lundi, décembre 5, 2022

Nouvelles pertes iraniennes en Syrie

Six personnes tuées en Syrie, dont un commandant des Gardiens de la Révolution, enterrées en Iran

Les corps d’au moins six hommes, dont un commandant des Gardiens de la Révolution du régime iranien, qui avaient combattu pour le dictateur syrien Bachar al-Assad, ont été enterrés la semaine dernière en Iran. Parmi eux, cinq Afghans, ont été enterrés à Téhéran et dans la région de Damavand et avaient entre 19 et 21 ans. Le commandant des Gardiens de la Révolution, identifié comme Abdolreza Mojiri, a été enterré dans la ville d’Ispahan.

Un nombre croissant de membres des Gardiens de la Révolution (pasdaran) ont été tués en Syrie au cours des dernières semaines. Le régime iranien a envoyé des immigrants afghans en Syrie pour servir en première ligne aux côtés des troupes du dictateur syrien.

Les Afghans, qui vivent comme des immigrants illégaux en Iran, subissent souvent des rafles des Gardiens de la Révolution du régime. On leur donne le choix entre lutter contre le peuple Syrie ou aller en prison en Iran.

Le magazine allemand Der Spiegel a estimé en mai dernier, qu’au moins 700 Afghans ont été tués dans des combats autour de Damas et Alep. Ce recours à des combattants afghans fait partie de la stratégie du régime iranien de soutien au régime d’al-Assad, son allié régional clé, qui est soumis à une pression croissante des combattants de l’opposition démocratique de la Syrie.

Le président du régime iranien Hassan Rohani a déclaré que Téhéran soutiendra Assad « jusqu’au bout ». Un certain nombre d’autres hauts commandants des Gardiens de la Révolution iraniens ont été tués dans le conflit au cours des derniers mois.

En juin, les médias d’Etat iraniens ont déclaré qu’au moins 400 hommes sont morts pour la défense d’Assad et ont été enterrés en Iran.

Le Washington Post a rapporté vendredi: « On ne sait pas précisément comment de nombreux Iraniens se battent en Syrie. Alors que les responsables américains estiment leur nombre à des centaines, Phillip Smyth, un chercheur sur les groupes militants chiites à l’Université du Maryland, estime que quelques 2000 Iraniens pourraient y être déployés ».

Ils semblent être de plus en plus impliqués dans les opérations de combat « direct » au cours de l’offensive russe, ce qui pourrait expliquer le nombre croissant de victimes, a ajouté Smyth.

Le rapport ajoute que le « soutien à un leader autocratique comme Assad, dont les forces sont responsables de la plupart des 250 000 tués dans le conflit, n’est pas une cause populaire pour de nombreux Iraniens, selon les analystes ».

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