CNRI – Reflétant l’hostilité profonde à la souveraineté populaire, un haut religieux en Iran a décrété que la démocratie doit être considérée comme un « blasphème » et que la population doit se soumettre à l’autorité absolue du guide suprême.
Le mollah Mohammad Taghi Mesbah Yazdi, qui préside l’institut Khomeiny, a déclaré que même le résultat de l’élection présidentielle était fondé sur l’aval du guide.
Yazdi a tenu ces propos en soutien à la dictature théocratique d’Iran lors d’un discours de Ramadan dans le bureau d’Ali Khamenei, à Qom.
Considérant le peuple comme mineur, il a précisé : « La voix de la majorité ne définit pas ce qui est bon ou mauvais. Si la légitimité de l’État est fondée sur la volonté du peuple, nous ne vaudront pas mieux que des blasphèmes.
« La culture libérale cherche à assurer la volonté de la majorité. Parler du nombre de voix de la population revient à tirer profit de cette expression.
« De nombreux religieux fondent la légitimité de l’État sur la volonté du peuple. Toutefois, si nous appliquons ces méthodes dans la société islamique, nous vivrons bientôt de manière sacrilège.
« Le critère pour déterminer ce qui est bon ou mauvais est le consentement divin, et pour déterminer le consentement divin, on doit prendre la raison et la loi religieuse en considération. »
« L’autorité du guide suprême est au-dessus de la constitution. Il estime parfois dans les intérêts du peuple de voter, et la crédibilité des élections présidentielles est fondée sur son consentement. »

