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Les USA dévoilent la preuve que l’Iran attise les conflits en Irak

Un expert ayant révélé par le passé le programme nucléaire de l’Iran affirme que des agents de Téhéran détiennent des postes de direction clés à Bagdad.
 
WorldNetDaily.com, 30 janvier – Des agents travaillant pour le compte de Téhéran, et impliqués dans les activités d’escadrons de la mort, détiennent des positions élevées dans le gouvernement irakien soutenu par les États-Unis, ainsi qu’à l’Assemblée nationale, selon l’expert sur l’Iran qui a divulgué l’existence du programme d’armes nucléaires du pays.

 Alireza Jafarzadeh, auteur du nouveau livre The Iran threat: President Ahmadinejad and the Coming Nuclear Crisis, a déclaré que les efforts de l’Iran pour placer ses agents au gouvernement irakien faisait partie du plan plus vaste de Téhéran d’exporter sa révolution.
 
Si les USA ont tant de difficultés à remporter la guerre, a-t-il dit, c’est parce que l’Iran fournit aux Irakiens des bombes et des armes qui tuent des soldats américains.
 
Demain, a précisé Jafarzadeh, l’ambassadeur américain à Bagdad, Zalmay Khalilzad, va tenir une conférence de presse afin de présenter le problème des efforts de l’Iran pour fomenter la violence sectaire en Irak.
 
Pendant que l’administration américaine s’efforce de prouver que l’Iran attise les conflits violents en Irak, les sénateurs démocrates, à l’occasion de l’audience de la commission sénatoriale pour les relations étrangères, mettent en garde contre un glissement vers une guerre contre Téhéran.
 
Le sénateur Barack Obama, démocrate de l’Illinois, candidat aux présidentielles de 2008, a déclaré que les sénateurs exigeaient « clarté et transparence dans la politique des États-Unis afin de ne pas répéter les erreurs du passé ».
 
« A mon avis, ce qui préoccupe la plupart d’entre nous, c’est que nous plongions dans des hostilités actives avec l’Iran avant d’avoir poursuivi des approches diplomatiques plus agressives, et sans que les Américains ne comprennent exactement ce qui se passe », a affirmé Obama à John Negroponte, sélectionné pour assumer la fonction d’adjoint de la secrétaire d’État, Condoleezza Rice.
 
Jafarzadeh a affirmé que l’Iran était déterminé à gagner sur trois fronts.
 
« Tout d’abord, sur le front irakien, où l’Iran impose de plus en plus agressivement son influence et sa présence en Irak. Deuxièmement, le front nucléaire ; rien ne peut les arrêter à ce stade. Et enfin, l’Iran cherche à étendre le terrorisme dans la région. »
 
Jafarzadeh a ajouté que l’Iran était un « pays avec lequel il fallait compter » et que les USA « ne remporteraient jamais la guerre par la force militaire ou les négociations ».
 
En août 2002, grâce à ses contacts avec les groupes dissidents à l’intérieur de l’Iran, Jafarzadeh a été le premier à lever le voile sur le programme nucléaire de l’Iran et ses installations secrètes à Natanz et à Arak.
 
Jafarzadeh compare l’Iran à un dragon à cinq têtes, chacune d’entre-elles représentant une force mortelle : ingérence en Irak, programme d’armes nucléaires, terrorisme, opposition à la paix au Moyen Orient et répression de sa population.
 
« Le seul moyen de venir à bout de ce dragon est de frapper le talon d’Achille de ce régime : le mécontentement prononcé de la jeune population en Iran, menée par une opposition organisée. »
 
Jafarzadeh a précisé que jeudi marquait le début de « l’aube de 10 jours » avant l’anniversaire de la révolution islamique du 11 février 1979. Le régime a prévu des activités de grande ampleur dans lesquelles le président Mahmoud Ahmadinejad va commencer à « faire beaucoup de bruit », et qui vont
culminer avec le rejet de la Résolution du Conseil de sécurité de l’ONU visant à mettre fin à son programme d’enrichissement.
 
Selon Jafazadeh, le régime est convaincu que les USA se trouvent dans une position politique de faiblesse que Téhéran peut tourner à son avantage. La puissance de l’armée américaine ne fonctionne pas au Moyen Orient, en particulier en Irak, dit-il.
 
« On ne traite pas avec l’Iran avec des guerres, des bombes ou des négociations ; ça ne marche pas », a assuré Jafarzadeh. « Un changement majeur dans la politique et une nouvelle approche sont nécessaires. La communauté internationale doit soutenir la jeune population d’Iran, dont la majorité désire une nation libre et démocratique. C’est ce dont a peur le président iranien. »
 
Les USA, dit-il, doivent poursuivre le projet à long terme de stopper l’agressivité de l’Iran avant qu’il n’obtienne la bombe nucléaire et qu’il « transforme l’Irak en une république islamique jumelle ».