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L’Irak est devenu un dépôt de drogue d’Iran

L’Irak est devenu un dépôt de drogue d’IranAgence France presse – Une association s’est inquiétée de l’explosion du trafic de drogue en Irak, affirmant que le pays était devenu un important dépôt et un lieu de transit de narcotiques, devant d’Afghanistan et l’Iran.

"Notre pays est devenu un dépôt de la drogue d’Iran et d’Aghanistan et une voie de passage importante", depuis l’invasion américaine de 2003, a déclaré lundi à l’AFP le président de l’association Islah (Redressement en arabe), Adel Abdel Razzak Saïd.

 "Peut être qu’à l’époque de Saddam Hussein, il y avait de la drogue qui transitait par notre pays, mais c’était de petites quantités et les trafiquants risquaient la mort. Aujourd’hui, avec les frontières ouvertes, la police est dépassée par l’afflux de drogue même si elle réussit à mettre la main sur d’importantes quantités", a-t-il souligné.

Il n’existe cependant pas de statistiques précises sur l’ampleur du trafic.

Récemment, le Conseil de contrôle international des narcotiques (INCB) a indiqué que "les trafiquants exploitaient le chaos intérieur" et que "l’Irak était devenu une route de transit pour l’héroïne afghane".

Le président de l’INCB, Hamid Ghodse, avait précisé que les trafiquants utilisaient les mêmes méthodes que celles observées dans les pays en conflit.

D’après M. Saïd, l’opium afghan, brut ou semi traité, et le cannabis d’Iran arrivent en Irak puis sont réexpédiés au Liban, en Jordanie, en Arabie saoudite, en Turquie et en Europe.

Il a précisé que depuis l’ouverture des frontières, de nombreux paysans vivant dans des villages frontaliers du sud et du centre de l’Irak étaient devenus des trafiquants car cela rapportait plus que l’agriculture.

Selon M. Saïd, les toxicomanes en Irak étaient en 2005 25.000 contre 6.300 en 2004. Mais il reconnaît que ce chiffre est sous-estimé car ne sont pris en compte que ceux qui se rendent dans les hôpitaux publics pour recevoir des tranquilisants.

Les villes les plus touchées sont Bagdad, la ville sainte chiite de Kerbala, la localité méridionale d’Amara et la cité pétrolière de Kirkouk, selon Islah.