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La délégation parlementaire de l’UE demande à Catherine Ashton, d’intervenir de toute urgence pour empêcher le déplacement forcé des résidents d’Achraf en Irak

 
 
Vice-président du Parlement européen : «Les résidents d’Achraf n’auront pas d’autre choix que de résister à un déplacement forcé. »
 
Communiqué de pressem 23 novembre 2011
La délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak a rencontré l’ambassadeur Jean De Ruyt, représentant spécial de la baronne Catherine Ashton sur le camp d’Achraf, dans une réunion à Bruxelles le mardi 22 novembre.

Ils ont discuté de la crise croissante dans le camp d’Achraf dans le nord de l’Irak et des menaces grandissantes sur la sécurité de ses résidents. La délégation a également examiné les moyens d’éviter un massacre imminent des résidents exigé par le régime iranien, via les troupes à leurs soldes au sein du gouvernement et de l’armée irakienne.
 
La session a critiqué le document présenté au Parlement européen par le gouvernement irakien énonçant des plans pour le déplacement des résidents d’Achraf en Irak et l’a jugé inacceptable. La session a conclu que le déplacement des résidents d’Achraf est illégal et se traduira par un massacre. La délégation a appelé à l’intervention urgente de l’Union européenne et de la Haute Représentante pour empêcher le déplacement forcé des résidents d’Achraf et éviter la catastrophe humanitaire qui en résultera.
 
La délégation a exprimé sa gratitude à l’ambassadeur De Ruyt et lui a demandé de mobiliser tous les efforts des États membres, des Nations Unies et d’autres autorités compétentes, dans le cadre des résolutions du Parlement de l’UE, afin d’empêcher le déplacement forcé des habitants et de reporter la date butoir de la fermeture du camp fixée par le gouvernement irakien d’ici fin 2011, impossible à réaliser. Seul un report de ce délai pourrait faciliter le travail du HCR pour les entretiens et l’enregistrement des 3400 résidents d’Achraf et accélérer le processus de leur évacuation vers des pays d’accueil tiers.
 
La session a souligné que la MANUI doit explicitement et sans ambiguïté rejeter le plan irakien pour le déplacement forcé, qui est conçu pour tuer les habitants. Le HCR devrait exiger l’accès immédiat aux résidents pour lancer le processus d’enregistrement et de détermination ultérieure du statut de réfugié pour chacun des résidents. Des appels ont également été lancés par les députés à l’attention de la baronne Ashton et de l’ONU pour qu’ils rompent leur silence face à l’intransigeance de l’Irak et son agressivité.
 
S’exprimant après la réunion, Struan Stevenson, président de la délégation pour les relations avec l’Irak, a déclaré: «J’ai révélé lors de cette séance le plan sinistre du gouvernement irakien pour déplacer les résidents d’Achraf à la prison d’Al-Mothanna à Bagdad et j’ai expliqué que, après deux massacres, nous devons tous maintenant dire «plus jamais ça».
 
«Le monde a été choqué par les crimes du gouvernement irakien dans cette prison en avril 2010 et de nombreuses agences de presse internationales comme Associated Press ont rapporté sur la torture perpétrée par les autorités irakiennes, impliquant des chocs électriques, des viols et des passages à tabac dans cette prison. Mais ce camp de concentration immonde est ce que les Irakiens ont en tête pour les hommes et les femmes d’Achraf. Ils seront alors dépouillés de leurs téléphones et caméras afin que la communication avec le monde extérieur soit impossible. Ils seront à la merci d’un gouvernement qui les considèrent comme des terroristes et qui a montré sa volonté de les assassiner indistinctement par le passé.
 
« J’ai souligné lors de notre réunion que le HCR devrait dire au gouvernement irakien que ses excuses et ses obstacles au progrès ont clairement été dénoncés comme un objectif visant à préparer l’assassinat de sang-froid ou la déportation des résidents d’Achraf vers l’Iran, où ils devront faire face la torture et des exécutions certaines.
 
« Les États membres doivent immédiatement accepter des résidents d’Achraf, en particulier les malades et les blessés, et les personnes qui ont été demandeurs d’asile ou qui ont des relations familiales dans les pays européens.
 
« Toutes les promesses du gouvernement irakien sont sans valeur. Quelques heures avant le début de l’attaque en avril 2011, les résidents d’Achraf avaient reçu un message via l’ambassade américaine du Premier ministre irakien donnant l’assurance qu’il n’y aurait pas de violence. Lorsque les résidents d’Achraf seront dispersés en petits groupes, les forces irakiennes et iraniennes, particulièrement la force terroriste Qods, pourront les torturer et les assassiner sans que le monde en soit informé. »
 
Esther de Lange, vice-président de la délégation de l’Irak, a déclaré qu’il était temps que l’Union européenne fasse pression sur l’Irak et exerce une influence considérable en tant que principal bailleurs de fonds du développement en Irak et un partenaire commercial majeur. « Soyons proactifs », a-t-elle déclaré à l’ambassadeur De Ruyt.  « Nous devrions au moins travailler pour prolonger ce délai. »
 
Alejo Vidal Quadras, vice-président du Parlement européen, a souligné dans cette session:
« Toute tentative de déplacer les résidents d’Achraf en Irak est illégale, inhumaine et un prélude à un massacre » et il a appelé la MANUI à  » s’opposer fermement contre les plans dangereux de Maliki pour déplacer les résidents d’Achraf « . Il a ajouté que « les résidents d’Achraf ont montré toutes sortes de flexibilité, ils ont accepté le plan du Parlement européen pour être transférés vers des pays tiers, en dépit de leur droit évident de rester à Achraf, où ils ont vécu pendant les 25 dernières années, ils ont rempli des requêtes individuelles de demande d’asile. Mais ils ne sont pas du tout disposés à être déplacés de force à l’intérieur de l’Irak et il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils se portent volontaires pour être abattus. S’ils sont déplacés de force, ils n’auront pas d’autre choix que de résister ».
  
Struan Stevenson, eurodéputé
Président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak
Bruxelles

 

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