mercredi, février 1, 2023
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Massacre de 1988 en Iran : déclaration de députés britanniques

Massacre de 1988 en Iran : déclaration de députés britanniques

Une délégation de la Résistance iranienne a participé à la conférence annuelle du parti des libéraux-démocrates britanniques qui s’est tenu à Bournemouth en septembre. Elle a rencontré les représentants de la Chambre des Communes et de la Chambre des Lords du parti libéral-démocrate, ainsi que plusieurs de ses figures de proue. Ils ont discuté des violations systématiques des droits de l’Homme en Iran et du nombre élevé de pendaisons dans ce pays qui détient le palmarès mondial du nombre d’exécution par tête d’habitant.

Plus de 30 parlementaires des deux Chambres ont signé une déclaration soutenant l’appel de la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, pour mettre fin à l’immunité dont bénéficient les autorités iraniennes responsables du massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988.

Voici la déclaration complète :

Déclaration concernant l’Iran

Appel à l’ONU pour l’ouverture d’une enquête sur le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran

Nous sommes très inquiets concernant la détérioration de la situation des droits de l’Homme en Iran, notamment le nombre grandissant des exécutions qui a dépassé les 3200 sous le mandat du président Rohani, avec plus de 200 exécutions depuis juillet 2017.

Le rapport du 14 août 2017 de la Rapporteuse spéciale de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran étaie ces violations et met en évidence le massacre de milliers de prisonniers politiques pendant l’été 1988 dont des hommes, des femmes, des adolescents et tous les prisonniers politiques qui ont soutenu le principal mouvement d’opposition, l’OMPI.

Le rapport indique que ces exécutions collectives ont commencé à la suite d’une fatwa lancée par le Guide suprême de l’époque, le Rouhollah Khomeiny et confirme les révélations précédentes faisant état de la responsabilité de dirigeants du régime dans ce massacre. Dont le ministre de la Justice, un haut juge de la Cour et le dirigeant d’une des plus grandes fondations religieuses du pays qui était candidat à l’élection de mai dernier.

Le rapport affirme également que « certaines autorités religieuses et le chef de l’appareil judiciaire ont admis que ces exécutions ont eu lieu et, dans certains cas, les ont défendus. Il dénonce « l’intimidation et la poursuite judiciaire de défenseurs des droits de l’Homme qui cherchent la vérité et la justice. »

Nous, les soussignés, soutenons l’appel de la présidente du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), Mme Maryam Radjavi, pour une action de l’ONU et des démocraties occidentales afin de mettre un terme à l’impunité des autorités iraniennes et nous demandons au gouvernement britannique :

– De reconnaître et condamner ce massacre en tant que crime contre l’humanité en accord avec le soutien britannique au travail fait par la Rapporteuse spéciale de l’ONU ;

– De demander au Haut-Commissaire pour les droits de l’Homme de l’ONU d’ouvrir une enquête concernant ces exécutions collectives afin de traduire les responsables en justice. »

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