avec AFP – Lors d’une audition mardi 8 juillet devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a déclaré au sujet des négociations des pays 5+1 (Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Chine, Allemagne) avec le gouvernement iranien : « La négociation est censée aboutir au 20 juillet.
Nous sommes partisans d’un accord mais cet accord doit être un accord sérieux ».
« Le nucléaire civil oui, mais la bombe atomique, non », a insisté le ministre, rappelant l’antienne de la communauté internationale concernant le programme iranien.
« Aucune des questions principales n’est résolue », a-t-il dit en citant la question de l’enrichissement d’uranium, le nombre des centrifugeuses, le réacteur à eau lourde d’Arak, le site souterrain de Fordow, et le contrôle international sur la poursuite du programme nucléaire iranien.
Réagissant aux propos du guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a affirmé que son pays aurait besoin à terme de 190.000 centrifugeuses, M. Fabius a estimé que « si on dit c’est 190.000 centrifugeuses ou rien, la discussion ne va pas aller bien loin ».
« Quand je vois les compte-rendus qui me sont fait par (le négociateur français à Vienne), il y a un accord qui a commencé d’être négocié mais la quasi totalité du texte est entre crochets », a-t-il souligné.
M. Fabius a souligné le « contraste » entre des proclamations optimistes « de la part de certains responsables iraniens » et « russes », et le fond des discussions en cours. »Nous souhaitons que l’unité des 5+1 soit préservée », a-t-il déclaré, alors que les grandes puissances et Téhéran tentent de parvenir avant le 20 juillet à un accord définitif sur le programme nucléaire iranien controversé, après une décennie de vaines discussions et de tensions internationales.

