Par APARISIM GHOSH
Time (Extrait) La réponse systématique du gouvernement à chaque nouveau crime est de nier que la police soit impliquée et de pointer à la place le doigt sur des « bandes criminelles » portant des uniformes, des armes et véhicules volés. Il arrive parfois que les accusations se retournent contre des milices, dont le nom cependant nest jamais mentionné.
Après tout, les groupes politiques qui contrôlent les milices sont des composantes clés de la coalition chiite qui détient le plus de siège au parlement et cela comprend le parti de Al-Maliki.
La seule milice à ressentir la « poigne de fer » du Premier ministre a été les Moudjahidine du peuple, démunis, une petite bande de rebelles iraniens non armés dédiés à renverser le régime de Téhéran ; ils ont été confinés dans une unique base hors de Bagdad et sont contrôlés par les USA.
Personne na accusé les Moudjahidine du peuple de la moindre atrocité sur le sol irakien, et la décision dAl-Maleki dexpulser le groupe semble avoir été prise uniquement pour la forme. Les politiciens sunnites ont vu dans cette expulsion une preuve comme quoi Al-Maleki se pliait aux demandes de Téhéran.

