AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeVelayati, conseiller du guide suprême iranien réclamé par l’argentine pour terrorisme

Velayati, conseiller du guide suprême iranien réclamé par l’argentine pour terrorisme

Velayati, conseiller du guide suprême iranien réclamé par l’argentine pour terrorisme

Avec l’AFP – Un juge argentin a réclamé jeudi dernier à l’Irak, l’extradition de l’ex-ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Velayati, en visite à Bagdad. Velayati est un des accusés d’un attentat antisémite en 1994 à Buenos Aires, précise le site internet du ministère de la Justice argentin.

Ali Akbar Velayati, aujourd’hui conseiller diplomatique du guide suprême iranien Ali Khamenei, est visé par une notice rouge d’Interpol, soit une requête demandant l’arrestation d’individus recherchés.

Le 18 juillet 1994, une explosion pulvérisait le bâtiment de l’Amia (Asociación Mutual Israelita Argentina) qui abritait les principales institutions juives d’Argentine, faisant 85 morts et 300 blessés. Vingt-deux ans plus tard, aucun coupable n’a encore été arrêté pour cet attentat, le plus meurtrier de l’histoire du pays.

Velayati fait partie des dirigeants du régime iranien, dont l’ancien président Akbar Hachémi Rafsanjani, accusés par l’Argentine d’avoir organisé l’attentat contre la mutuelle juive Amia. Les tribunaux argentins ont accusé en tout six autres officiels de haut rang du régime iranien d’être impliqués dans cet attentat à la bombe, notamment :Mohsen Rezaee (actuel secrétaire du « Conseil de discernement de l’intérêt du régime » et ancien commandant en chef des pasdaran), Ahmad Vahidi (ancien ministre de la Défense), Ali Fallahian (ancien ministre des Renseignements), Mohsen Rabbani (ancien attaché culturel à l’ambassade d’Iran en Argentine) et Ahmad-Reza Asghari (ancien secrétaire à l’ambassade d’Iran en Argentine).

Alberto Nisman, le procureur qui enquêtait sur l’affaire sensible de l’attentat meurtrier avait été retrouvé mort en janvier 2015. Sa mort suspecte rebondit en Argentine suite au départ du précédent gouvernement argentin qui tentait d’étouffer l’affaire.

L’actuel juge en charge de l’affaire, Rodolfo Canicoba Corral, réclame aux autorités irakiennes d’arrêter Velayati « afin de l’extrader, après avoir appris par la presse internationale que l’accusé s’est rendu mercredi à Bagdad », explique le ministère argentin dans un communiqué.

Avec quelque 300.000 membres, la communauté juive argentine est la plus importante d’Amérique latine.

Bien que le régime iranien a tenté d’étouffer l’affaire avec des complicités en Argentine et ne s’est pas privée de voir assassiner le procureur Nisman, mais ce dossier n’est pas prêt de se terminer et, tôt ou tard, va finir par piéger les actuels dirigeants de Téhéran.