CNRI – Dans un entretien sur al-Sharqia TV, le Vice-président irakien Tariq al-Hashemi, a explicitement déclaré que la présence de l’OMPI en Irak entre non seulement dans le cadre de la juridiction nationale irakienne, mais relève d’une question internationale. La communauté internationale devrait donc y trouver une réponse. Il a souligné que la présence de l’OMPI en Irak est légitime et légale, et qu’aucun mal ne devrait lui être fait. L’OMPI est l’hôte de l’Irak et doit être traitée dans cet esprit.
Al-Sharqia : Le Président a-t-il abusé de son pouvoir ?
Tariq al-Hashimi : Jusqu’à ce jour, le Président n’a pas mis à exécution ses qualifications spécifiques ni les fonctions qui lui sont assignées par la constitution. Aujourd’hui, le Président et le Vice-Président peuvent arrêter toute décision exécutive prise par tout organisme ou à tout niveau et évaluer si la décision est constitutionnelle ou pas.
Al-Sharqia : Le Président, comme vous l’avez souligné, n’a pas joué son rôle, néanmoins, il a outrepassé les pouvoirs que la constitution lui a donnés. Par exemple, lorsque le Président Jalal Talibani s’est rendu à Téhéran et a commencé à prendre des engagements concernant le retrait des forces américaines ou encore le camp d’Achraf – nonobstant la manière dont ce « symbole » a été reçu, comme vous l’avez qualifié de « symbole du peuple irakien », et la manière dont il a été traité à ses différentes visites en Iran. N’est-ce pas outrepasser et franchir la ligne d’abus des pouvoirs présidentiels ?
Tariq al-Hashimi : En ce qui concerne l’OMPI, je ne suis pas au courant des détails ; peut-être le Président a-t-il certaines informations. Je ne suis pas au courant de la réalité de l’avenir de la présence de l’OMPI sur le sol irakien. Mais, aujourd’hui, leur présence est en fait une présence légale qui s’inscrit dans le cadre de la juridiction internationale. Il existe une législation internationale qui réglemente cette présence.
Al-Sharqia : Nous ne parlons pas des informations que le Président a reçues, nous parlons de ses pouvoirs selon la constitution.
Tariq al-Hashimi : Certainement, cette question relève des qualifications et des pouvoirs de la branche exécutive. Aujourd’hui, le Président fait partie de la branche exécutive et par conséquent, la décision concernant cette question doit être prise en coordination avec le conseil des ministres et le Président. Mais je parle de la dimension internationale de la question. La présence de l’OMPI aujourd’hui est non seulement dans le cadre de la juridiction nationale, mais aussi internationale. Cela signifie que sa présence, la présence de ressortissants étrangers sur le sol irakien, est en accord avec une décision internationale. En conséquence, c’est à la communauté internationale de résoudre en réalité ce problème.
Al-Sharqia : Vous faites référence à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran ?
Tariq al-Hashimi : Oui. Par conséquent, je dis que le Président a peut-être certaines informations que je n’ai pas, mais je dis que nous ne devrions pas sortir du cadre des lois internationales. Nous devons les traiter comme les hôtes de l’Irak ; nous ne devrions pas les traiter autrement ni leur nuire d’aucune manière, jusqu’à ce que leur situation finale soit réglée en accord avec les lois internationales.

