lundi, novembre 28, 2022
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La double tâches du CGR : répression intérieure et terrorisme à l’étranger

Première partie   

Par Reza Shafa*

CNRI – Le 24 février 1979, le très officiel quotidien Keyhan annonçait la fondation du Corps des gardiens de la révolution (le CGR). L’annonce est passée quasiment inaperçue jusqu’à ce qu’il soit rendu officiellement public trois mois plus tard.

Dans les premiers jours qui ont suivi la révolution, l’idée a été annoncée par Ibrahim Yazdi, le vice-premier ministre pour les Affaires révolutionnaires comme une loi adoptée par le Conseil Révolutionnaire de l’époque, un organe qui opérait sans branche exécutive. 

Avec l’aide de l’ayatollah Lahoti, représentant des mollahs dans ce conseil, Yazdi s’est chargé de former la nouvelle force. Dans son statut préliminaire, la tâche du CGR comprenait « le maintien de l’ordre dans les villes et les zones rurales, combattre les complots [contre la révolution], neutraliser les actes de sabotage dans les bâtiments publics, les monuments nationaux et les lieux publics ainsi que dans les ambassades, empêcher toute infiltration d’opportunistes dans les rangs de révolution, mettre en oeuvre les ordres du gouvernement provisoire islamique et exécuter les arrêts des tribunaux révolutionnaires islamiques Spéciaux". Le CGR a été provisoirement basé dans le vieux bâtiment du gouvernorat militaire de Téhéran.

Une fois l’ordre émis, un conseil de sept membres a été chargé de diriger la nouvelle force : Mohammad Monfared, commandant; Mohammad Gharazi, comptable; Mohammad Ali Besharati, logistique; et Mohsen Rafiqdoust, recrutement et personnel.

Ce conseil n’a duré que quelques mois. En mai 1979, une nouvelle équipe a été officiellement annoncée avec une nouvelle équipe de commandants : Javad Mansouri, commandant; Abbas Abu-Shareif, opérations; Kolahdouz, formation ; Mohammadzadeh, officier politique; Mohammad Ali Besharati, inspection et enquête; Mohsen Rafiqdoust, logistique et Foroutan, officier des relations publiques.

La première mission du CGR a été de réprimer le soulèvement des minorités ethniques arabes dans la province du sud-ouest du Khouzistan. Immédiatement après est venue cette nouvelle mission, celle de réprimer supprimer toutes les critiques contre Khomeiny dans le pays.

A suivre …

*Reza Shafa est un expert des réseaux de renseignements du régime iranien, en Iran et à l’étranger. Il a mené des recherches poussées sur le VEVAK, les services secrets du CGR et la force Qods. Il contribue actuellement au site du CNRI.

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