mardi, novembre 29, 2022
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Iran: Khamenei ouvre la voie à de futures violations de l’accord nucléaire

Khamenei, contraint d'approuver l'accord sur le nucléaire iranien, ouvre la voie à de futures violations et obstructions

Le 21 octobre, le Guide suprême du régime iranien, qui est profondément préoccupé par les conséquences pour son régime de l’accord nucléaire (Plan global d’action conjoint) avec les pays du P5 + 1, a été contraint d’approuver l’accord après 100 jours d’attente, dans une lettre à Rohani et a déclaré qu’il approuvait la résolution du 10 août 2015 du Conseil suprême de sécurité nationale du régime dans ce sens.

 Entre temps, profitant de la faiblesse et la complaisance de la politique occidentale à l’égard du régime, il a soulevé avec charlatanisme de nouvelles conditions et fait des déclarations ambiguës afin de pouvoir garder l’option de transgresser les termes de l’accord et ouvrir la voie à de futurs obstructions dans sa mise en œuvre. Il a également cherché à relever le moral de ses forces démoralisées.

Avant cela, le 13 octobre dernier, Khamenei a dû intervenir pour mettre fin à une crise sans précédent qui s’est illustrée pendant les délibérations du Parlement sur l’accord nucléaire. Les factions du régime ont assimilé cette intervention à un coup d’État contre le parlement. Son président, Ali Larijani, déclarait le 18 octobre : « je ne suis pas impliqué dans l’évaluation du dossier nucléaire. Celui-ci relève du Guide suprême de la révolution ».

Trois mois après la signature de l’accord sur le nucléaire iranien, les luttes intestines ont atteint un nouveau pic. La position de Khamenei, et par effet de conséquent de l’ensemble du régime, a été fragilisée. Dans ce contexte, dans sa lettre à Rohani, Khamenei a évoqué certaines conditions vagues et équivoque pour signifier que si les pays du P5 + 1 violaient les conditions de l’accord, « le gouvernement devra prendre les mesures nécessaires pour mettre un terme à l’application du Plan global d’action conjoint ».

Il a en outre souligné que l’accord « contient un grand nombre d’ambiguïtés et de lacunes structurelles et en l’absence d’une surveillance minutieuse et permanente cela risque d’aboutir à de grands préjudices pour le pays dans le moment présent et dans l’avenir ».

Khamenei a également écrit : « Dans la déclaration de l’Union européenne et du Président des Etats-Unis, il convient de préciser que les sanctions seront supprimées dans leur intégralité et que toute déclaration dans le sens du maintien de la structure des sanctions sera considérée comme une violation du Plan global d’action conjoint. »

Le 21 octobre, dans une interview sur la chaine du régime, Abbas Araqchi, principal négociateur nucléaire et vice-ministre des Affaires étrangères, déclarait: « une partie des remarques de Khamenei dans sa lettre à Rohani sont déjà pris en compte dans le Plan global d’action conjoint, mais il y avait une autre partie qui a été ajoutée par Khamenei et dont le gouvernement devra obéir et prendre en compte ».

Craignant l’indignation de la communauté internationale vis-à-vis des atrocités du régime en Iran et son terrorisme brutal dans la région, Khamenei a écrit : « Dans la période de 8 ans, l’imposition de toute sanction [y compris pour le terrorisme ou les droits de l’Homme] par les pays impliqués dans les négociations, sera considérée comme une violation du Plan global d’action conjoint et le gouvernement devra alors mettre fin à sa mise en œuvre. » Araqchi a reconnu que cela constitue une nouvelle appréciation de l’accord et que le gouvernement se soumettra à l’interprétation de Khamenei.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 22 octobre 2015

 

 

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