
Dans un contexte marqué par l’effondrement de l’économie, une corruption systémique et de graves pénuries de carburant — autant de facteurs ayant poussé la population iranienne à un niveau inédit d’indignation et d’épuisement —, la résistance démocratique iranienne a mobilisé un vaste front international pour faire écho à la contestation qui gronde dans les rues d’Iran. Du 16 au 22 août 2026, des sympathisants du CNRI et de l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ont organisé des manifestations coordonnées, des sit-in et des expositions publiques dans de grandes villes d’Europe et d’Amérique du Nord. Portant la voix d’une population épuisée, en proie à de graves difficultés socio-économiques et à la violence brutale de l’État sous le nouveau Guide suprême Mojtaba Khamenei, ces actions mondiales ont exigé l’arrêt immédiat des exécutions, réclamé la fermeture des missions diplomatiques iraniennes servant de centres d’espionnage et appelé la communauté internationale à reconnaître la volonté du peuple iranien d’instaurer une république démocratique et laïque.
21 août 2026
À Berlin, des partisans du CNRI ont poursuivi le sit-in qu’ils tiennent devant l’ambassade du régime iranien, marquant ainsi près de six mois de mobilisation ininterrompue contre la violence d’État, les exécutions systématiques et la politique d’apaisement diplomatique. Les manifestants ont réitéré leur exigence de fermeture totale de l’ambassade, la qualifiant de centre d’espionnage et de terrorisme d’État, tout en prônant l’instauration d’une république démocratique fondée sur le plan en dix points de Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI. À Paris, des militants ont organisé un stand de livres et une exposition de photos mettant en lumière le maintien en détention de manifestants arrêtés lors du soulèvement de janvier 2026 ainsi que la multiplication des condamnations à mort sous la dictature des mollahs. Une initiative de sensibilisation similaire a été lancée à Winchester, au Royaume-Uni, où l’association « Academics in Exile » a organisé une exposition photographique ayant suscité un vif intérêt du public et permis de recueillir des signatures pour des pétitions réclamant une intervention des Nations unies contre la répression étatique. Parallèlement, de grands rassemblements et des manifestations de solidarité, organisés dans le cadre de la campagne mondiale « Non aux exécutions », ont eu lieu à Stockholm, Oslo, Copenhague et La Haye ; Parviz Khazaei, représentant du CNRI pour les pays nordiques, y a appelé à une action internationale décisive contre l’appareil de terreur de Téhéran. Simultanément, des commémorations coordonnées en hommage aux martyrs du massacre de 1988 et aux dissidents disparus se sont tenues à Berlin, Berne, Aarhus, Paris, Rome, Munich, Toronto et Ottawa, où la foule a scandé des slogans rejetant tant l’autocratie monarchique que le régime théocratique.
Irvine (Californie) : Des Irano-Américains se rassemblent en soutien à la campagne « Les mardis sans exécution »
20 août 2026
Marquant son 173e jour consécutif, le sit-in devant l’ambassade à Berlin s’est poursuivi avec détermination ; les manifestants ont souligné que les gouvernements occidentaux devaient mettre fin à leur politique d’apaisement envers Téhéran et soutenir la aspiration du peuple iranien à une démocratie laïque. À Paris, des sympathisants du CNRI ont organisé une nouvelle exposition de photos et une action de sensibilisation, présentant le programme de la Résistance iranienne comme la voie incontournable vers la justice, la paix et les libertés civiles fondamentales, tout en dénonçant les violations persistantes des droits humains à l’encontre des prisonniers politiques en Iran.
19 août 2026
Réunis sur la place du Dam à Amsterdam, des expatriés iraniens et des sympathisants de la résistance ont organisé une manifestation publique s’inscrivant dans le mouvement « Les mardis sans exécution », réclamant l’abolition immédiate de la peine capitale et la libération de tous les détenus politiques. Les manifestants ont insisté sur le fait que ni le retour de la monarchie ni le maintien de la théocratie au pouvoir ne reflètent la volonté du peuple iranien. Pendant ce temps, à Paris, des militants ont poursuivi leurs actions de sensibilisation via des expositions de photos et des stands de livres, dénonçant l’escalade des exécutions perpétrées par le régime pour étouffer le mécontentement interne né du soulèvement national de janvier 2026.
