La deuxième audience du procès sur l’assassinat de Mohammad Hussein Naghdi, représentant du CNRI en Italie, s’est terminée à la cour d’assises de Rome le 30 mai. Le procureur a rapidement lu l’acte d’accusation et expliqué le rôle du régime religieux dans l’assassinat de ses opposants dans d’autres pays, notamment l’Allemagne, la Suisse et la France.
Mme Firminia Moroni, veuve de la victime, a dit à la cour que son époux avait quitté le régime à cause de ses violations choquantes des droits de l’homme et la pression croissante qu’il exerçait sur les opposants et les réfugiés politiques. Elle a ajouté que Naghdi avait été à plusieurs reprises menacé soit par téléphone ou directement par des agents du régime et qu’il en avait averti les autorités italiennes qui ne l’avaient pris au sérieux. Elle a souligné qu’il était une victime de la politique de complaisance avec le régime des mollahs, qui a créé des conditions favorables à l’exécution de ce crime.
Les quotidiens italiens ont rapporté cet événement et le 31 mai, Il Tiempo publiait le récit de Firminia Moroni sur les derniers jours de son époux. « Quelques jours avant son assassinat, peut-on lire, alors que nous nous marchions dans la rue dans la soirée, nous avons tous les deux remarqué deux hommes portant d’étranges barbes, comme les ceux du Hezbollah. Cela nous a inquiété tous les deux jusqu’au 16 mars 1993. Ce jour-là il semblait ne pas vouloir quitter la maison. Il était 8h30 du matin et je lui ai demandé ce qui se passait. Rien, m’a-t-il dit et il est parti. Une heure plus tard, à 9h30 on est venu me prévenir de son assassinat. Deux hommes armés l’avaient abattu dans sa voiture. »
La prochaine audience est prévue pour le 15 juillet.

