
Une tempête de troubles balaie l’Iran, révélant un régime dont les fondements, fondés sur la répression et l’abandon, s’effondrent sous le poids de la défiance populaire. Des sombres couloirs du couloir de la mort aux champs pétroliers vitaux du pays, un message clair et unifié se dégage : le peuple iranien est poussé au bord de la rupture.
Troisième jour de grève des condamnés à mort à Ghezel Hesar
Au cœur de cet affrontement se trouve l’utilisation croissante par le régime de son arme de peur ultime : la potence. Alors que les exécutions se produisent au rythme effroyable d’une toutes les trois heures, les prisons mêmes, conçues pour museler la dissidence, sont devenues des épicentres de la résistance. Lundi 13 octobre, plus de 1 500 condamnés à mort de la prison de Ghezel Hesar ont entamé une grève de la faim coordonnée. Dans une déclaration forte, ils ont déclaré : « Chaque jour et chaque semaine, nous voyons nos codétenus être envoyés à la potence, et nous passons nos nuits dans le cauchemar de la mort… Cette situation n’est plus tolérable.»
Message from death-row prisoners on strike in Ghezel Hesar prison's Unit 2 to the United Nations:
"The Islamic Republic is preparing for a massacre here. Help us."#IranProtests pic.twitter.com/gQ49TTrbm0— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 15 octobre 2025
La grève s’est poursuivie les 14 et 15 octobre. Selon des rapports internes à Ghezel Hesar, certains prisonniers se trouvent dans un état critique. Cet acte de défiance a été amplifié par une vidéo introduite clandestinement depuis la prison le 14 octobre. Un prisonnier, s’adressant directement à la communauté internationale, a imploré : « Je m’adresse aux Nations Unies. Chers citoyens, un massacre est en train de se produire ici, perpétré par la République islamique. Venez à notre aide… Je vous demande de partager cette vidéo afin qu’elle parvienne à M. Guterres.» La manifestation s’est depuis étendue, des détenus d’une autre unité de la prison ayant rejoint la grève dans le cadre de la campagne « Non aux mardis des exécutions », témoignant d’une action coordonnée pour défier la machine de mort de l’État.
Troubles dans le Sud-Ouest pétrolier
Alors que le régime use de violence, son incompétence flagrante alimente les protestations dans tous les secteurs économiques. Au Khouzistan, le cri en larmes d’une infirmière lors d’une réunion avec le ministre de la Santé a exprimé le désespoir de millions de personnes : « Je ne suis pas correctement nourrie. Comment peut-on vivre avec 13 à 14 millions de tomans ? » Sa question met en lumière une réalité qui a poussé des milliers de ses collègues à émigrer, déclenchant une fuite des cerveaux catastrophique dans le secteur de la santé.
October 15—Ahvaz, southwest Iran
Applicants of the National Housing Project (Phases 1–3, Ostadan) gathered in front of the Khuzestan governor’s office, protesting delays in housing delivery and officials’ indifference to their demands.#IranProtests pic.twitter.com/Uha5badpzP— People's Mojahedin Organization of Iran (PMOI/MEK) (@Mojahedineng) 15 octobre 2025
Cet effondrement économique est systémique. Le mercredi 15 octobre, des fonctionnaires de la région pétrolière critique de Bahregan ont organisé des manifestations pour protester contre l’inaction du ministère du Pétrole face à leurs salaires et à leurs conditions de vie. Le même jour, les agents d’entretien de Chabahar se sont mis en grève pour protester contre cinq mois d’assurances impayées et deux mois d’arriérés de salaire. À Téhéran, les enseignants du Mouvement pour l’alphabétisation ont organisé leur deuxième journée consécutive de manifestations, exigeant du ministre de l’Éducation qu’il tienne ses promesses en matière d’emploi faites il y a plus d’un an. Des services essentiels au cœur de l’économie du régime, le système trahit son peuple.
Cette vague de protestations trouve ses racines dans des décennies de corruption systémique et de promesses non tenues. À Ahvaz, 700 foyers du district d’Al-Ghadir se sont rassemblés pour la dixième fois pour protester contre vingt années d’inaction gouvernementale. Ils manquent toujours des biens de première nécessité comme des routes goudronnées, des systèmes d’égouts, des écoles et des services publics fiables. À Ahvaz également, les demandeurs du Plan national de logement du régime ont de nouveau manifesté, leurs rêves d’accession à la propriété étant enlisés dans un bourbier bureaucratique fait de retards interminables et d’indifférence officielle.
Des prisonniers condamnés à mort qui pleurent pour leur vie aux infirmières qui n’ont plus les moyens de vivre, en passant par les enseignants privés de leur emploi et les citoyens privés de leur dignité fondamentale, chaque segment de la société iranienne parle d’une seule voix. Le régime est pris au piège d’un paradoxe fatal : son principal outil de contrôle – l’exécution – alimente la défiance, tandis que son incompétence économique déclenche des protestations qu’il ne peut se permettre d’étouffer. Les cris « Non à l’exécution » lancés depuis l’intérieur des prisons et les revendications d’un salaire décent dans la rue ne sont pas des questions distinctes. Elles représentent le verdict unifié et inéluctable du peuple iranien sur un régime qui a prouvé qu’il ne pouvait offrir ni vie ni moyens de subsistance.

