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Iran : « Nous sommes tous des Achrafiens » – Jean-Pierre Muller

CNRI – Le 30 septembre, alors que se déroulait une conférence au Conseil de l’Europe à Strasbourg en présence de Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, venue plaider pour une action de l’Europe en faveur de la libération des sept otages d’Achraf, une manifestation se tenait devant le siège du Conseil. Plusieurs personnalités ont pris la parole, dont Jean-Pierre Muller, conseiller général du Val d’Oise et maire de Magny-en-Vexin. En Voici les moments forts :

« Chers Amis, c’est avec beaucoup d’émotion que je me trouve devant vous. Les portraits qui se trouvent derrière moi et qui ont été assassinés au début du mois de septembre changent notre façon de voir les choses et l’émotion est là. Nous venons de terminer cette conférence au Conseil de l’Europe. Tous les parlementaires qui sont intervenus, l’ont fait avec force avec émotion.

 

Pardonnez-moi cette confidence, il y a un discours parmi les autres qui m’a vraiment marqué, c’est celui de Patrick Kennedy, le neveu de John Fitzgerald Kennedy, qui a rappelé quel avait été l’engagement de son oncle pour les droits de l’homme. Il l’a rappelé au moment où la tension était très forte dans le monde en disant « je suis un Berlinois » en face du mur de Berlin. Il a dit « Nous sommes tous des Achrafiens ».

Je pense que nous devons faire nôtres ces mots : si naturellement il y a sept otages qui souffrent, nous demandons à ce qu’ils soient libérés sans délai.

Je crois que s’ils ont tués (les assaillants d’Achraf – ndlr), jamais ils ne tueront l’espoir de voir un Iran libre et démocratique. C’est pour cela que vous êtes sur ce trottoir en face du Conseil de l’Europe aujourd’hui. C’est pour cela que nombre de parlementaires des pays Occidentaux et des pays européens et des USA également se sont exprimés ce matin et feront passer les messages pour que personnes ne soit dupe d’une offensive diplomatique qui ne pourra faire fi des massacres et des difficultés de vie en Iran.

Nous nous donnerons rendez-vous dans un Téhéran libre et démocratique. Je veux croire que ce sera bientôt. »