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Joseph Lieberman : souvenez-vous du rôle de l’Iran dans les attentats du 11 septembre

Joseph Lieberman : souvenez-vous du rôle de l’Iran dans les attentats du 11 septembre

Les fonctionnaires ayant une mauvaise mémoire ne devraient pas récompenser Téhéran pour ses actes mortels avec comme cadeau la levée des sanctions.

CNRI – The Wall Street Journal a publié un article le 7 septembre 2016 de M. Lieberman. Il soulignait le rôle du régime iranien dans la tragédie historique du 11 septembre. Il critiquait rationnellement et de manière constructive son rôle en affirmant : « Il est temps de tenir pour responsable le régime iranien pour son agression dangereuse et son soutien au terrorisme. » Voici ci-dessus le texte intégral.

« N’oublions jamais » est l’engagement que les Américains ont fait après le 11 septembre 2001. Pourtant, parfois nos dirigeants semblent oublier le rôle de l’Iran dans les pires attaques terroristes sur le sol américain et l’assistance continue de l’Iran envers les organisations et les opérations terroristes dans le monde.

Pendant ces 15 dernières années, les opérations militaires et des services secrets menés par les États-Unis ont tué plusieurs chefs d’Al-Qaida et ont endommagé la capacité du groupe de planifier et d’exécuter des attaques similaires. Mais le partenaire clef d’Al-Qaida, l’Iran, n’a jamais été tenu responsable pour son rôle – bien que la commission du 11 septembre a trouvé qu’« il y avait des preuves accablantes que l’Iran avait facilité le transfert des membres d’Al-Qaida vers et depuis l’Afghanistan avant le 11 septembre, et quelques-uns d’entre eux étaient des futurs pirates de l’air du 11 septembre. »

Le département d’État a déclaré que l’Iran est le premier État au monde qui soutient le terrorisme. Ce qui n’est pas compris de manière adéquate, cependant, c’est la volonté du régime de travailler avec les extrémistes des sectes sunnites dans le monde arabe et ailleurs – même s’il se voit comme un vengeur de la communauté chiite. L’Iran aide les organisations terroristes sunnites et chiites – dont le Hamas sunnite et les djihads islamiques sunnites, tout comme le Hezbollah chiite et les milices chiites en Irak.

Les liens de l’Iran avec Al-Qaida remontent au Soudan dans les années 90, lorsqu’Oussama Ben Laden vivait dans la capitale, Khartoum. Le spécialiste religieux soudanais, Ahmed Abdel Rahman Hamadabi, a organisé la rencontre du cheikh Nomani, un émissaire iranien, avec ben Laden et le dirigeant en devenir d’Al-Qaida naissant. Selon l’intellectuel Rohan Gunaratha, le cheikh Nomani « avait accès aux plus hauts échelons du pouvoir à Téhéran. »

En résultat à ces consultations, Matthew Levitt et Michael Jacobson de l’institut de Washington ont conclu : « l’Iran et Al-Qaida sont parvenus à un accord informel pour coopérer, avec l’Iran fournissant des explosifs, des renseignements et un entrainement pour la sécurité à l’organisation de Ben Laden. » Car le corps des gardiens de la révolution islamique (Pasdaran) soutenait déjà le Hezbollah opérationnellement et financièrement, un véhicule était en place grâce auquel ils pouvaient soutenir et influencer Al-Qaida.

Travailler avec le Hezbollah a permis à l’Iran une grande liberté pour faire passer de l’argent et des armes et pour entrainer les membres d’Al-Qaida à des tactiques mortelles qui pourraient être employées dans le monde entier, notamment contre les États-Unis. Selon une découverte du juge John D. Bates du District de Columbia dans le cas de 2011 de James Owens contre la république du soudan, les attentats à la voiture piégée de 1998 visant l’ambassade des États-Unis au Kenya et en Tanzanie étaient des résultats directs de l’entrainement des Iraniens.

Après le 11 septembre, l’Iran est devenu un paradis plus important pour les combattants d’Al-Qaida qui ont fui l’Afghanistan lorsque les talibans sont tombés. L’Iran a déclaré que ces terroristes étaient « en état d’arrêt ». En réalité, l’Iran a redonné régulièrement leur liberté de mouvement en Iran et la possibilité de l’Irak et l’Afghanistan pour mener à bien des attaques. Depuis leur base sécurisée en Iran, les membres d’Al-Qaida ont planifié des opérations terroristes, dont celles de 2003 à Riyad, en Arabie Saoudite, qui a fait 26 morts, dont huit Américains. Et celles de 2008 au Yémen contre l’ambassade américaine qui a tué 16 personnes, dont six terroristes.

Il a fallu 10 ans au gouvernement américain pour reconnaitre publiquement que l’Iran avait aidé Al-Qaida. En 2011, le département du trésor américain a officiellement accusé l’Iran, comme The Wall Street Journal l’a formulé : « de forger une alliance avec Al-Qaida dans un pacte qui permet aux groupes terroristes d’utiliser le sol iranien comme un point de transfert pour l’argent, les armes et les combattants jusqu’à ses bases au Pakistan et en Afghanistan. »

Aussi récemment que le 20 juillet 2016, les États-Unis ont mis sur liste noire trois membres d’Al-Qaida qui vivaient en Iran, déclarant que ces conseillers d’Al-Qaida en Iran avaient aidé les groupes djihadistes sur le champ de bataille, avec des moyens financiers et logistiques et en coopérant avec les autorités iraniennes. Les lettres déclassifiées trouvées pendant la descente de mai 2011qui a tué Ben Laden révèlent le rôle crucial de l’Iranpour Al-Qaida. Dans une lettre en 2007, Ben Laden avait demandé à Al-Qaidav de ne pas viser l’Iran, car « l’Iran est notre principale artère pour les fonds, le personnel et la communication. »

Pourtant, même les États-Unis avaient contesté le soutien de l’Iran au terrorisme, les législateurs à Washington ont poursuivi des relations proches avec Téhéran. Dans les années qui ont suivi le rapport, les découvertes des Cours et du gouvernement américain ont exposé l’alliance Iran-Al-Qaida. Les États-Unis ont mené les pays connus comme P5+1 à passer un accord avec l’Iran qui au mieux reportent les ambitions nucléaires de l’Iran – tout en leur donnant des milliards de dollars et un chemin légal vers des armes nucléaires dans l’avenir. Nous avons négocié avec notre ennemi, le régime iranien, alors qu’il a déclaré et démontré le désir de détruire notre pays.

Pendant le 15e anniversaire du 11 septembre, les États-Unis ne devraient pas récompenser l’Iran pour ses actes mortels avec comme cadeau la levée des sanctions et l’assouplissement de l’embargo sur les armes et les restrictions de missiles balistiques. Il est temps de tenir responsable le régime pour ses agressions violentes et son soutien au terrorisme.

M. Lieberman, un ancien sénateur américain du Connecticut, est président de l’union contre l’Iran nucléaire.

 

Source : The Wall Street