Le chef de la majorité du Sénat américain, Mitch McConnell, a défendu le 15 mars la lettre que lui et 46 autres sénateurs républicains ont envoyée le 9 mars aux dirigeants du régime iranien. Dans cette lettre, ces sénateurs ont averti que tout accord signé avec l’administration Obama pourrait être révoquée par un futur président aux Etats-Unis.
Le sénateur McConnell a également exprimé son inquiétude de voir le président Obama conclure « un très mauvais » accord nucléaire avec l’Iran.
« Le président se apprête à faire ce que nous croyons est une très mauvais deal.
Il ne veut clairement pas que le Congrès intervient datte cette affaire. Et nous sommes inquiets à ce sujet », a dit McConnell à la chaîne CNN.
Par ailleurs, le candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, a déclaré : « Le président Barack Obama pourrait faire taire les critiques qui le visent, en s’éloignant d’un accord nucléaire avec l’Iran ».
Dans un article publié le vendredi 13 mars par le journal « USA Today », Romney a précisé qu’un tel geste de la part du président américain sera «courageux» et «juste».
Le candidat républicain à la présidence en 2012 a affirmé : « La conclusion d’un accord pourrait être considérée dans un premier temps comme succès politique pour le président Obama. Mais, l’histoire nous a montré que les accords signés avec des tyrans fanatiques ont une durée de vie très courte. »
« Eviter de conclure un accord faible c’est peut-être trop attendre de la part d’un président qui n’a pas respecté sa propre ligne rouge en Syrie, mais l’espoir est toujours permise », a-t-il ajouté.
Romney a fait remarquer que dans le passé, des accords nucléaires avec la Corée du Nord ont été révoqués, malgré le fait que ces accords-là étaient beaucoup plus rigoureux que celui proposé actuellement par John Kerry.

