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La répression en Iran a augmenté sous Hassan Rohani, par un chroniqueur de Washington

« Hassan Rohani n’est pas Mikhaïl Gorbatchev, et ce n’est pas une phase de la perestroïka. L’Iran n’est pas en train de s’ouvrir, de devenir plus occidental ou d’une certaine manière, plus libéral ». Et « la nature du régime iranien n’a pas changé du tout », a écrit la chroniqueuse américaine Anne Applebaum.

Dans une chronique publiée cette semaine dans le Washington Post, la rédactrice affirmait que « le niveau de répression à l’intérieur du pays a augmenté depuis l’élection du président « modéré » Rohani, en 2013. Le nombre de condamnations à mort a augmenté. En 2014, l’Iran a mis en oeuvre le plus grand nombre d’exécutions du monde, mis à part la Chine. L’année dernière, le nombre d’exécutions pourrait être supérieur à 1000 …dont beaucoup étaient mineurs ou condamnés sur des preuves douteuses ».

« La pression politique et la discrimination religieuse ont aussi augmenté. Les femmes qui ne portent pas le voile sont encore susceptibles d’être arrêtées et condamnées. Les sanctions pour l’apostasie, l’adultère et l’homosexualité sont encore fortes, et peuvent aller jusqu’à la peine capitale. Les dissidents culturels sont également sous pression, d’autant plus depuis que l’affaire du levage des sanctions a été annoncée ».

Après avoir présenté un bref compte rendu des violations des droits de l’Homme en Iran depuis l’arrivée d’Hassan Rohani au pouvoir, la rédactrice affirme que le régime de Téhéran n’est pas un partenaire diplomatique fiable, parce qu’il fait partie des « régimes qui ont besoin de la violence pour réprimer leurs citoyens ».

L’auteur croit aussi que « dans les circonstances actuelles, l’investissement étranger est beaucoup plus susceptible d’enrichir l’élite existante. Si c’était le cas, cela engendrerait une plus grande répression, une désinformation plus efficace et, bien sûr, plus d’argent pour l’exportation de l’idéologie de la révolution iranienne en Syrie, au Liban et en Irak. »

« Le changement est en train d’arriver au sein de la diplomatie du Moyen-Orient. Mais le changement ne vient pas en Iran. Et tant qu’il n’y aura pas de changement, l’Iran restera une source d’instabilité et de la violence dans toute la région », conclut la rédactrice.

 

SourceThe Washington Post