vendredi, décembre 9, 2022
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On se tord les mains pour la Syrie, mais pas pour le massacre de 52 Iraniens

Ni le Foreign Office ni le Département d’Etat, n’ont élevé de protestation contre le rôle joué par l’ONU

Par Christopher Booker

The Telegraph (GB), 7 septembre – Dimanche dernier, alors que les yeux du monde étaient tournés vers le brouhaha qui a suivi la tuerie de 1400 Syriens par des gaz empoisonnés, peu d’attention était portée sur un incident dans l’Irak voisin, où des centaines de soldats irakiens et iraniens débarquaient dans ce qui reste d’Achraf, une jolie petite ville du désert, pour assassiner de sang-froid 52 opposants iraniens sans armes – dont beaucoup menottés et tués d’une balle dans la nuque. 

Une des raisons pour lesquelles nous devrions être interpellés par cette tragédie, cependant, c’est que ce massacre, commis sur les ordres directs du guide suprême iranien l’ayatollah Khamenei, est seulement le dernier épisode d’une longue série, dont on peut soutenir qu’elle fait de notre Foreign Office un complice passif du crime. Cela fait longtemps que j’écris sur ce drame incroyable et la manière dont les habitants d’Achraf ont été horriblement trahis, non pas uniquement par le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, mais aussi par un homme nommé Martin Kobler, qui jusqu’à récemment était le représentant personnel en Irak du Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon.

A peine les dernières forces américaines avaient-elles quitté l’Irak en 2009, après avoir donné à chaque habitant d’Achraf une garantie personnelle de protection, que la tragédie, planifiée par leurs ennemis à Téhéran, a été mise en œuvre. Dans un premier assaut sur Achraf, 47 personnes ont été tuées et des centaines de blessées.

Puis en 2011, Kobler a trompé 2000 Achrafiens pour les transférer, sous de faux prétextes, dans une ancienne base américaine, le camp Liberty, qui s’est avéré n’être qu’une sordide prison, où des dizaines d’autres ont été tués ou blessés. 

Le week-end dernier, profitant délibérément de l’attention internationale fixée sur la Syrie, le guide suprême iranien – soutien en chef d’Assad dans la région – a donné l’ordre d’un autre assaut meurtrier sur Achraf, organisé par Ghassem Soleimani, le commandant de la force Qods qui est responsable des actes de terroristes à travers le Moyen-Orient. Comme Ghassem l’a rapporté à Téhéran deux jours plus tard, dans un discours où il a dit “nous soutiendrons la Syrie jusqu’au bout”, la dernière opération à Achraf a été un grand succès. Tout au long de cette horrible histoire, ni le Foreign Office britannique, ni le Département d’Etat américain n’ont élevé la moindre protestation contre le rôle amplement documenté joué par M. Kobler.

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