
Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a sonné l’alarme dans une interview accordée à l’agence de presse italienne ANSA concernant l’escalade du programme nucléaire iranien. Grossi a révélé que le régime avait enrichi l’uranium à 60 % et 90 % de qualité militaire, le plaçant « presque au niveau des pays dotés d’armes atomiques ».
Grossi a exprimé ses inquiétudes quant au fait que l’accord nucléaire de 2015 avec l’Iran, officiellement connu sous le nom de JCPOA, ne soit plus suffisant pour répondre aux capacités du régime. « La philosophie de l’accord original peut toujours être utile, mais cet accord n’est plus nécessaire », a-t-il déclaré. Il a appelé à un nouveau cadre incluant l’Europe, les États-Unis, la Chine et la Russie aux côtés de l’AIEA pour faire face à la réalité du programme nucléaire avancé de Téhéran.
Les remarques de Grossi soulignent la menace croissante posée par les activités d’enrichissement nucléaire du régime iranien, qui ont suscité une condamnation internationale. Une déclaration commune du Royaume-Uni, de la France et de l’Allemagne la semaine dernière a déclaré qu’il n’y avait aucune « justification civile crédible » à l’enrichissement récent de l’uranium par Téhéran, avertissant que cela permet à l’Iran de produire rapidement du matériel de qualité militaire.
Pendant ce temps, le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a révélé de nouvelles conclusions accablantes sur les efforts secrets du régime pour développer des armes nucléaires. Lors d’une conférence de presse à Washington, DC, le 19 décembre, des représentants du CNRI ont accusé Téhéran d’avoir secrètement avancé l’aspect militarisation de son projet nucléaire pour construire une ogive.
Selon le CNRI, les activités du Centre de recherche et d’expansion des technologies sur les explosions et les impacts (METFAZ) se sont intensifiées. Géré sous l’égide de l’Organisation pour la recherche avancée en matière de défense (SPND), le METFAZ utilise une société écran, Arvin Kimia Abzaar, pour déguiser ses travaux sur les détonateurs nucléaires en projets pétroliers. Le CNRI a averti que Téhéran faisait preuve du « plus faible niveau de transparence » dans ses efforts de fabrication de bombes nucléaires, exhortant l’AIEA à inspecter les sites suspects.
Le CNRI critique depuis longtemps la communauté internationale pour son incapacité à demander des comptes à Téhéran, accusant les puissances mondiales et l’AIEA de placer de faux espoirs dans des efforts diplomatiques inefficaces.

