Une brusque volte-face s’est produit dans le programme d’Ebrahim Raïssi, le président du régime iranien, qui fut contraint d’annuler son voyage prévu à Genève, succombant aux vives critiques internationales et aux pressions croissantes exercées sur les Nations Unies (ONU) et le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR).
La condamnation, amplifiée par un appel collectif signé par 328 anciens dirigeants mondiaux, juges, lauréats du prix Nobel, responsables de l’ONU, experts des droits de l’homme ainsi que des ONG, a gagné en popularité avec une plainte déposée auprès du ministère public fédéral suisse.
Victory in Geneva: Global outcry forces cancellation of Raisi's UN visit
In the face of relentless rain and biting cold, the National Council of Resistance of Iran (NCRI) staged a vibrant rally outside the UN's European headquarters in Geneva, Switzerland, on 13 December. The… pic.twitter.com/eLK19xACZX
— Firouz Mahvi (@FirouzMahvi) 13 décembre 2023
Notamment, sept anciens dirigeants mondiaux ont aligné leurs voix sur le tollé mondial, exhortant l’ONU à retirer l’invitation de Raïssi à Genève. Les députés suisses Balthasar Glättli et Nicolas Walder ont également renforcé cet appel, soulignant l’impératif de tenir Raïssi pour responsable du fameux massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988.
Lundi 10 décembre, une requête légale a été officiellement déposée, exhortant les autorités suisses à arrêter Ebrahim Raïssi lors de sa visite prévue et à l’accuser de crimes contre l’humanité liés au massacre de prisonniers politiques en 1988.
Cette pétition, examinée lundi par Keystone-SDA, plaide en faveur d’une enquête approfondie sur Raïssi pour génocide et crimes contre l’humanité présumés. Les accusations spécifiques incluent l’implication directe dans la torture et les exécutions extrajudiciaires lors du massacre de 1988 qui a coûté la vie à plus de 30 000 prisonniers politiques, principalement des membres et des partisans de l’Organisation Moudjahidine du peuple (MEK/OMPI).
Adressée au procureur fédéral suisse Andreas Muller, la pétition appelle explicitement à l’arrestation et à la poursuite du président iranien Ebrahim Raîssi. D’anciens prisonniers politiques, fervents partisans de la Résistance iranienne résidant en Suisse, témoignent personnellement de l’implication de Raïssi dans une commission responsable du sort tragique de milliers d’opposants emprisonnés lors de la répression de 1988.
L’annulation du voyage de Raïssi, évidemment en réponse à la menace imminente de poursuites judiciaires, souligne une fois de plus la capacité de la Résistance iranienne à inciter à des actions audacieuses et à faire preuve de courage pour affronter le régime terroriste iranien.
Cette évolution fait écho à l’incident d’octobre 2021, lorsque le régime des mollahs a annulé la visite de Raïssi à Glasgow, en Écosse, initialement prévue pour participer à la 26e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP26). L’annulation fait suite à une pétition signée par l’ancien député écossais Struan Stevenson et de nombreux militants des droits de l’homme.
Dans le cadre d’une initiative parallèle, une pétition officielle a été soumise au chef de la police Iain Livingstone, chef de la police écossaise, demandant l’ouverture d’une enquête criminelle contre le président Raïssi. Cet appel est fondé sur le principe de compétence universelle, centré sur les allégations de génocide et de crimes contre l’humanité. Simultanément, un effort correspondant a été lancé avec la police métropolitaine.
Dans ce contexte tumultueux, les Iraniens et les partisans de la Résistance iranienne en Suisse ont organisé mercredi 12 décembre à Genève un grand rassemblement. L’objectif premier est d’implorer la communauté internationale d’expulser la dictature cléricale de l’ONU.
Bien qu’il ait été condamné à 70 reprises par l’ONU depuis 1981, le régime persiste à maintenir le pire bilan en matière de violations des droits humains au niveau national. En outre, il continue de s’engager dans le terrorisme mondial et dans la guerre régionale pour renforcer son emprise sur le pouvoir. Le rassemblement aspire à mettre ces problèmes flagrants au premier plan et à exiger une action décisive sur la scène internationale.

