jeudi, décembre 8, 2022
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La politique d’accueil des réfugiés de l’Albanie doit être reconnue – Alejo Vidal-Quadras

La politique d’accueil des réfugiés de l’Albanie doit être reconnue – Alejo Vidal-Quadras

L’Albanie mérite une meilleure reconnaissance de son engagement pour la démocratie et les droits humains, engagement qu’elle illustre par son enthousiasme pour accueillir des réfugiés politiques venus d’Iran, a écrit mardi l’ancien Vice-Président du Parlement Européen pour EurActiv.

« L’Albanie, en particulier, se distingue en jouant un rôle prépondérant dans l’accueil de réfugiés de la communauté d’iraniens expatriés venus de l’ancienne base militaire américaine Camp Liberty, en Irak. Les 3 000 membres à peu près de cette communauté font partie de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI), premier groupe d’opposition démocratique contre la théocratie islamique qui règne actuellement en Iran » a écrit le Dr. Vidal-Quadras, homme politique espagnol et Président du Comité International en Quête de Justice (International Committee In Search of Justice, ISJ), une ONG basée à Bruxelles.

« En avril 2014, je me suis rendu dans la capitale albanaise Tirana et ait rencontré le Premier Ministre Edi Rama et le Président Bujar Nishani, ainsi qu’un certain nombre de ministres et de responsables du parlement. J’ai été très impressionné par leur approche humanitaire et leur engagement lorsque j’ai avancé l’idée d’aider plus de réfugiés du Camp Liberty. »

« Ces réfugiés iraniens sont bloqués en Irak depuis 2009, menacés par le danger imminent que représente le gouvernement allié de l’Iran. À cette époque ils avaient déjà reçu la promesse d’une protection en vertu des Conventions de Genève, et en 2012 ils ont été déplacés de force de leur ancienne résidence au Camp Achraf sous la promesse que le Camp Liberty ne serait qu’une transition temporaire avant un processus de déplacement dans des pays sûrs. »

L’Union Européenne a « négligé » ses engagements envers les résidents du Camp Liberty, a affirmé M. Vidal-Quadras. « C’est encore plus vrai de la part des États-Unis, qui ont aidé à négocier la transition.»

« Pendant mes années au Parlement Européen j’ai eu connaissance d’un déluge d’attaques malveillantes dirigées contre l’OMPI. Après des années d’expérience directe il m’est devenu évident que toute cette campagne était orchestrée par le régime iranien et ses agents à l’étranger. Au début de ma rencontre avec la Résistance, beaucoup de mes collègues m’ont averti qu’il serait plus habile politiquement d’être prudent dans mes relations avec eux. »

« Et pourtant avec les années, et après avoir lu toutes sortes de rapport et de points de vue favorables ou défavorables à l’OMPI, j’ai admis qu’il s’agissait d’un véritable mouvement démocratique méritant mon soutien sincère et sans faille. »

« L’OMPI croit à un islam tolérant opposé à l’intégrisme. C’est la notion au cœur de la coalition d’opposition, le Conseil National de la Résistance Iranienne (CNRI), sous la présidence de Maryam Radjavi, qui a établi un programme en dix points pour le futur de l’Iran. Il inclut des élections libres et justes, la fin de la discrimination institutionnelle contre les femmes et les minorités, la dénucléarisation du pays, une économie de libre marché, la liberté d’expression et d’association, et la séparation du religieux et de l’État. »

« Il semble juste de dire que l’implication d’un pays envers les valeurs démocratiques peut être mesuré aux alliances et aux partenariats qu’il établit. En autorisant les membres de l’opposition iranienne à entrer dans le pays, l’Albanie a effectivement démontré son engagement envers la démocratie, la laïcité, et les droits de l’homme, à la fois nationalement et internationalement. »

« En l’absence du nécessaire leadership de l’UE, l’Albanie a joué un rôle bien plus grand proportionnellement pour résoudre ce grave problème que l’UE ou les États-Unis – un fait qui ne devrait laisser aucun doute quant à son aptitude politique et idéologique à se tenir aux côtés de ces grandes puissances sur la scène mondiale. »

« Dans leurs relations, aussi limitées soient-elles, avec le régime iranien, les dirigeants européens se sont obstinés à qualifier le Président iranien Hassan Rohani de « modéré », tandis qu’il a supervisé la pire période d’exécutions en Iran depuis les années 90, avec plus de 2 300 personnes pendues depuis son élection en 2013. Pendant ce temps, la répression des dissidents a continué sans relâche, affectant non seulement la population iranienne dans le pays mais aussi les activistes de la sphère d’influence iranienne, tels que les résidents du Camp Liberty », a fait remarquer le Dr. Vidal-Quadras.

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