AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeUn ennemi rusé d’Iran ressort ses vieux tours

Un ennemi rusé d’Iran ressort ses vieux tours

Lord Corbett of Castle Vale, mieux connu sous le nom de député Robin d’Erdington, déplore la visite prochainement en Grande-Bretagne d’un ancien ennemi

The Birmingham Post, 30 octobre – Mohammad Khatami, religieux rusé et ancien président d’Iran, nous ressort ses vieux stratagèmes. Pendant plus de huit ans, il a joué le rôle principal d’une campagne publique ingénieusement orchestrée par les ayatollahs visant à tromper la communauté internationale en lui faisant croire en l’expression « mollahs modérés » avec lesquels le monde pouvait traiter. Pendant que le monde faisait les quatre volontés de Khatami, les ayatollahs avançaient à pas de géant vers la réalisation de leurs ambitions nucléaires. Maintenant, alors que le régime de Téhéran fait face, en raison de sa duplicité nucléaire, à la possibilité réelle de sanctions du Conseil de Sécurité de l’ONU, à qui est ce visage qui surgit de nouveau : à notre ecclésiastique souriant, Mohammad Khatami.

Lors d’un voyage récent aux Etats-Unis, tout en défendant les programmes nucléaires du régime iranien et son soutien au terrorisme, Khatami a expliqué à l’Amérique comment elle s’était trompée sur les ayatollahs et a tenu une conférence sur la nécessité d’un dialogue entre les civilisations. Traduit dans la langue de Khatami, cela signifie la nécessité pour les ayatollahs de ne pas cesser de dialoguer avec la communauté internationale pendant qu’ils progressent dans leurs programmes nucléaires. La prochaine étape de cette « grande arnaque » est la visite de Khatami à l’Université de St Andrews, où le 31 octobre, Sir Menzies Campbell, leader du Parti libéral démocrate et chancelier de l’université la plus ancienne d’Ecosse, doit conférer à Khatami le titre honorifique de Docteur en Droit pour « ses efforts pour encourager le dialogue entre religions ».

Mais qui est cet ecclésiastique souriant qui parle de dialogue entre les civilisations ? C’est le même homme qui a déclaré à un journal iranien à quel point il était « fondamentalement et profondément opposé à la civilisation et à la culture occidentales ». Cet ecclésiastique progressiste qui parle de tolérance et de bonne entente a affirmé à propos de l’auteur Salman Rushdie qu’il devait «  être exécuté selon les termes de la fatwa religieuse délivrée par Son Eminence l’Imam Khomeiny. Il ne peut échapper à cette fatwa ». C’est également pendant le mandat présidentiel de Khatami que 27 femmes ont été lapidées en Iran.

Le vrai Khatami a le sang du peuple iranien sur les mains. Pendant plusieurs années, il était le pilier central du régime brutal d’Iran, responsable de l’exécution de plus de 120 000 Iraniens et de l’incarcération et la torture d’un plus grand nombre. Pendant la guerre qui a duré huit années entre l’Iran et l’Irak, Khatami a ordonné la mobilisation de dizaines de milliers d’écoliers pour servir de vague humaine d’assaut à travers des champs de mine. Khatami est également impliqué dans des crimes contre l’humanité et dans le processus de décision qui a débouché sur la fatwa délivrée par l’ayatollah Khomeiny et qui a mené au massacre de 30 000 prisonniers politiques, principalement du groupe d’opposition des Moudjahidine du Peuple d’Iran, à la fin de l’année 1988.

Khatami s’est opposé à ceux qui étaient soucieux des répercussions sociales et internationales de ce massacre et a vigoureusement défendu la fatwa de Khomeiny. Il est très ironique que cet individu soit invité par une université pour recevoir un titre honorifique, alors que c’est sous son gouvernement que la répression la plus sévère des étudiants d’université a eu lieu. Pendant cet épisode de juillet 1999, les mollahs ont réagi aux demandes de liberté et de démocratie des étudiants en envoyant des hommes armés de couteaux, de chaînes et de matraques pour attaquer les étudiants dans leurs résidences universitaires aux premières heures du jour. Un grand nombre d’étudiants ont été sauvagement frappés et d’autres ont même été jetés par les fenêtres des étages supérieurs. Un étudiant a été tué, des centaines ont été gravement blessés et des milliers ont été arrêtés. Ces attaques ont provoqué plusieurs jours de manifestations pacifiques d’étudiants dans les rues qui ont brûlé des photographies des leaders du régime. Les mollahs y ont répondu avec de nouvelles attaques encore plus violentes. Khatami est apparu à la télévision iranienne pour dénoncer les étudiants agissant « contre les intérêts de la nation » et en menaçant d’appliquer des mesures « sévères » contre eux.

Amnesty International a affirmé que beaucoup de personnes parmi les milliers d’étudiants arrêtés en 1999 étaient encore incarcérées à ce jour. Ahmad Batebi en fait partie, ancien vice-président par intérim de l’Union nationale des étudiants ; il était apparu à l’époque en première page de The Economist, brandissant le tee-shirt trempé de sang d’un de ses camarades. Sa santé mentale et physique serait mauvaise en raison de la torture et des mauvais traitements qu’il subit en prison. Le 31 juillet de cette année, un autre de ces étudiants, Akbar Mohammadi, est décédé dans la célèbre prison d’Evine à Téhéran après avoir passé plusieurs années en prison. Amnesty International a déclaré : « Akbar Mohammadi et d’autres étudiants ont été condamnés à mort en septembre 1999 à la suite d’un procès manifestement inéquitable. Il a été brutalement torturé alors qu’il était en détention incommunicado ; son droit à une représentation en justice lui a été retiré ainsi que tout contact avec sa famille ».

Les dernières fois que Khatami est apparu dans les universités iraniennes, il a été chahuté par les étudiants qui l’ont condamné, lui et sa mauvaise foi. La visite prévue à St Andrews à la fin du mois ne fera que venir s’ajouter aux douleurs des nombreux prisonniers de conscience et des étudiants qui croupissent dans des conditions atroces dans les prisons d’Iran et des 95 pourcent d’Iraniens qui méprisent leurs oppresseurs théocratiques. Elle va sans doute aussi rester un épisode honteux de l’histoire glorieuse de la plus ancienne université d’Ecosse.