mardi, décembre 6, 2022
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Le chargement des biens du cinquième contingent des Achrafiens a duré une semaine en raison des restrictions draconiennes des autorités irakiennes

Les résidents ont été privés d’une grande partie de leurs biens

L’inspection des biens du cinquième contingent des résidents d’Achraf, commencé le 27 avril à la demande et en accord avec les Nations-Unies, a duré une semaine (du 27 avril au 3 mai) en raison des retards intentionnels et des restrictions de toutes sortes imposés par les forces irakiennes. Les inspections individuelles des résidents, commencé le 3 mai, s’est poursuivie le 4 mai.

1- Dans ce nouveau groupe, plusieurs malades et handicapés nécessitant des soins particuliers, ont refusé de se rendre à Liberty en raison du manque de moyens nécessaires à Liberty et l’interdiction pour eux d’emporter leurs bungalows et véhicules spécialement aménagés. Si les Nations-Unies s’étaient engagées, à travers de nombreuses lettres et emails, à pourvoir les minimums nécessaires pour les malades et handicapés à Liberty, il semble cependant que le régime des mollahs a dissuadé Maliki et son conseiller à la sécurité, lors de la récente visite à Téhéran, d’honorer leurs engagements vis-à-vis des Nations-Unies.

2- Au cours de l’inspection du 5ième  groupe, les caméras des forces irakiennes ont filmé et photographié, avec insistance et application, les visages de chacun des résidents d’Achraf. Cet espionnage flagrant, dont les conséquences seront l’arrestation d’un plus grand nombre de familles des membres de l’OMPI en Iran, a provoqué les vives protestations des résidents d’Achraf. Au mois de novembre 2011, la Résistance iranienne avait remis aux Nation-Unies et aux autorités américaines une liste de 177 membres des familles des Achrafiens arrêtés en Iran.

3- Selon un rapport des Achrafiens remis aux représentants des Nations-Unies, le 3 mai à 8h, le brigadier irakien Ahmad a accompagné une quarantaine d’agents des services iraniens vers le lieu des inspections pour leur permettre d’identifier, d’injurier, et par moments, lapider les résidents d’Achraf. Ces agents étaient également présents sur le trajet des résidents lorsqu’ils sont allés se recueillir pour la dernière fois sur les tombes de leurs camarades dans le cimetière Perle. Il ne fait aucun doute que le gouvernement irakien avait informé le Gestapo des mollahs du calendrier des inspections et du départ des résidents d’Achraf.

4- De nombreux articles et affaires des résidents n’ont pas été autorisés. Notamment le drapeau iranien, les sacs de couchage, les chaises à roulettes, les planches de bois, la peinture, les récepteurs d’antenne parabolique, les lecteurs de CD, les enregistreuses, les imprimantes, les photocopieuses, les écouteurs, les antennes TV, l’encre des photocopieuses ; même les bicyclettes, les souliers et raquettes de sport ont été considérées des articles interdites et retirés des containers, avec sauvagerie et devant le regard des inspecteurs des Nations-Unies.

5- Au cours des inspections, les agents irakiens ont volé des biens des résidents, notamment des articles ménagers, des articles électriques, des téléphones portables et des accessoires d’ordinateur. Beaucoup des cartons contenant les affaires des résidents ont été abîmés et déchirés en raison des brutalités et des tentatives hâtives de vol. Les observateurs de la MANUI ont pris des photos des cartons vidés ou à demi vides. Les forces irakiennes ont essayé de jeter la responsabilité de ces vols aux conducteurs de camions innocents qui se trouvaient à quelques kilomètres du lieu.

6- l’ensemble des rapports des agents irakiens sont mensongers, tout autant que leurs promesses et signatures. Au début ils ont déclaré qu’à Liberty il y avait des bungalows adaptés et très bien équipés pour les malades et handicapés, et qu’il n’était pas nécessaire de transférer les bungalows spécialement aménagés pour ces derniers. Les Nations-Unies ont même écrit que la partie irakienne a promis d’allouer un bungalow complet et équipé à chacun des malades et handicapés. Or ce n’était que des propos dénués de vérité. Ensuite, le commandant irakien a envoyé ses subordonnés pour prendre des photos des prétendus bungalows équipés à Liberty pour venir les comparer avec ceux d’Achraf. Ensuite il a prétendu que les résidents avaient empêché l’entrée du photographe et caméraman. Ce qui n’était que pure mensonge.

7-  Les accords officiels conclus avec le représentant spécial des Nations-Unies, et même le protocole d’entente signée entre le gouvernement irakien et l’ONU, n’ont aucune valeur aux yeux de la partie irakienne. Par ailleurs, les observateurs internationaux qui sont témoins du comportement odieux de forces irakiennes, ne peuvent les en empêcher. L’implication directe du régime des mollahs et de ses espions dans ce projet est de plus en plus visible. Cette ingérence est une « ligne rouge » que les résidents d’Achraf et de Liberty, et l’ensemble des membres et sympathisants de la Résistance iranienne, ne sont pas prêts à supporter.

8- Les agences de presse Fars et Mehr, affiliés aux pasdaran et au Vevak (ministère des renseignements du régime iranien), citant leurs agents irakiens, ont prétendu que les biens mobiles et l’immobilier de l’OMPI à Achraf, sont les propriétés du gouvernement irakien. L’agence Fars, citant un certain Adnan Chahmani,  un agent irakien des pasdaran, a déclaré : « Le gouvernement irakien ne doit pas céder aux demandes de l’OMPI. D’autant plus qu’ils ont demandé que le gouvernement irakien leur verse une indemnité de 500 millions de dollars équivalents à la valeur de leurs biens mobiliers et immobiliers à Achraf.

9-  Par ailleurs, Salim Al-Jabouri, le président de la Commission des Droits de l’homme du Parlement irakien, a déclaré : « il n y a aucune loi qui puisse autoriser la confiscation des biens des résidents d’Achraf, d’autant plus que les appels en ce sens n’ont jamais reçu l’approbation du Parlement irakien, ni des parties concernées ». Il a ajouté que « de tels procédés concernant les biens des résidents d’Achraf constituent une atteinte aux droits d’autrui, ce que nous ne sommes pas prêt d’autoriser ». Il a ajouté : « toute tentative pour confisquer les biens des résidents d’Achraf va à l’encontre des conventions des Nations-Unies, de la 4ième  convention de Genève et Des droits de l’homme. Car ils sont considérés des réfugiés en Irak,  nous devons respecter les lois ». Al-Jabouri a demandé au gouvernement irakien de ne pas céder aux pressions du régime iranien concernant son attitude vis-à-vis des réfugiés iraniens d’Achraf et de Liberty, car cela ne regarde que les affaires intérieures de l’Irak.
 
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 4 mai 2012

 

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