lundi, novembre 28, 2022
AccueilActualitésActualités: AchrafLes Iraniens manifestent à Londres en faveur de la Cité d'Achraf en...

Les Iraniens manifestent à Londres en faveur de la Cité d’Achraf en Irak

Manifestation à Londres en faveur de la protection de la Cité d'AchrafRight Side News, 20 juillet – Des centaines d’Iraniens se sont réunis à l’extérieur du bureau britannique du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour lui demander de prendre des mesures afin que les forces de la coalition en Irak continuent à protéger les membres de la principale force d’opposition iranienne, les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), à la Cité d’Achraf, dans la province irakienne de Diyala.

 

Le 17 juin 2008, le Conseil des ministres irakien a publié une directive en six points, exigeant de prendre le contrôle d’Achraf en soulignant que l’OMPI sera expulsée d’Irak et que certains membres seront poursuivis en justice. Une nouvelle directive interdit toute forme de soutien aux résidents d’Achraf par les Irakiens et les non-Irakiens.

« Nous sommes réunis ici pour protester contre des nouvelles inquiétantes comme quoi la Coalition en Irak envisage de transférer au gouvernement irakien la protection de 3500 membres du principal mouvement d’opposition démocratique iranien, les Moudjahidine du peuple, résidant au camp Achraf », a déclaré Lord King of West Bromwich du Parti travailliste au pouvoir. « L’expulsion forcée des résidents d’Achraf serait une grave violation du droit international humanitaire et du principe de non-refoulement. La directive du gouvernement irakien est donc une violation flagrante du droit international humanitaire et de ses dispositions », a-t-il dit.

«Le transfert de la protection des résidents d’Achraf aux forces de sécurité irakiennes, connues pour être infiltrées par les agents du régime iranien, conduirait à une catastrophe humanitaire. Il ne fait guère de doute que les demandes du gouvernement irakien de prendre le contrôle d’Achraf sont le résultat de pressions exercées par Téhéran, qui considère l’OMPI comme la principale menace et l’obstacle essentiel pour atteindre ses objectifs sinistres en Irak », a ajouté Lord King.

Elizabeth Sidney, présidente de la Fédération internationale des femmes contre le fondamentalisme et pour l’égalité, qui a rencontré avec Lord King des autorités du CICR parallèlement à la manifestation, a déclaré ensuite que la Croix-Rouge suivait en urgence la question.

« La Croix-Rouge doit veiller à ce que les résidents d’Achraf continuent d’être protégés par la Coalition. Tout manquement serait une invitation à une catastrophe humanitaire », a déclaré le professeur Assiter, un éminent défenseur des droits de l’homme.

Les dispositions pertinentes du droit international, du droit international humanitaire et des Conventions de Genève interdisent le transfert de la protection du Camp Achraf. Dans une lettre du 20 mars 2007, le CICR a souligné que « les habitants du Camp Achraf ne doivent pas être déportés, rapatriés ou expulsés en violation du [principe de non-refoulement] ou déplacés à l’intérieur de l’Irak, en violation des dispositions pertinentes de la Loi humanitaire internationale. » De même, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a exhorté « la Force multinationale d’éviter toute action qui pourrait mettre en danger la vie ou la sécurité de ces personnes (les résidents du Camp Achraf), comme leur expulsion forcée d’Irak ou leur déplacement forcé en Irak. »

Lord King et d’autres personnes ont remis au CICR une lettre qui disait en partie : « Remettre la sécurité de ceux qui sont à Achraf, alors qu’ils sont désarmés et n’ont pas les moyens de se protéger contre toute action hostile, à un gouvernement qui a déjà fait part de son intention de les expulser vers l’Iran constitue en soi une grave violation du droit international et du principe de non-refoulement ».

« L’appareil de sécurité de l’Irak est connu pour avoir été infiltré par les agents du régime iranien. En tant que tel, le transfert de la protection d’Achraf créerait une catastrophe humanitaire, que le CICR ne peut pas laisser de se produire. »

« Nous exhortons le CICR – en tant que mandataire des Conventions de Genève – à prendre d’urgence position sur cette question pressante pour empêcher le transfert d’Achraf aux forces irakiennes », ajoute la lettre.

Bureau de représentation du Conseil national de la Résistance iranienne au Royaume-Uni
Le 20 août 2008

Note :
Tout le personnel de l’OMPI à la Cité d’Achraf bénéficie du statut de « personnes protégées » en vertu de la Quatrième Convention de Genève. À ce titre, leurs droits fondamentaux ne doivent pas être violés, et ils ne peuvent pas être extradés vers un autre pays ou déplacés contre leur gré à l’intérieur de l’Irak.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe