jeudi, février 9, 2023
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le régime théocratique iranien représente mal et rien d’autre – Golpar Parvardeh

le régime théocratique iranien représente mal et rien d autre - Golpar Parvardeh

A la veille de la Journée mondiale des droits de l’Homme, l’Union des associations iraniennes en Europe a parrainé une conférence qui a eu lieu le mardi 8 décembre, en présence de Maryam Radjavi, la présidente élue de la Résistance iranienne, le sénateur Joseph Lieberman, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis, et le professeur Alejo Vidal-Quadras, ancien vice-président du Parlement européen (de 1999 à 2014).

Voici l’intervention qu’à prononcé Zahra Nezhad-Shahrokhi à cette occasion:

D’abord, merci de me laisser partager cet évènement avec mes braves et incroyablement courageux congénères. Éminents invités, chers amis. Je me réjouis de ce rassemblement aujourd’hui pour une cause si importante et je suis heureux de pouvoir m’exprimer.

Je m’appelle Golpar Parvardeh. J’ai 22 ans. Je suis né et j’ai grandi à Stockholm en Suède, où j’étudie actuellement le journalisme conjointement avec des études culturelles.

Je suis honoré d’être ici avec vous aujourd’hui, comme représentant d’une génération de jeunes iraniens qui, d’une manière ou d’une autre, s’identifient comme faisant partie de ce que j’ai choisi d’appeler la diaspora iranienne, cherchant la liberté en Iran.

Je viens aussi du monde du sport. Et plus particulièrement – la gymnastique, où j’ai été assez chanceux pour disputer une place au sein de l’équipe nationale de Suède et ce qui a été, je suppose que nous pouvons le dire ainsi, une réussite. Par conséquent, je parle aujourd’hui au nom des athlètes irano-suédois, des sportifs et des hommes en Iran aussi bien que n’importe qui s’identifiant aux idées de démocratie et de liberté au dedans comme au dehors l’arène sportive.

Bien que je ne sois pas ici pour vous parler du processus de diaspora ou de ses aspects, j’aimerais appuyer le fait que j’en suis aussi le résultat en étant ici. Et aujourd’hui, grâce au CNRI et à l’OMPI, la diaspora iranienne de reste connectée avec ses racines et il y a une plateforme où je peux m’exprimer.

Je crois que la nouvelle génération d’Iraniens a bénéficié de la perspective d’où leurs parents viennent et de la société où ils ont grandi.

Je crois aussi que la cause principale de l’engagement de cette jeune génération d’iranien en dehors de ce pays est que nous avons été témoin des injustices et des blessures infligées à ceux que nous aimons le plus.

Je porte la peine que mes proches portent, car la majorité de ma famille est emprisonnée, non seulement à cause de leur activisme politique, mais aussi à cause de leur désir d’aller à l’université et de s’éduquer, et un de mes oncles a été exécuté. Personne ne parle vraiment de cette partie, mais je la ressens depuis que je suis enfant. Et rien qu’en regardant ces gens dans les yeux, je trouve suffisamment de raisons pour m’engager encore plus dans ce mouvement pour défendre les droits de l’Homme.

Il est clair que le régime théocratique ne représente pas le peuple iranien. Ce régime et ce qu’il défend sont mal dans tous les aspects.

Moralement. Éthiquement. Politiquement.

De la façon dont je le vois, le monde change. Nous sommes au milieu d’une période dans laquelle nos voix sont représentées. Ces voix parlent depuis longtemps et connaissent leur cause depuis longtemps. Mais comme la conscience globale augmente en ce qui concerne le présent, comme le passé, elles sont de plus en plus entendues.

Je suis fière de représenter les Iraniens qui croient en la démocratie et je pense que c’est la voix de l’Iran. Merci pour votre attention.