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L’extorsion nucléaire du régime iranien : Obligations de la Communauté internationale

Le Majlis (Parlement des mollahs) a annoncé son soi-disant « plan stratégique » pour forcer la levée des sanctions internationales en décembre, légalisant ainsi l’extorsion nucléaire du régime. Depuis lors, le régime a porté ses violations de l’accord nucléaire de 2015 avec les puissances mondiales à un niveau supérieur. La question est de savoir si le régime va réussir. Et quelle est la bonne politique à adopter vis-à-vis de Téhéran ?

« L’Iran a informé l’Agence qu’afin de se conformer à un acte juridique récemment adopté par le Majlis, l’Organisation de l’énergie atomique de l’Iran a l’intention de produire de l’uranium faiblement enrichi (UFE) jusqu’à 20 % à l’usine d’enrichissement du combustible de Fordow », a déclaré l’Agence internationale de l’énergie atomique dans un communiqué vendredi 1er janvier.

Les signataires européens de l’accord nucléaire ont également qualifié cette action d’« écart considérable » par rapport à l’accord, officiellement connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA).

Le régime n’a jamais respecté ses engagements aux termes du JCPOA. Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui a joué un rôle clé dans la divulgation de l’aventurisme nucléaire du régime, avait déjà révélé en 2017 que malgré la signature du JCPOA, Téhéran n’avait jamais cessé de chercher à obtenir une bombe nucléaire.

Lors d’une conférence de presse, le directeur adjoint du bureau de représentation CNRI au États-Unis, Alireza Jafarzadeh, a montré, à l’aide d’une présentation power point, des cartes, des graphiques et des tableaux de l’organisation secrète ainsi que les noms des personnes impliquées dans le programme d’armement des mollahs – 21 avril 2017

Le régime a également menacé la communauté internationale de violer le « protocole additionnel » et d’expulser les inspecteurs de l’AIEA d’Iran le 21 janvier.

Le régime a toujours nié son intention de produire des bombes nucléaires. Lorsqu’en 2003, le CNRI a divulgué la présence du site nucléaire du régime à Lavizan-Shian, près de Téhéran, les mollahs ont rapidement détruit le site pour détruire les preuves de leur programme nucléaire.

Mais les nouvelles mesures prises par le régime pour violer le JCPOA, telles que la sortie du protocole additionnel et du traité de non-prolifération, ont confirmé que le régime n’a pas d’autres intentions que de fabriquer une bombe nucléaire et de prolonger son sinistre règne.

Le régime tente d’extorquer à la communauté internationale, en particulier à l’Europe, de lui offrir davantage de mesures d’incitation et de lever les sanctions. Téhéran tente également d’exploiter la situation politique aux États-Unis et le changement d’administration pour atteindre ses objectifs malveillants.

Malgré leur violation évidente du JCPOA, les autorités iraniennes affirment qu’elles n’ont pas quitté le JCPOA, et si les États-Unis lèvent les sanctions, le régime respectera ses engagements. Ces propos contradictoires indiquent que l’extorsion nucléaire du régime ne vient pas d’une position de force.

Le régime est confronté à une société rétive. L’obtention d’une arme nucléaire ou un relâchement de la pression internationale pourrait donner aux mollahs de Téhéran l’espoir de gouverner un peu plus longtemps. Le régime rêve d’un retour aux « années dorées » de complaisance.

Le régime n’est pas dans la même position qu’en 2015. Les deux grandes manifestations iraniennes de 2018 et 2019 ont révélé la faiblesse du régime et son inaptitude, ainsi que le désir du peuple iranien de changer de régime. Les protestations en cours en Iran par tous les milieux, identifiant le régime comme la véritable source de tous les problèmes économiques et sociaux, montrent que le régime a échoué à réprimer la société ou à la tromper en accusant les sanctions internationales d’être à l’origine de tous les problèmes.

Alors que les violations permanentes des droits humains et l’exportation du terrorisme ont augmenté, le régime fait du chantage à la communauté internationale par tous les moyens possibles. La saisie du navire coréen dans le golfe Persique, la violation de ses engagements nucléaires et le complot d’opérations terroristes sur le sol européen sont tous destinés à forcer la communauté internationale à céder au régime et à lever les sanctions.

La communauté internationale ne doit pas succomber à l’extorsion nucléaire ou au terrorisme du régime. Comme la Résistance iranienne l’a martelé à plusieurs reprises, l’UE et les autres membres de la communauté internationale devraient imposer six résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies concernant le programme nucléaire du régime et forcer l’arrêt immédiat des activités nucléaires de Téhéran.