samedi, juillet 27, 2024
AccueilActualitésActualités: NucléaireNucléaire: Chirac appelle l'Iran à revenir à la suspension

Nucléaire: Chirac appelle l’Iran à revenir à la suspension

Le président français Jacques Chirac Agence France Presse, PARIS, 29 août – Le président français Jacques Chirac a exhorté lundi les dirigeants iraniens à revenir à "leurs engagements de suspension" des activités nucléaires sensibles faute de quoi, le Conseil de sécurité de l’ONU "n’aurait d’autre choix que de se saisir de la question".

"Aujourd’hui, j’invite les autorités iraniennes à faire le choix de la coopération et de la confiance en examinant véritablement" l’offre de coopération européenne "et en revenant à leurs engagements de suspension des activités liées à la production de matière fissile, conformément à l’accord de Paris" de novembre 2004, a-t-il déclaré.

"Nous en appelons à l’esprit de responsabilité de l’Iran pour rétablir la coopération et la confiance, à défaut desquelles, et je le regretterais, le Conseil de sécurité n’aurait d’autre choix que de se saisir de la question", a ajouté M. Chirac lors d’une réunion annuelle des ambassadeurs français à Paris.

L’objectif des Européens, qui négocient depuis près de deux ans avec l’Iran, "reste de convaincre Téhéran de fournir des garanties objectives du caractère civil de son programme" nucléaire, a souligné le président français. "Il y a de la place pour le dialogue et la coopération", a-t-il dit.

L’Iran a rejeté l’offre européenne détaillée de coopération nucléaire, commerciale et politique remise le 5 août à la République islamique, avant de reprendre le 8 août la conversion d’uranium dans son usine d’Ispahan (centre).

Les pays de l’UE-3 (France, Allemagne et Royaume-Uni) ont décidé d’un commun accord de ne pas négocier avec l’Iran le 31 août, comme ils l’avaient proposé, en raison de la décision de Téhéran de suspendre l’application de l’accord de Paris de 2004.

Les Iraniens soutiennent que leur reprise des activités de conversion ne viole pas l’accord de Paris.

Le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, doit remettre le 3 septembre un rapport à l’exécutif de l’agence sur la reprise de la conversion d’uranium à Ispahan.

Les Etats-Unis ont fait pression ces derniers jours sur d’autres pays pour un renvoi du dossier iranien au Conseil de sécurité en vue de possibles sanctions internationales, si Téhéran ne suspend pas d’ici au 3 septembre ses activités nucléaires sensibles.

Mais des Etats comme la Russie, la Chine, l’Afrique du Sud, l’Inde et d’autres pays non alignés sont réticents à une saisine du Conseil de sécurité de l’Onu, parce que l’enrichissement de l’uranium, dont la conversion est une première étape, est autorisé par le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP).