CNRI LAlliance américaine pour un Iran démocratique nous a fait parvenir sa réaction à la décision de transférer le dossier nucléaire du régime iranien au Conseil de Sécurité de lONU :
Enfin ! Cest officiel, le dossier nucléaire de lIran a été transféré au Conseil de Sécurité de lONU pour de nouvelles mesures. Cest une bonne nouvelle et un pas stratégique en avant, qui aurait dû se faire depuis longtemps. Le pas-de-deux russe de Téhéran au début de la semaine, na pas trompé beaucoup de gens. Il a occupé de nombreuses Unes, avant de se terminer comme un autre épisode du feuilleton bien connu du régime clérical pour semer la division et gagner du temps.
Cependant, étant donné les détails du dossier de lIran, le renvoi aurait dû se faire en automne 2003, juste après le rapport de lAgence internationale de lénergie atomique (AIEA) racontant les 18 années de mensonges et de dissimulations de lIran pour couvrir son programme darmes nucléaires secret.
Lancien négociateur en chef de Téhéran, Hassan Rohani, sest récemment vanté de son succès pour prolonger les négociations, profitant de la feuille de vigne diplomatique que lui offraient les pourparlers avec lUE-3.
Daprès le Sunday Telegraph, Rohani a déclaré dans une réunion à huis clos que « dès le départ, les Américains nont cessé de dire aux Européens que «les Iraniens mentent et vous trompent et ils ne vous ont pas tout dit. Les Européens nous répondaient : nous leur faisons confiance. »
Rohani a déclaré lors de son audition au Conseil suprême de la révolution culturelle que « lorsque nous négociions avec les Européens à Téhéran, nous étions encore en train dinstaller des équipements dans le site dIspahan. Il y avait beaucoup de travail à faire pour finir le site et les travaux là-bas. En réalité, cest en créant une situation banale, quon a réussi à terminer Ispahan. »
On parle de processus diplomatique « progressif » au Conseil de sécurité de lONU. Et cest une zone où les Américains doivent continuer à montrer de la fermeté et leur leadership pour faire rouler la balle le plus vite possible. Vu la futilité des négociations pour stopper le programme nucléaire iranien et à la lumière des aveux de Rohani, un processus diplomatique prolongé offre à Téhéran un temps précieux. Posséder larme atomique est un pilier de la stratégie nucléaire du régime religieux, et il nabandonnera pas.
La nouvelle vigueur de Washington et son sens du leadership pour organiser une campagne internationale concertée contre Téhéran sont franchement bienvenus. Les USA devraient continuer à élargir leur cercle de partenaires au-delà du Conseil de Sécurité et les faire avancer vers ce qui est nécessaire pour stopper la quête nucléaire de lIran. Ces efforts dans lédification dune coalition doivent viser un isolement diplomatique et économique du régime de Téhéran qui sinscrit dans une politique générale de changement de régime par le biais du mouvement de résistance de la population iranienne.
Nous ne devons pas oublier que lIran est dirigé par une tyrannie religieuse décidée à assurer sa pérennité et sa survie par la répression interne, le terrorisme et le développement des armes de destruction massive. Dans sa nature et dans sa structure, ce régime na aucune capacité de changement de lintérieur et doit donc être remplacé. Ceci, et non un espoir naïf de « changement dattitude », est la réalité la plus essentielle qui devrait gouverner notre politique vis-à-vis de lIran.

