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La Résistance iranienne appelle à nouveau à une enquête indépendante de l’ONU sur le massacre et les enlèvements à Achraf

Massacre d’Achraf – N°92

Retarder l’enquête revient à aider les responsables du massacre, en particulier Maliki et ses maitres à Téhéran, à échapper la justice

Le 13 novembre, dans une audition à la Chambre des Représentants des Etats-Unis Brett McGurk, sous secrétaire d’Etat adjoint pour l’Irak et l’Iran, a souligné : « Après l’attaque du 1 septembre (…) nous avons bien appelé à une enquête et à ce que l’ONU s’implique dans ce processus. » Auparavant également, le Département d’Etat et l’ambassade américaine à Bagdad et la secrétaire d’Etat adjointe aux affaires du Moyen-Orient avaient appelé à une enquête exhaustive et indépendante sur l’attaque contre le camp d’Achraf.

Lors de la même audition, les parlementaires ont vivement critiqué le retard pris à mener cette enquête : « en 74 jours, rien n’a été fait, sans parler d’une enquête indépendante (…) Cinq attaques sur Achraf et Liberty – cinq – sur une période de plusieurs années. Pas un criminel n’a comparu en justice ; pas un (…) je ne sais pas ce que nous faisons, pas un seul des témoins n’a été entendu sur la dernière attaque. »

Dans une visite au camp Liberty le 16 septembre de M. McGurk, en compagnie du représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et de représentant du HCR, les habitants de Liberty avaient exigé des investigations indépendantes et détaillées sur ce massacre par une mission d’enquête internationale et que les auteurs soient livrés à la justice. Ils avaient souligné que c’était nécessaire pour éviter la répétition de cette catastrophe.  

Auparavant, le 2 septembre, Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, avait souligné la nécessité d’investigations minutieuses par une mission d’enquête internationale, la saisine de ce dossier par le Conseil de Sécurité et le jugement des auteurs.

Le 30 septembre, les représentant des habitants avaient demandé au Secrétaire général de l’ONU  d’assumer la responsabilité de l’enquête et de ne pas permettre que ce massacre tombe dans l’oubli comme les quatre précédents et la torture psychologique des membres de l’OMPI et que les accusés  puissent ainsi s’échapper et préparer le terrain  à des massacres encore plus grands. Le retard mis par l’ONU intervient au moment où le pouvoir irakien à travers son enquête téléguidée et contrôlée, cherche à justifier ses crimes précédents et à préparer le terrain aux prochains carnages. Le communiqué n°86 du secrétariat du CNRI du 1e novembre révélait les conclusions de ces soi-disant investigations de la commission d’enquête de Maliki, pétries de mensonges à la Goebbels faisant des otages et des 42 membres de l’OMPI survivants du massacre, les auteurs de l’agression du 1er septembre.

Le 25 septembre, une délégation de 3 hommes envoyée par le général Chemari, commandant de la police de  Diyala et  commandant de l’attaque du 1 septembre, s’est présentée au camp Liberty pour interroger quelques uns des 42 survivants du massacre d’Achraf. Deux hommes de cette délégation étaient le colonel Abdulamir Chemari et le général Khalis al-Tamimi, tous les deux adjoints de Chemari et commandants de l’attaque sur Achraf. Malgré le fait que les avocats des habitants aient rejeté cette enquête illégale, un des témoins a décrit ce qu’il a vu du massacre pendant quatre heures et demie. Cependant, à la fin, la délégation a refusé de même lui donner une copie de sa déposition. Les habitants ont souligné à la délégation que les 42 survivants étaient prêts à témoigner si un représentant de l’ambassade américaine ou des Nations Unies était présent et si une copie de leur déposition leur était remise. Cette question a été transmise à la MANUI et à l’ambassade des USA à plusieurs reprises ; néanmoins, l’ONU s’est abstenue d’interférer.

Alors qu’il existe une large demande de la communauté internationale pour une enquête impartiale, les Nations Unies s’abstiennent et cela va sans aucun doute encourager le gouvernement irakien et le régime iranien à répéter ces atrocités.  La Résistance iranienne appelle une fois de plus à une enquête indépendante dans l’immédiat sur le massacre et les enlèvements du 1er septembre et souligne que tout retard en la matière n’aboutira qu’à aider les auteurs du massacre, en particulier Maliki et ses maitres de Téhéran, à échapper à la justice.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 novembre 2013

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