18 août 2026
À Göteborg, des partisans du CNRI se sont rassemblés en solidarité avec la 134e semaine de la campagne « Les mardis non aux exécutions », alertant sur le danger grave et immédiat qui menace les prisonniers politiques dans les geôles du régime iranien et exprimant un soutien explicite aux unités de résistance des Moudjahidines du peuple (MEK) actives à l’intérieur du pays. De l’autre côté de l’Atlantique, à Toronto, la députée canadienne et ancienne ministre Judy Sgro s’est jointe aux membres de la communauté irano-canadienne à Queen’s Park pour un rassemblement solennel et une exposition marquant le 38e anniversaire du massacre de 1988, au cours duquel plus de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés, tout en exigeant la fin de la vague actuelle d’exécutions. À Irvine, en Californie, des militants irano-américains ont organisé un rassemblement et une exposition de photos commémoratives, rendant hommage aux manifestants exécutés et réaffirmant leur engagement en faveur de l’instauration d’une république démocratique et laïque en Iran.
Une exposition à Winchester attire l’attention sur l’escalade des exécutions et des violations des droits humains en Iran
16 août 2026
Des manifestations spontanées ont éclaté devant les représentations diplomatiques iraniennes en réaction à la pendaison, plus tôt dans la journée, du manifestant Shahram Sadeghi, arrêté lors du soulèvement de janvier 2026. Devant l’ambassade d’Iran à Oslo, des manifestants, rejoints par Parviz Khazaei, représentant du CNRI pour les pays nordiques, ont condamné l’exécution de Sadeghi, appelé à la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et exigé la fermeture de l’ambassade, qualifiée de plaque tournante des opérations de renseignement du régime. Devant le ministère suédois des Affaires étrangères à Stockholm, des manifestants se sont également rassemblés, brandissant des photographies de dissidents exécutés et exhortant le gouvernement suédois à adopter une politique ferme face à la violence cautionnée par l’État iranien. À Berlin, où des partisans marquaient le 164e jour de leur sit-in permanent devant l’ambassade, des manifestants ont tenu un rassemblement d’urgence pour condamner l’exécution de Sadeghi et réitérer leurs appels à mettre fin à la politique d’apaisement des pays occidentaux.
À Oslo, des manifestants condamnent l’exécution et réclament la fermeture de l’ambassade du régime iranien – Vidéo 1
15 août 2026
Les informations reçues au cours de la période actuelle font état de plusieurs rassemblements et expositions d’envergure organisés plus tôt en août. À Paris, une exposition sur la place Joachim-du-Bellay a mis en lumière la hausse spectaculaire des exécutions d’État depuis le début de l’année 2026, dans le contexte plus large de déstabilisation consécutif au conflit entre l’Iran et les États-Unis déclenché le 28 février. À Berne, des sympathisants se sont rassemblés pour honorer la mémoire des victimes du massacre de 1988 et rendre hommage à Hossein Shariati, membre de longue date de l’OMPI, récemment décédé après des décennies d’activités d’opposition. À Munich, une exposition photographique a attiré l’attention sur les milliers de victimes de la répression du soulèvement de janvier 2026, aux côtés de celles de 1988. À Bucarest, des citoyens roumains se sont joints à des expatriés iraniens lors d’une exposition publique appelant un tribunal international à poursuivre de hauts responsables iraniens pour crimes contre l’humanité.
Manifestation à Oslo : condamnation d’une exécution et appel à la fermeture de l’ambassade du régime iranien – Vidéo 3
La vaste mobilisation internationale, qui s’étend des capitales européennes aux villes nord-américaines, démontre que l’opposition démocratique iranienne a réussi à créer un contrepoids mondial coordonné face à l’appareil autoritaire de Téhéran. Alors que le régime clérical est confronté à une pression intérieure insurmontable — alimentée par un effondrement économique sévère, l’épuisement de la population et une multiplication des grèves — ses tentatives d’affirmer son autorité par la peine capitale et ses réseaux de renseignement à l’étranger n’ont fait qu’accentuer son isolement international.
La persistance de sit-in de longue durée et d’actions coordonnées de la diaspora souligne que la lutte menée à l’intérieur de l’Iran est indissociable d’une dynamique diplomatique mondiale rejetant aussi bien la tyrannie théocratique que la restauration monarchique. Malgré les efforts du régime pour étouffer la dissidence interne par la terreur d’État, cette campagne mondiale met en évidence une réalité indéniable : la stratégie de coercition de Téhéran a échoué à briser l’aspiration à une république libre, laïque et démocratique.

