AFP, 17 octobre – Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a estimé jeudi qu’il était « trop tôt pour tirer des conclusions » après les négociations de Genève sur le nucléaire iranien et que l’histoire incitait Paris à une « ouverture prudente ».
« Il s’est tenu des réunions intéressantes à Genève, les problèmes ont été abordés sur le fond des affaires nucléaires. Tout a été discuté (…). Il est trop tôt pour en tirer des conclusions d’autant que ce que nous avons connu de la part de l’Iran depuis quelques années – le Guide (Ali Khamenei) étant resté le même – nous incite à une ouverture prudente », a déclaré le ministre devant les sénateurs français.
« Il y a depuis l’élection du président Hassan Rohani en Iran un changement de ton incontestable. Nous attendons que ce changement de ton se traduise par un changement de fond », a poursuivi M. Fabius.
Il s’agissait de la première réaction française après deux jours de discussions à Genève, mardi et mercredi, entre une délégation iranienne et des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie), plus l’Allemagne.
« Nous suivions cela avec beaucoup d’attention. La France est une puissance de paix mais en même temps, la France ne confond pas l’apparence avec la réalité », a dit encore M. Fabius.
La Russie a exprimé des réserves notant qu’il n’y avait pas de garantie « de progrès ultérieurs », tandis que Washington a salué une approche « sérieuse et substantielle de l’Iran » qui n’existait pas dans les négociations passées.

