques terroristes est de se concentrer sur ses origines et d’arrêter toutes les forces encourageantes derrière ces cultures sectaires. Elles peuvent prendre plusieurs formes comme celle d’ISIS, d’al-Qaïda, du Hezbollah au Liban ou d’autres groupes sans règles et mortels qui agissent d’une manière détournée sous le drapeau de l’Islam.

La vraie solution pour garantir la sécurité mondiale est d’endiguer complètement les origines qui permettent l’expansion de cette mentalité sectaire. Le chef de l’opposition iranienne, Mme Maryam Rajavi, qui a trois décennies d’expérience dans le combat contre le fondamentalisme, a déclaré dans un discours récent à Paris : « Aussi longtemps que les facteurs de motivation culturelle continuent d’alimenter avec détermination le terrorisme en Syrie, en Irak et en Iran, la menace actuelle des groupes terroristes, qui se sont levé comme pouvoir religieux contre la démocratie et la liberté, ne porteront jamais leurs fruits.»

Après avoir été témoin des mesures vicieuses et des fatwas des mollahs iraniens, les groupes terroristes qui ont lancé des attaques malveillantes contre des personnes innocentes ces dernières décennies au nom de l’Islam, sont toutes motivées par la religion. Ces trois dernières décennies, plus de 100 000 politiques dissidents, jusqu’à aujourd’hui, ont été horriblement massacrés par les mollahs dirigeant l’Iran.

Les décapitations, les membres amputés, les femmes violées, les exécutions et les pendaisons des dissidents, même les femmes enceintes en Iran sous le nom de « moharebe » (hostilité envers Dieu) sont toutes des sources de motivation pour ISIS, al-Qaïda, les militants chiites errants en Syrie, en Irak et au Yémen, et aussi, bien entendu, les crimes contre les innocents à Paris et à San Bernardino en Californie.

Cependant, ce qui a rendu plus compliqués l’efficacité et l’impact de la guerre contre le terrorisme et le fondamentalisme, et qui a conduit le monde à oublier complètement les sources de cette crise est le nouveau phénomène appelé ISIS. Bashar el-Assad et le régime iranien sont ceux qui profitent le plus des atrocités d’ISIS, car elles détournent l’attention du principal épicentre du problème et rend légitime l’échec de l’Occident pour ne pas avoir soutenu l’opposition démocratique et modérée en Syrie et dans d’autres pays.

La grande division aujourd’hui dans le monde musulman ne réside pas comme certains l’affirment, entre être chiites ou sunnites, comme si cela était une bataille qui durait depuis des siècles. En fait, la grande division aujourd’hui se situe entre les extrémistes chiites et sunnites contre les musulmans modérés qui ont une vue très différente des autres.

Le gouverneur Tom Ridge, premier secrétaire pour la sécurité nationale des États-Unis a écrit récemment dans un article : « … Les États-Unis doivent joindre leurs forces à celles des musulmans modérés, notamment les dissidents iraniens qui peuvent diriger le combat idéologique de la plus haute importance, promouvant ainsi une interprétation tolérante de l’Islam qui respecte les droits de l’homme, les droits de la femme, la démocratie et l’État de droit. »

Certains font entendre leur coopération avec Bashar el-Assad et Téhéran dans le combat contre ISIS, argumentant que la communauté internationale a besoin d’une force au sol comme celle de Bashar el-Assad et du corps des gardiens de la révolution islamique pour se battre contre ISIS. Ce n’est rien de plus qu’une supercherie et qu’un complot de Téhéran et Damas, et qu’une compréhension simpliste de la crise actuelle qui enlise le Moyen-Orient et le combat contre le terrorisme.

Il faut se rappeler la campagne de désinformation iranienne concernant les armes de destruction massive en Irak qui a conduit à l’invasion de l’Irak par les États-Unis, qui est elle-même une longue histoire. Quoi qu’il en soit, ni l’armée d’Assad – pour ce qu’il en reste – ni le GRI iranien ne sont pas capables de battre ISIS et de le détruire. S’il y avait effectivement une telle probabilité, les résultats seraient déjà visibles sur le sol irakien et syrien.

Le front uni de fondamentalistes, dont le cœur se trouve à Téhéran, essaie de maintenir ISIS et de tirer avantage de ses atrocités pour pouvoir détourner l’attention de l’opinion publique des causes de ce dilemme international. Des comptes rendus confirment que Bashar el-Assad et l’ancien premier ministre Nouri al-Maliki sont tous les deux affiliés au régime iranien. En relâchant 2 000 prisonniers – tous des commandants chevronnés d’al-Qaïda et d’ISIS – ils ont joué un rôle majeur dans l’expansion d’ISIS.

La répression menée par les milices chiites, liées au régime iranien, en Irak ciblant les pays où se trouvent des minorités sunnites a ouvert la voie au recrutement d’ISIS et a énormément encouragé son expansion.

Bien qu’il existe des différences de mentalité entre les groupes extrémistes chiites et sunnites, leurs origines et l’existence d’une unité au sein des fondamentalistes et des terroristes islamiques sont dues au régime iranien des mollahs.

Par conséquent, la stratégie adaptée pour combattre le fondamentalisme et l’extrémisme islamiques est de relever de ses fonctions Bashar el-Assad et de détruire le front dont la capitale et le quartier général se trouvent en Iran. Le régime iranien doit être expulsé d’Irak et de Syrie. Les raisons principales de l’existence d’ISIS ne sont ni plus ni moins que le régime iranien et Bashar el-Assad.

La plus importante des exigences dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme sous la bannière de l’Islam est le rôle militaire que les musulmans doivent jouer et bien entendu, la scène culturelle pour isoler ce phénomène détestable.

Lors d’une récente conférence à côté de Paris, le sénateur Joseph Lieberman a déclaré : « Le CNRI est apparu comme une force puissante basée sur les valeurs de l’Islam, traditionnelle, tolérante et non violente. Une force que le monde non-musulman réclame depuis longtemps. Le monde civilisé a besoin de vous maintenant plus que jamais. »

Sans aucun doute, la récente coalition des pays islamiques en soutien à la démocratie contre le fondamentalisme doit être soutenue et renforcée. C’est seulement grâce à cette politique que le monde pourra se libérer du terrorisme au nom de l’Islam, qu’il soit sunnite ou chiite.

Shahriar Kia est un journaliste porte-parole de l’opposition iranienne dans le camp Liberty, en Irak, qui défend une Iran démocratique, laïque et dénucléarisée. Il est diplômé de l’université du nord du Texas. Son compte Twitter est @shahriarkia.

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