
« Notre résistance est légitime et c’est pourquoi, malgré les obstacles nombreux des agents directs et indirects du régime, nous Iraniens, résisterons jusqu’au renversement de ce régime inhumain », a déclaré la juriste franco-iranienne Mahan Taraj. Elle participait à la grande marche des Iraniens dimanche Paris en solidarité avec la révolution démocratique du peuple iranien. Des milliers ont apporté leur soutien au soulèvement populaire en Iran et à l’alternative démocratique du Conseil National de la résistance iranienne (CNRI) qui combat pour une république laïque, pluraliste et pour l’égalité entre les hommes et les femmes en Iran. D’éminentes personnalités européennes et des élus français, ainsi que Maryam Radjavi, ont pris la parole lors de cette manifestation organisée à l’occasion du 11 février, anniversaire du renversement de la dictature du chah par le peuple iranien en 1979.
Résistance ! Résistance face à l’oppression. Résistance face à la dictature misogyne et barbare des mollahs. Les Moudjahidine du peuple résistent depuis 44 ans, infailliblement. Leur résistance tient sa légitimité du nombre de prisonniers politiques dans leurs rangs, soumis aux pires tortures et barbarie, des exécutions massives dont ils ont fait et continuent de faire l’objet.
Le régime des mollahs a parfaitement compris que sa chute viendra de la résistance iranienne. C’est pourquoi les mollahs et leurs alliés officiels et officieux s’acharnent contre eux en Iran et en dehors de l’Iran, en déployant des forces et des moyens d’ampleur pour diffuser une propagande visant à les diaboliser, les traitant de sectes, de groupuscules sans base populaires, de terroristes et j’en passe.
Oui, si le régime des mollahs s’acharne autant, c’est qu’il a parfaitement compris que leur renversement viendra de là et des unités de résistance que les moudjahidine ont constituées en Iran.
En Iran l’utilisation du simple mot « Moudjahidine » est passible de prison et de torture. Dans ce contexte, que penser de certaines initiatives de personnes organisant des sondages en ligne pour savoir si les Iraniens soutiennent les moudjahidines ou non ? Est-ce que les résultats de sondages de popularité organisés dans une dictature ont une quelconque force probante ? Non.
Initiative aussi ridicule que si l’on avait cherché, pendant la seconde guerre mondiale dans la France occupée, à interroger les Français sur la popularité du général de Gaulle ou du Conseil français de la Résistance.
Dans ce contexte toujours, que penser de l’initiative de certains visant à désigner un soi-disant représentant en la personne du fils de l’ancien dictateur, le Shah, derrière lequel les opposants du régime des mollahs devraient s’aligner ?
Cela rappelle étrangement l’époque où Khomeiny appelait à l’union de tous les Iraniens derrière lui, sans tolérer aucun désalignement ou contradiction. Ce type d’initiative sert, consciemment ou inconsciemment, la survie du régime des mollahs.
Comme l’a précisé maintes fois Maryam Radjavi, l’objectif de notre résistance n’est pas d’obtenir le pouvoir. Non. L’objectif est le renversement du régime pour l’instauration d’une République démocratique au sein de laquelle des élections libres seront organisées pour désigner le ou la futur président ou présidente de l’Iran. Des élections libres et démocratiques, chose que le Shah et les mollahs ont toujours refusé à notre peuple.
Notre résistance est légitime. Tous les propos décrédibilisant les Moudjahidine en tant que secte ou organisation terroriste ont été écartés par les instances judiciaires françaises, britanniques, européennes et américaines, car jugés faux et sans fondement. Citons par exemple l’ordonnance de non-lieu du 11 mai 2011 en France rendue par le juge Trévidic.
Notre résistance est légitime et c’est pourquoi, malgré les obstacles nombreux des agents directs et indirects du régime, nous Iraniens, résisterons jusqu’au renversement de ce régime inhumain, comme le disent les Iraniens : » A bas l’oppresseur, qu’il soit chah ou mollah ».

